CRÉDIT : GILLES BOUTIN

Après 25 ans d’opération à l’aérodrome de Saint-Jean-Chrysostome, le centre de parachutisme a déménagé à Pintendre. Depuis plusieurs années, ce type d’activité dans le secteur est remis en cause par la Ville de Lévis. Le centre dispose pourtant des autorisations, délivrées par Transports Canada, nécessaires pour opérer.

«L’administration de la Ville de Lévis n’a jamais donné suite à aucune de nos invitations et de nos ouvertures à dialoguer. Les seules réponses qu’on a eues, ce sont des mises en demeure» réagit Max Sénécal, copropriétaire et président de Parachutisme Atmosphair, qui déclare être «surpris de ce refus systématique».

Si deux rencontres ont bien eu lieu avec la Ville, rapporte celui qui a été reçu par le maire suppléant Guy Dumoulin à l’automne 2018 puis un employé de la Ville en février 2019, les discussions auraient été vaines sans perspective de travail possible.

«On reste professionnels. On est déçus du langage utilisé par la Ville. On est attristés de voir les missed opportunities de travailler ensemble. On ne s’explique pas cet acharnement», affirme celui qui espère toujours amorcer une collaboration. «Il faudrait abandonner le langage hostile et guerrier», demande-t-il.

Après le rejet de la Cour suprême d’entendre l’appel, dernier recours dans ce dossier, qui met fin au conflit, du moins juridiquement, «la question est réglée», pour Max Sénécal. «On va continuer à travailler dans le cadre qui nous est donné par Transports Canada selon les aspects de sécurité et règlementaires qui s’appliquent.»

Répondre par la collaboration

 Le président de Parachutisme Atmosphair estime que seul un dialogue avec l’administration lévisienne pourrait permettre de répondre aux inquiétudes des résidents du secteur, alors qu’«aucune personne n’est venue pour se plaindre». Sur la page Facebook du centre, les personnes ayant des considérations sont invitées à contacter l’entreprise par courriel.

«Si la volonté était d’adresser les préoccupations de quelques citoyens, ça ferait déjà longtemps qu’on collaborerait. Avec zéro dollar, on fait juste se parler et on trouve des solutions.»

Des mesures d’atténuation du bruit peuvent être prises, estime-t-il. Des circuits pourraient être établis pour éviter les zone particulièrement affectées et «des ajustements réalisés en périphérie du site pourraient permettre des décollages plus facilement de l’autre axe».

Malgré le conflit préexistant, Max Sénécal affirme ne pas avoir eu d’autres options que le déménagement à Pintendre, mis à part la liquidation de son entreprise. Le locataire assure n’avoir pu trouver aucune entente avec l’aérodrome de Saint-Jean-Chrysostome où il ne «pouvait plus continuer». Si la question financière a été «très importante», «il y avait d’autres choses», qu’il ne souhaite pas commenter.

«On frappait un mur. Si on avait pu, on y serait resté. Un déménagement de business, ça implique des coûts. Et, on n’était pas sans savoir aussi qu’il y avait un litige entre l’aérodrome et la Ville.» Une opposition prévisible qui n’a pas fait reculer Parachutisme Atmosphair. «On s’y attend, au même titre qu’il faut s’attendre à avoir du bruit sur un aéroport et à proximité», observe Max Sénécal.

D’ailleurs, les 25 ans passés à Saint-Jean-Chrysostome ne se sont pas faits «sans anicroches ou préoccupations de certains citoyens» puisque des plaintes ont même été déposées.

«Partout où il y a de l’aviation, en fait, partout où il y a des activités qui peuvent générer du bruit, soit de façon réelle ou perçue, il y a des préoccupations. Les festivals, les pistes de courses, le karting par exemple. Ce n’est pas une mécanique qui nous est exclusive.»

Le propriétaire fait toutefois valoir que l’avion utilisé peut prendre à son bord 16 passagers et qu’il est «parmi les plus silencieux». 

«C’est un moteur à turbine, pas à piston. Cet appareil, et je rappelle que c’est le seul, contient de deux à trois fois plus de parachutistes à l’intérieur que les avions exploités par l’ancien centre de parachutisme.»

Pendant la période d’activité du 1er mai au 31 octobre, le centre prévoit d’effectuer 700 envolées. Si le record de décollages a pu s’élever à 21 lors d’une «journée exceptionnelle», la moyenne se situerait plutôt autour de 10.  

«Normalement, les opérations se font de jour entre 9h et peut-être 18h au plus tard. Il y a des fois ou on ne va opérer que deux heures dans une journée, il y a des fois où on va opérer plus. Notre seule limitation c’est la sécurité et le règlement d’aviation», précise Max Sénécal. 

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