Marlène Bouillon avait parcouru 709 kilomètres lorsque le Journal l’a rencontrée, le 30 juillet.

La Lévisienne Marlène Bouillon s’est lancée dans un parcours de 1 000 kilomètres à pied, entre Gaspé et Montréal, afin d’amasser des fonds pour l’organisme Tel-jeunes. Alors qu’elle a amorcé sa marche le 1er juillet, Mme Bouillon devrait arriver à son point final le 11 août.

Ayant elle-même été en contact avec les problèmes de santé mentale chez les jeunes, Marlène Bouillon ne voyait pas un meilleur organisme à aider que Tel-jeunes.

«Tel-jeunes a une ligne pour les jeunes, en plus d’un service de textos et une ligne pour les parents. Quand on met au monde un enfant, il n’y a pas de manuel d’instructions. Si l’enfant développe un problème de santé mentale, on se retrouve encore plus démuni. J’ai choisi Tel-jeunes parce que les deux reçoivent de l’aide. Selon les chiffres qu’on m’a donnés, ce sont 36 000 jeunes qui font appel à Tel-jeunes par année et au moins 12 000 parents», a expliqué Marlène Bouillon qui exerce le métier de nutritionniste.

Mme Bouillon s’est fixé un objectif de 10 000 $ à amasser pour l’organisme. L’objectif a été atteint le 30 juillet. Cependant, Marlène Bouillon espère que les gens continueront à donner afin de dépasser cette somme. C’est un accomplissement de taille pour Marlène Bouillon, qui a longtemps cherché un défi qui inciterait les gens à donner pour la cause. 

«Je participais déjà à des défis d’ultra-endurance. Donc, j’ai de bonnes jambes et je suis habituée à marcher longtemps. Je me suis dit : ‘‘Pourquoi je ne les mettrais pas au service d’une cause?’’. C’est là que m’est venue l’idée. Je savais que ça devait être un défi d’endurance. Je me disais : ‘‘Les gens ne vont pas réagir si c’est trop petit’’. D’ailleurs quand je pensais à faire un 24 heures pour la cause, les gens me disaient : “T’es tellement habituée que tu pourrais faire plus qu’un 24 heures”. Si ceux qui me connaissent prennaient pour acquis qu’un 24 heures ce n’est rien, je n’amasserai jamais de fonds. Donc, il fallait que ça soit gros. Je me suis dit : ‘‘Je vais faire un Compostelle de la santé mentale’’», a raconté la femme, qui a célébré ses 53 ans en pleine marche à la mi-juillet.

Des rencontres spéciales

Au fil de son parcours, Marlène Bouillon a eu l’occasion de rencontrer plusieurs personnes qui se sont intéressées à son défi. Alors qu’elle s’arrête souvent dans des campings pour y passer la nuit, plusieurs l’ont abordé avec une foule de questions sur ce qu’elle faisait, puisque son mari la suit avec une roulotte identifiée à Tel-jeunes et le visuel du défi, qui porte le nom de Je crois en toi.

«J’ai rencontré plusieurs cyclistes et campeurs. Des gens sont venus donner spontanément des sous pour la cause. J’ai rencontré un cycliste près de L’Anse-aux-Griffons qui se plaignait des côtes et de la chaleur. Nous avons parlé un peu et il m’a demandé ce que je faisais. Après lui avoir expliqué le projet, il a arrêté de se plaindre et a fait un don», s’est remémorée Marlène Bouillon.

Elle raconte aussi une autre rencontre inspirante qu’elle a faite le 8 juillet. Elle a croisé le chemin de Pierrette St-Pierre, une femme qui est partie de Niagara Falls, en Ontario, et qui a marché jusqu’à chez elle à Chandler.

Elle devait arriver chez elle le 1er août. «Cette femme voulait prouver que la marche, c’est la santé. Nous nous sommes croisées à Rivière-à-Claude en direction opposée. Elle avait entendu parler de moi et nous avonsdiscuté un peu. Depuis, on s’écrit tous les jours. Elle et son conjoint viendront même me rejoindre pour mon arrivée à Montréal. Ça a créé une amitié, si on veut», a ajouté Marlène Bouillon.

D’ici la fin de son parcours, Marlène Bouillon invite les gens à l’accompagner sur une courte distance ou encore à venir compléter le parcours avec elle à Montréal. Elle diffuse aussi des capsules vidéo chaque jour sur la page Facebook Je crois en toi.

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