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Politique • Affaires municipal
Moulin Gosselin : le GIRAM demande une intervention
Publié le 17 août 2015 13h42

Même après que la Ville de Lévis ait refusé d'intervenir dans le dossier l'hiver dernier, certains groupes de citoyens comme le GIRAM (Groupe d'initiatives et des recherches appliquées au milieu) continuent de militer pour que le Moulin Gosselin du secteur Saint-Étienne soit sauvé de la décrépitude.

Par Raphaël Lavoie
raphaellavoie@journaldelevis.com

Dernier du genre sur le territoire lévisien, l'ancien moulin à scie soulève toujours les passions. Il y a deux semaines, c'était au tour du GIRAM de demander une fois de plus à la Ville de Lévis de venir en aide aux installations d'une autre époque, à l'abandon depuis un peu plus de 17 ans et dont le temps serait compté.

En ce sens, Pierre Blouin, conseiller technique du groupe, estime que le Moulin Gosselin, aussi connu sous le nom de Moulin des arts, détient une valeur patrimoniale importante que Lévis devrait reconnaître pour en assurer sa survie. 

Une fois restauré, le bâtiment pourrait alors devenir un attrait touristique majeur dans la région, croit-il. «C'est un moulin qui vaut la peine d'être sauvé.»

À court terme, le GIRAM demande notamment que la Ville cite le bâtiment et son contenu comme bien patrimonial. L'organisme juge également primordial qu'une somme de 10 000 $ à 15 000 $ soit investie afin de permettre l'installation d'une toiture temporaire qui préviendrait la dégradation du bâtiment, tel que suggéré l'hiver dernier par le comité de mise en valeur du moulin Gosselin.

Encore un «non» du côté de la Ville

Questionné à savoir si Lévis avait revu sa position depuis l'hiver, l'attaché de presse du maire Gilles Lehouillier, Florent Tanlet, a indiqué que rien n'avait changé et que la Ville refusait toujours de s'impliquer dans la sauvegarde du moulin. «Le dossier est clos», a-t-il fait savoir.

L'administration Lehouillier s'appuie sur la décision de la Commission consultative de la culture (CCC) qui a, en 2013, retiré le Moulin Gosselin de la liste des bâtiments patrimoniaux à sauvegarder.

Selon Nathalie Ouellet, chef du Service des arts et de la culture de la Ville, la décision n'avait toutefois pas été prise de gaieté de cœur par la commission. En entrevue avec Le Journal de Lévis, celle-ci a expliqué qu'à travers les années, Lévis avait tenté à trois reprises de conclure un marché avec le propriétaire, Les Entreprises Lévisiennes, pour qu'il déménage ses installations ailleurs et libère le moulin, mais sans succès.

À court de solution et déjà propriétaire d'autres bâtiments patrimoniaux dans le besoin, la Ville de Lévis, par sa Commission consultative de la culture, avait alors choisi d'enlever le Moulin Gosselin de ses immeubles à protéger.

«C'est sûr que c'est un bâtiment qui a une signification dans notre histoire, mais devant la situation et les ressources limitées de la Ville, un moment donné, il a fallu faire des choix et la décision a été prise qu'on ne se porterait pas acquéreur. Donc, toutes les autres solutions qui permettraient un jour que la population puisse se réapproprier le moulin, elles doivent venir des citoyens et d'une entente avec le propriétaire», a-t-elle soutenu, rappelant que le fait que le Moulin Gosselin se situe dans une zone industrielle avait rendu le contexte encore plus difficile.

Construit en 1835, le Moulin Gosselin a été en exploitation pendant un peu plus de 165 ans avant d'être converti en centre d'arts visuels par le peintre Albert Rousseau en 1971. À son décès en 1982, son fils a pris la relève pendant 15 ans puis a vendu l'immeuble au voisin Les Entreprises Lévisiennes.

CRÉDIT PHOTO : Éric Martineau - Wikipédia

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