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Consommation • Environnement
Des travaux décriés
Publié le 12 juillet 2012 09h30

Le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) critique dans un communiqué émis le 26 juin dernier des travaux dans le quartier Saint-Nicolas dans le développement domiciliaire Le Boisé du Saint-Laurent. Il déplore notamment dans le communiqué la «destruction du paysage».

Par Érick Deschênes
e.deschenes@journaldelevis.com

«Paraît-il que les règlements municipaux ont été respectés, mais nous trouvons la situation bizarre. Il y a eu des éboulis dangereux au bas de la falaise sur le terrain de la Congrégation des Frères des Écoles chrétiennes où il y a un camp de jour. On détruit encore le paysage pour la sempiternelle vue sur le Fleuve Saint-Laurent», a déploré en entrevue la semaine dernière Estelle Portelance, présidente du GIRAM.

Selon la présidente du GIRAM, l'entreprise responsable du projet Le Boisé du Saint-Laurent, Construction Maurice Bilodeau, a décidé de «détruire la crête de la falaise» afin de permettre aux résidents du secteur d'avoir une vue sur le Fleuve Saint-Laurent.

Rappelons toutefois que le projet ne reçoit pas ces premières critiques depuis les débuts des travaux pour la mise en place du développement domiciliaire à la fin de 2008. En 2009, deux architectes, Jean-Marie Lavoie et Amélie Chiasson, avaient critiqué le déboisement effectué puisqu'il faisait échouer leur projet de quartier écologique. En 2010, Estelle Portelance et le GIRAM avaient aussi dénoncé le déboisement effectué dans le cadre de ce développement domiciliaire à Saint-Nicolas.

D'ailleurs, se rappelant ces événements, le GIRAM critique dans son communiqué qu'une atteinte à l'environnement soit survenue, selon le groupe, de nouveau dans ce secteur.

«Peu importe que les citoyens se soient mobilisés en 2010 pour dénoncer un tel saccage, ça continue. Étonnamment, tous les règlements seraient respectés. Pourtant, un développement vraiment respectueux de la nature et de l'environnement devrait trouver son appellation réelle dans le mot Boisé et passerait certainement par autre chose que par du déboisement tous azimuts et le rasage d'une crête.»

De plus, Estelle Portelance craint que les futurs projets dans le quartier Saint-Nicolas fassent les mêmes choses que le GIRAM reproche à ce qui a été fait pour Le Boisé du Saint-Laurent.

«Il faut voir plus loin. Un moment donné, ils vont finir par déboiser le secteur Roc-Pointe. Comment ça va se faire ' », s'est interrogée Mme Portelance.

Rien d'illégal selon la Ville

De son côté, la Ville de Lévis a confirmé la semaine dernière au Journal de Lévis que les travaux effectués au Boisé du Saint-Laurent respectaient les règlements municipaux.

«Après vérification, il n'y a pas eu d'éboulements et les entrepreneurs ont obtenu tous les permis nécessaires. Un ingénieur géologue doit être présent pour vérifier les travaux et il produira son rapport à la fin de ceux-ci», a affirmé la semaine dernière le directeur des communications de la Ville de Lévis, Christian Brière.

Quant à Construction Maurice Bilodeau, le président de Construction Maurice Bilodeau, Marc Vaillancourt, estime que «tout est sous contrôle et que les travaux sont faits dans les règles de l'art.»

Crédit photo : GIRAM


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