La maison Rodolphe-Audette est le seul bâtiment de valeur patrimoniale supérieure démoli à Lévis depuis 2010, selon la Ville. CRÉDIT : ARCHIVES

Ces derniers mois, l’audition en appel de plusieurs demandes de démolition visant des maisons à caractère patrimonial devant le conseil municipal a soulevé des questionnements parmi les citoyens du territoire sur la valeur de ces bâtiments. Explications sur la classification utilisée par la Ville de Lévis.

«Les critères sont très rigoureux, la sélection est très rigoureuse. Ça a été fait par des firmes spécialisées», avait déclaré Gilles Lehouillier, le 18 février dernier, lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal qui rendait sa décision en appel concernant la demande de démolition des numéros 51, 57 ainsi que 61-63 de la rue Saint-Gilbert à Lévis.

Le maire avait alors précisé le nombre de bâtisses démolies à Lévis depuis 2010 selon leur valeur patrimoniale. La Ville avait indiqué qu’au total, 94 démolitions ont été autorisées depuis 2010, selon les chiffres rendus publics. Ainsi, 1 bâtiment avec une valeur patrimoniale supérieure, 5 bâtiments à forte valeur patrimoniale, 17 à valeur patrimoniale moyenne, 37 à valeur patrimoniale faible et 34 sans aucune valeur patrimoniale ont été démolis.

À Lévis, le nombre de constructions possédant une valeur patrimoniale exceptionnelle s’élève à 65 environ, 195 d’une valeur supérieure, 900 d’une valeur forte, 1 700 d’une valeur moyenne et 1 445 d’une valeur faible, selon des informations transmises par la Ville. Cet inventaire des bâtiments patrimoniaux recensent ceux construits avant 1946, puisque «la plupart des bâtiments plus récents ne possèdent pas de valeur patrimoniale», explique-t-on à la Ville dans une réponse écrite aux questions posées par le Journal.

Ces évaluations patrimoniales ont été faites lors des inventaires réalisés à Lévis de 2004 à 2008. «Les évaluations patrimoniales ont été établies par des firmes externes à la Ville qui sont spécialisées dans le domaine de l’architecture patrimoniale et de l’évaluation de bâtiments anciens (…) afin d’obtenir des données neutres et objectives.»

Tous les bâtiments qui ont une valeur patrimoniale sont assujettis au Plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) volet patrimonial et au règlement de démolition. Le règlement RV-2011-11-31 détermine deux catégories et précise les définitions des bâtiments d’intérêt patrimonial (valeurs intrinsèques faible et moyenne) et les bâtiments de grande valeur patrimoniale (valeurs intrinsèques forte, supérieure et exceptionnelle). «Le PIIA patrimonial et le règlement de démolition sont principalement appliqués dans les secteurs de grande concentration d’architecture ancienne.»

«Dans l’actuel règlement sur la démolition d’immeubles, une demande de démolition d’un bâtiment de grande valeur patrimoniale (valeurs exceptionnelle, supérieure et forte) exige le dépôt de documents supplémentaires, tel qu’un rapport d’inspection complet ou un rapport d’évaluation réalisé par un évaluateur agréé», rappelle-t-on.

Quant aux bâtiments patrimoniaux qui possèdent un statut juridique qui peut permettre de les protéger davantage, il est déterminé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Lévis possède plusieurs patrimoniaux classés tels que l’église Notre-Dame-de-la-Victoire, l’église de Saint-Romuald ou encore la maison Alphonse-Desjardins.

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