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Le chevalier de Lévis atteint un statut d'envergure mondial
Publié le 24 octobre 2012 12h10

Réalisée à partir d'une technologie 3D à la fine pointe, la reproduction de la statue du chevalier de Lévis constitue une première mondiale. Et c'est le Lévisien, Charles-Olivier Roy qui a eu l'idée.

Par Francis Martel
f.martel@journaldelevis.com

«Mon projet, c'était d'aller chercher le passé pour recréer les liens qu'on a avec la famille et tout ça. Mais aussi pour qu'on marque où on était rendu en 2011 avec notre technologie dans notre ville ici à Lévis», explique celui qui a choisi de se servir du scanneur 3D mis au point par Creaform, une entreprise locale de classe mondiale, pour reproduire sa statue.

L'artiste raconte qu'il aurait pu choisir la voie traditionnelle, mais l'option numérique avait l'avantage d'utiliser une technologie d'ici avec la possibilité de donner une valeur ajoutée au projet. Mais à cet argument s'est opposé celui qui vient avec les difficultés qui collent habituellement au concept de nouveauté.

«Je ne pouvais pas savoir combien ça coûtait d'avance. Je ne pouvais pas savoir si c'était faisable. Je ne pouvais même pas aller sur YouTube pour avoir une idée parce qu'il n'y a jamais personne qui a fait ça au monde», relate-t-il à propos du plus grand défi qu'il a eu à réaliser dans sa carrière jusqu'ici.
Par ailleurs, M. Roy confie, non sans un plaisir évident, qu'il a battu au jeu des grandeurs la représentation du très célèbre Smithsonian. Ces derniers ont réclamé, au moment où l'artiste lévisien terminait le sien, avoir fait la plus grosse reproduction d'une statue imprimée en trois dimensions au monde avec une hauteur de 6 pieds.

Sauf que celle de M. Roy fait 7,9 pieds.

«Je les ai battus tout seul, comme un ti-cul à Lévis, s'exclame-t-il fièrement. Et je ne savais pas que je me battais contre un projet comme ça d'une si grande institution. Disons qu'ils n'avaient pas le même budget que moi».

Conférence

Le propriétaire d'Artisans du passage expliquera d'ailleurs en détail les étapes derrière sont travail de reproduction lors d'une conférence organisée par la Société d'histoire régionale de Lévis (SHRL) qui se déroule le mercredi 24 octobre à l'Église Notre-Dame-de-Lévis, à 19h30.

Il s'attardera notamment sur la technique utilisée lorsqu'il a coupé la représentation 3D de l'œuvre de Louis-Philippe Hébert en 109 morceaux avant de les envoyer à la fonderie.

Legs historique

Le petit fils de l'historien Pierre-Georges Roy regrette que l'installation de la représentation de François Gaston de Lévis sur la terrasse de Lévis soit reportée au printemps 2013. Surtout, il déplore que les Célébrations Lévis 2011 n'aient pas été une riche en héritages historiques.

«À part la statue, il n'y a pas eu de legs symbolique. On a fait des spectacles et des fêtes. On a célébré, mais on n'a pas assez marqué notre passé, de couler ça dans notre présent pour les générations futures», se désole-t-il.

En ce sens, il entend dévoiler, à l'occasion de sa conférence, une collection de statues miniatures en l'honneur du chevalier qui porte le nom de sa ville. Une façon, pour lui, de rendre aux citoyens ce qui leur revient. 

Sur la photo : Pierre-Georges Roy a réalisé la reproduction du chevalier de Lévis à l'aide d'une technologie 3D mis au point par Creaform.

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