Deux psychologues cliniciens, le Dr Michel Larouche et Paule Limoges, des CLSC de Saint-Lazare de Bellechasse et Lévis, mènent ensemble un projet pilote de thérapie de groupe à Lévis, pendant un an, qui sera ensuite poursuivi ou non selon les résultats. L’objectif est de proposer un traitement psychothérapeutique dans un format novateur.

À lire aussi : «Nos problèmes quotidiens se ressemblent»

Dans un contexte où les thérapies de groupe se développent, Michel Larouche et Paule Limoges, tous deux psychologues cliniciens, ont pensé leur projet avec l’objectif d’offrir en groupe le même traitement qu’individuellement.

D’autres groupes existent d’ailleurs au sein du CLSC de Lévis. Des personnes inscrites sur la liste d’attente de l’organisme se sont donc vues proposer ce nouveau mode de prise en charge. Des règles de fonctionnement au format des séances, les psychologues ont construit un cadre ouvert, sans nombre de séances prédéterminé, et avec des évaluations personnalisées.

Si le nombre de participants aux rencontres est fixé à huit, une nouvelle personne peut entrer dans le groupe à chaque fois qu’une autre en sort, et ce, pendant un an. Car la thérapie s’arrête à chaque fois qu’un patient a répondu à ses besoins et le décide.

Ce projet s’adresse à des adultes avec des problématiques d’anxiété, de dépression, relationnelles ou des difficultés d’adaptation. Les problématiques interpersonnelles, les personnes suicidaires et les grands consommateurs ne sont pas pris en charge dans ce cadre.

Un suivi individuel

Si les psychologues ont choisi d’intervenir en groupe, c’est pour ses avantages. Être dans un groupe, ce n’est pas juste prendre en charge plus d’individus à la fois, c’est créer une situation favorable à l’entraide, où les gens partagent leur expérience.

Même en groupe, les deux psychologues ont veillé à ce que la prise en charge reste adaptée aux besoins de chacun et permette un travail individuel. Chaque participant rempli ainsi un questionnaire au début de la séance, puis une évaluation psychométrique est réalisée. Pendant les temps de parole individuels devant le groupe, les psychologues travaillent avec la personne qui parle en la guidant et en la relançant.

«Chaque personne a un temps à elle. On s’occupe de la problématique particulière qu’elle apporte, individuellement et devant le reste du groupe. Ce qui fait la différence, c’est cette idée de traitement individuel à chacune des personnes, dans le groupe», souligne Paule Limoges.

«On intervient en présence des autres. Je vais vous aider à réfléchir, comme en psychothérapie. Je vais vous aider à identifier les perceptions que vous avez de vous-même, le dialogue intérieur que vous avez à propos de vous, les émotions que ça suscite, et comment vous expliquez ça. Je vais vous aider à vous questionner pour donner sens aux images mentales. En les modifiant, ça amène le changement. Dans notre intervention, on amène les gens à ça», complète Michel Larouche.

Puisque cette thérapie de groupe est un projet pilote, un rapport sera remis au bout de l’année de fonctionnement, afin d’évaluer le projet quantitativement et qualitativement.

«C’est fascinant comme les gens ont une capacité d’entraide. Les gens apportent le groupe à l’intérieur d’eux. Ils le disent, ils le nomment. Moi, je n’allais pas bien, mais j’ai pensé au groupe, j’avais hâte d’arriver au groupe. Ça fait partie de notre évaluation. Toute cette partie qualitative de ce que les gens nomment», constate Paule Limoges.

Parce qu’en raison de limites financières, les professionnels ne sont pas capables de traiter tous les gens comme ils le voudraient, ils cherchent des meilleures façons d’y parvenir.

«Quand on parle de thérapie de groupe, ça ne fera jamais pour tout le monde. Il y a des gens pour qui une intervention individuelle sera toujours la meilleure solution. Plus on a un éventail de projets et d’offre de services, plus on rejoint une grande quantité de gens. L’idée, c’est de bien évaluer les gens pour qu’ils reçoivent le bon service. Et non pas, faire un service et rentrer les gens dedans.»

Les plus lus

Un jeune infirmier en stage à Haïti

Sept étudiantes, un étudiant et deux professeures en technique de Soins infirmiers du Cégep de Lévis-Lauzon ont aidé à soigner 582 patients lors d’un voyage humanitaire à Haïti, en 2018. Un voyage qui a changé le regard d’Antonin Giguère, futur infirmier parti pour la seconde fois sur ce territoire des Caraïbes.

50 ans pour le Cégep de Lévis-Lauzon

Fondé le 7 mai 1969, le Cégep de Lévis-Lauzon a diplômé près de 34 000 étudiants. Cette année, l’institution fête ses 50 ans et l’organisation souhaite inviter étudiants, membres du personnel, diplômés et citoyens à venir célébrer le passé, mais aussi l’avenir.

Dans l'oeil de Michel - Chronique du 26 décembre 2018

À quelques jours de la nouvelle année, je vous partage les souhaits que je tiens à adresser à différentes personnalités de la région.

Le savoir-faire étudiant au service des organismes

Des étudiants du Cégep de Lévis-Lauzon ont présenté à cinq organismes de la région les résultats d’un travail d’enquête statistique grandeur nature destiné à alimenter leurs stratégies de développement. Ce projet résulte d’une collaboration entre des enseignants, ces organisations et une entreprise spécialisée dans l’évaluation de projet.

Le zéro déchet gagne Lévis

Programme d’accompagnement mené par la ville, groupes Facebook, épicerie en vrac et commerçants qui proposent à leurs clients d’apporter leurs propres plats, les pratiques évoluent en même temps que la conscience environnementale se développe.

Deux bébés du 1er janvier à Lévis

Le premier bébé de l’année né à l’Hôtel-Dieu de Lévis est originaire de Saint-Apollinaire. Mélissa Rivard et Olivier Chouinard ont accueilli le petit Valentin, le 1er janvier à 3h53. Le même jour à 21h, un deuxième bébé a pointé le bout de son nez. Nathan (sur la photo) fait le bonheur de ses parents, Cindy Lévesque et Samuel Maltais, qui résident à Lévis.

Ouvert ou fermé pendant les Fêtes?

La période des Fêtes entraîne plusieurs modifications aux horaires des magasins ainsi que des services municipaux. Voici un petit résumé de ce que vous devez savoir à ce sujet.

Dans l'oeil de Michel - Chronique du 9 janvier 2019

En ce début de nouvelle année, je poursuis mes souhaits que je tiens à offrir à des personnalités de la région.

Une bière pour le temps des Fêtes

La coutume se veut de marier vins et mets lors du réveillon et du jour de l’An. Pourquoi ne pas faire différent cette année? Benoit-Olivier Brazeau, gérant de la succursale du Monde des bières de Lévis, a sélectionné cinq bières de microbrasserie québécoise à déguster pour l’occasion.

Dans l'oeil de Michel - Chronique du 19 décembre 2018

Quel trio de présidents d’honneur! Roland, Michel et Mathieu Bernier (1re photo) ont accepté la coprésidence d’honneur intergénérationnelle de la prochaine édition du Dîner des Francs Amis qui aura lieu le 24 janvier 2019, au Resto Pub Ryna. Tous les profits seront remis à l’Atelier occupationnel Rive-Sud (AORS).