Diane Blanchette a présenté le bilan 2018 de DCL. CRÉDIT : AUDE MALARET

L’année 2018 s’est déroulée sous le signe des 40 ans de Diffusion culturelle de Lévis (DCL), l’organisme qui anime et gère L’Anglicane et le Centre d’exposition Louise-Carrier. Après les records de 2017, le diffuseur lévisien reste dans la moyenne de ses résultats des dernières années, alors que son rayonnement régional s’intensifie.

«Le 40e de Diffusion culturelle de Lévis, c’est ce qui a teinté, qui a marqué, qui a distingué l’année 2018. Ça a motivé beaucoup d’actions et d’activités qui ont occupé notre temps, nos énergies et qui ont eu des effets en termes de rayonnement», présente Diane Blanchette, directrice générale et artistique de DCL qui note «une excellente année sur le plan des retombées publiques grâce au 40e.

Diffusion culturelle de Lévis a profité de son 40e anniversaire en 2018 pour ajouter deux nouveautés à sa programmation. D’abord, six représentations d’un spectacle jeune public ont été organisées pour les enfants inscrits aux camps de jour de la Ville de Lévis.

«C’était la première fois qu’on présentait un spectacle pour enfant en saison estivale. Normalement, c’est pendant l’année scolaire puisqu’on s’adresse beaucoup au public des écoles», précise-t-elle.

Une nouvelle formule découverte

 Une nouvelle série, les Apéros éclatés, a également fait son apparition dans le programme de L’Anglicane. Dans les cartons depuis plusieurs années, ce projet d’introduire une formule en 5 à 7 de spectacles courts, d’une heure sans entracte et présentés à prix mini, a été rendu possible par la marge de manœuvre budgétaire dégagée grâce aux surplus laissés par les succès.

«Cette série nous permet de sortir encore un peu plus de nos sentiers battus dans la programmation et d’éclater notre éventail de sélection de contenus artistiques. Ça permet au public de faire des découvertes à petit prix», souligne la directrice qui a présenté le bilan 2018 lors de l’assemblée générale annuelle, le 30 avril.

Au Centre d’exposition Louise-Carrier, 2018 a été marquée par une exposition qui a retracé quatre décennies en arts visuels. «C’était une rétrospective d’une cinquantaine d’œuvres des 40 dernières années, de l’évolution, de l’accompagnement de certains artistes qui, de débutants sont devenus des artistes reconnus avec une bonne cote sur le marché de l’art. Ça a été un très beau moment du 40e.»

Un taux de fréquentation élevé

 Du côté des chiffres, les variables se maintiennent dans la moyenne enregistrée ces dernières années. Après les records de 2017, difficile d’égaler le nombre de spectateurs ou le montant des revenus de guichet. Mais le taux de fréquentation payante s’affiche toujours au-dessus des moyennes régionales.

L’an passé, les surplus accumulés ont permis de renouveler les équipements d’éclairage de L’Anglicane. En 2020, ce sera au tour du site Internet de se refaire une beauté, après le renouvellement complet de l’image visuelle de DCL en 2018. 

De nouveaux publics sensibilisés

Pour développer le goût de la culture chez différents publics que ce soient les jeunes, le milieu d’affaires, les gens touchés par l’action sociale, DCL a organisé plus de 200 activités de sensibilisation.

En arts visuels, l’initiation à l’art s’articule autour de visites commentées qui permettent aux visiteurs d’apprécier davantage les œuvres exposées. Dans les arts de la scène, des rencontres, ou encore des tables rondes sont organisées pour favoriser questionnements et échanges.

«Ces activités visent à sensibiliser les gens aux arts ou à des disciplines moins fréquentées. Ça permet au public de mieux apprécier les spectacles et les expositions qu’il va voir», explique Diane Blanchette.

Et même si L’Anglicane se place comme une salle régionale, «notre défi demeure de développer le goût de l’audace des Lévisiens», rappelle-t-elle. Et d’ajouter, «notre premier bailleur de fonds, c’est la Ville de Lévis et les bâtiments qu’on anime lui appartiennent. On sent un devoir de desservir les Lévisiens et de faire du développement culturel pour la ville et ses citoyens».

«Au-delà du nombre de spectateurs qu’on attire, ce qui importe c’est le rayonnement et l’impression qu’on a régionalement qu’on est un acteur signifiant dans le milieu culturel.» DCL souhaite d’ailleurs se positionner dans les grands projets culturels à venir sur le territoire et prévoit de sortir prochainement de ses murs. 

2018 en chiffres

- 73 spectacles à l’affiche pour un total de 109 représentations
- 10 expositions d’arts visuels
- 30 jours d’activités en location à L’Anglicane, dont 3 spectacles professionnels
- 204 animations de sensibilisation des publics en arts de la scène et en arts visuels 
- 23 045 spectateurs à L’Anglicane (incluant ceux du Cégep de Lévis-Lauzon) et 6 256 visiteurs au Centre d’exposition Louise-Carrier
- 11 154 élèves, enseignants et enfants inscrits aux camps de jour de la Ville de Lévis accueillis en représentations scolaires, visites commentées au centre d’exposition et ateliers artistiques
- Taux d’assistance payante : 74 %
- Revenus de la vente aux enchères : 42 475 $
- Revenus de guichet : 380 989 $ 
- Excédent des revenus sur les dépenses : 7 529 $

Au programme cet été

Un spectacle théâtral adapté du succès Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus (27 juillet), un des derniers passages au Québec du grand bluesman américain Bryan Lee (10 août) et des concerts en formation intimiste des icônes de la chanson québécoise Isabelle Boulay (7 septembre) et Paul Piché (13 septembre) ainsi que le sympathique Mario Jean (18 juillet), le brillant duo Karen Young et Marianne Trudel formé autour de l’œuvre folk incontournable de Joni Mitchell (24 août) et l’étoile montante d’origine anglaise Sam Tucker (5 septembre).

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