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Tendresse abjective propose une histoire de l'art renouvelée
Publié le 13 juillet 2017 12h15

Dernière exposition de trois collectifs présentés à Regart, le centre d'artistes en art actuel de Lévis, Tendresse abjective met en valeur le travail de quatre artistes de Montréal réunis par la joie transmise dans les œuvres qu'ils ont choisi d'offrir au public.

Sélectionnés par un jury, Hugo Bergeron, Anna Hawkins, Collin Johanson et Élise Provencher voient leurs œuvres partager le même espace depuis le 7 juillet et jusqu'au 27 août. Déjà, à l'installation, la chimie semblait installée entre eux. Rencontrés alors qu'ils s'appropriaient les lieux, ces quatre artistes ont présenté des façons de faire bien différentes, qui finalement, forment un ensemble harmonieux.

«Chaque œuvre se parle naturellement et c'est pourquoi on a nommé l'exposition Tendresse abjective. Parce que ça représente des contraires qui se rencontrent dans la tendresse et ça se passe très bien. C'est super de voir interagir des artistes qui ne se connaissent pas. Il y a une certaine fluidité entre eux, mais aussi entre leurs pratiques. La sélection a été juste», a souligné Amélie Laurence Fortin, directrice chez Regart.

 Une mosaïque éclatée

Hugo Bergeron présentera la troisième version d'un projet qu'il a commencé en 2012. Occupant un mur complet au fond de la salle, sa grille est construite par une multitude de tableaux, qu'il a cumulé au fil du temps.

«C'est une métaphore, a expliqué le peintre. Les vides représentent la structure, comme l'architecture d'un immeuble, dont les ouvertures sont les tableaux. J'en ai laissé une vingtaine à l'atelier, parce que l'espace n'était pas suffisant. Chaque lieu amène son interprétation du projet, parce que chaque lieu amène son jeu d‘espace, comme ici, où je me retrouve un peu dans un cul-de-sac.»

 Une sculpture transformée

De son côté, Anna Hawkins a découpé, fragmenté, reconstitué et rassemblé les vidéos trouvées sur YouTube d'une sculpture grecque, sise au musée du Vatican, pour en faire un tableau animé par le mouvement des différentes caméras qui l'ont immortalisé au gré du temps.

«J'ai fait une collection des vidéos captées par les touristes. J'ai ensuite créé un collage en isolant les morceaux, comme un bras, une tête, un tronc, de chaque vidéo et je refais la sculpture avec tous les fragments, a décrit l'artiste. Cette pièce a d'ailleurs été refaite quelques fois, notamment en 1960. J'aime voir comment elle a évolué au fil des générations, et comment les gens l'ont aperçue.»

 Déformer la beauté traditionnelle

Présentant des œuvres venant de deux techniques, Élise Provencher utilise des images existantes comme point de départ. «La scène de l'une de mes sculptures vient d'une affiche des années 1970. Son approche loufoque, féministe et du patriarcat m'a beaucoup inspiré, donc je l'ai réapproprié», a révélé celle qui présente également des assemblages grand format, conçus à partir d'images de sculptures romaines anciennes et de mode italienne des années 1980.

«Je mélange les registres classiques et traditionnels, mais je vais m'amuser à déformer et à défigurer, pour amener la sculpture ailleurs. Quand je sens qu'il y a une présence en elle, qu'elle vibre, je m'arrête. C'est qu'elle est terminée», a-t-elle renchéri.

 «Vivre dans un autre univers»

Aménager ses œuvres aux côtés de nouveaux collaborateurs est un plaisir selon Élise Provencher. «J'adore les expos collectives, a-t-elle affirmé. Je suis intéressée par l'idée de mise en scène et quand j'ai déposé mon portfolio, j'espérais voir mes personnages vivre dans un autre univers, les voir s'activer dans un nouvel environnement.»

Originaire de Vancouver, Collin Johanson partage son avis. «Il n'y a pas vraiment de lien entre nos œuvres, et pourtant, elles deviennent complémentaires dans cette exposition», a fait valoir celui qui réside à Montréal depuis sept ans. Les images qu'il crée prennent vie lors des premières lignes qu'il trace. «Elles sont à la base de mon inspiration. Je travaille en réaction à ce qui prend forme sur mes tableaux, donc dans le processus, ils prennent vie d'eux-mêmes», a-t-il indiqué.

L'exposition est ouverte au public du mercredi au dimanche, de 12h à 17h.

Sur la photo : Collin Johanson, Élise Provencher, Hugo Bergeron et Anna Hawkins présenteront leurs œuvres au centre Regart jusqu'au 27 août.

 

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