CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

Un débat ayant pour sujet les entreprises qui ont comme modèle d’affaires l’économie sociale était organisé par la Table régionale d’économie sociale de Chaudière-Appalaches (TRÉSCA) à la Ressourcerie de Lévis, le 26 septembre dernier. Les candidats des quatre grands partis dans Lévis étaient présents, c’est-à-dire, Adulkadir Abkey du Parti libéral du Québec (PLQ), François Paradis de la Coalition avenir Québec (CAQ), Pierre-Gilles Morel du Parti québécois (PQ) et Georges Goma de Québec solidaire (QS). Les candidats ont été invités à débattre devant plusieurs acteurs du milieu de l’économie sociale sur la place de ces entreprises dans l’économie du Québec.

Les entreprises d’économie sociale sont près de 7 000 sur le territoire québécois. La ville de Lévis est un fleuron important pour ce genre d’entreprises, elle compte près de 500 entreprises d’économie sociale sur son territoire. Ces entreprises mettent de l’avant l’individu dans leurs entreprises, autant dans le service offert qu’au niveau des employés qu’elles engagent. Elles partagent des valeurs bien à elles et ces entreprises sont essentielles au développement et à la vitalité d’une communauté.

Questionnés à propos du plan d’action d’une durée de cinq ans mis en place en 2015 par les libéraux, les candidats se sont exprimés à ce propos.

Les partis s’entendent pour dire que la population est vieillissante et que les entreprises d’économie sociale doivent rayonner dans le secteur des services aux personnes âgées. M. Morel tient à ajouter un aspect qu’il considère important. «Ces entreprises récupèrent souvent les déchets et leurs services réduisent les émissions de gaz à effet de serre. Il serait intéressant de voir l’impact qu’ils ont sur l’environnement dans un bilan», soutient le candidat péquiste. Dans le même élan, François Paradis souligne le manque d’éducation autour de ce modèle d’affaires. «Les gens ne savent pas ce qu’est l’économie sociale, il faut informer les gens là-dessus», déplore le politicien. Du côté libéral, M. Abkey croit que les entreprises d’économie sociale font partie des solutions pour pallier le manque de main-d’œuvre bien présent dans la région. Pour QS, ce genre d’économie se trouve au cœur de leur message. «À Québec solidaire, nous avons les outils nécessaires pour venir en aide aux entreprises d’économie sociale et ce n’est pas de la démagogie, c’est quelque chose d’inscrit dans notre programme électoral», souligne Georges Goma.

À l’aube d’un nouveau plan d’action

Un changement de gouvernement arrive à un moment charnière pour ce genre d’entreprises qui est à l’aube d’un nouveau plan d’action. Céline Bernier, directrice générale de la TRÉSCA, a lancé la question à savoir ce que les différents partis ont à offrir à ces entreprises qui sont dans le besoin.

Les partis se sont entendus sur la question du financement par missions plutôt que par projets. En effet, une fois un projet complété, ces organismes doivent rapidement mettre en branle les mesures pour aller chercher du financement pour s’attaquer à leur prochain projet. Les candidats affirment tous que la recherche de financement n’est qu’une distraction face à la mission que ces entreprises ont à remplir.

De plus, M. Abkey voit les entreprises d’économie sociale comme une pierre angulaire du dossier de l’immigration. «Les entreprises d’économie sociale auront le rôle d’intégrer les immigrants sur le marché du travail et dans la société québécoise», affirme-t-il. Le PQ a maintenu son discours vert en ajoutant que les impacts positifs de ces entreprises sont bénéfiques à la planète. Pour le candidat solidaire qui a étudié la sociologie, les entreprises qui aident les jeunes à intégrer le marché du travail sont essentielles, elles ont un impact direct sur l’économie plus «capitaliste», selon M. Goma. Chez le caquiste, il croit qu’on doit être fier de ces entreprises et prendre les mesures nécessaires pour qu’elles s’élèvent. «Ce qu’on va devoir faire, c’est de s’assoir ensemble et déceler vos besoins et que vous puissiez prendre de l’expansion. On doit éduquer les gens pour qu’ils connaissent ce modèle d’affaires. Si vous n’êtes pas là, comme économie, on manque notre coup», conclut M. Paradis.

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