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Passionnée par les langues et leur univers culturel, une jeune Lévisienne, Justine Tremblay, officie comme monitrice de langue dans une école de l'Ontario, dans le cadre du programme Odyssée. Elle raconte au Journal son aventure.

Après avoir terminé un baccalauréat en enseignement primaire en avril de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) au campus de Lévis, la jeune diplômée souhaite acquérir davantage d'expérience professionnelle. Justine Tremblay présente alors sa candidature au programme canadien Odyssée. Ouvert à tous, il ne rassemble pas tant des enseignants, que des gens qui travaillent dans différents secteurs, d'autres qui finissent le cégep ou encore des gens dans la quarantaine qui veulent changer de domaine.

«Tu arrives avec ton bagage, d'expériences et de passions, et tu viens te mélanger à une communauté. Il y a un partage de culture. Le concept m'intéressait beaucoup. Dans la description du programme, il s'agit de travailler la langue française et la culture, qui sont mes deux points d'intérêt dans l'enseignement en général. Et je me suis dit, pourquoi ne pas m'embarquer là-dedans!», explique la jeune femme avec beaucoup d'enthousiasme. 

Une pratique quotidienne

La réponse arrive en juin : elle travaillera à l'École élémentaire catholique Saint-Paul, à Pointe-aux-Roches, en Ontario. Justine a deux mois pour trouver un logement et s'installer avant la rentrée scolaire. Elle repère finalement une chambre dans une maison en colocation avec cinq jeunes anglophones.

Comme sa journée à l'école se passe majoritairement en français, elle apprécie de pouvoir pratiquer son anglais une fois rentrée, pour atteindre son objectif de devenir bilingue. Avec ses colocs, elle cuisine, parle, partage et profite de cette vie à plusieurs riche en échanges. 

Du lundi au vendredi, c'est à l'école que Justine passe ses journées. Cinq heures par jour, mais souvent plus, car la passionnée ne compte pas son temps. Celle qui n'a pas le rôle d'une professeure, peut exploiter, comme monitrice de langue, toute sa créativité pour inciter les élèves à parler français et les aider à pratiquer de manière ludique. Un défi de tous les jours, car les francophones sont minoritaires dans cette région et la majorité des élèves a le réflexe de parler en anglais.

«Je me promène de la classe maternelle, les 4 ans, jusqu'en 8e année, 14 ans. Je dois être flexible, m'adapter aux différents niveaux d'âge et être capable d'accrocher des élèves qui ont parfois de la difficulté à trouver leur motivation à parler en français, parce qu'autour d'eux on parle anglais, en créant des jeux et des situations amusantes où les élèves vont être motivés à parler en français», raconte-t-elle.

S'accrocher à la culture

Justine s'occupe ainsi davantage du volet animation culturelle et intervient dans le cadre du conseil estudiantin et à la radio étudiante, tout en participant à l'organisation de nombreux événement, comme la journée franco-ontarienne ou le spectacle de Noël, et en étant présente en classe pour travailler des expressions et du vocabulaire avec les élèves. 

«Je n'amène pas seulement mes référents culturels du Québec. J'explore ce qu'ils font dans leur milieu et à l'international, pour travailler sur la francophonie au sens large. On travaille à ce que les élèves communiquent le plus possible en français et s'accroche à cette culture qui est la leur aussi.» 

Pour l'avenir, elle a déjà des plans A, B, C et D. «J'aurais l'opportunité d'être engagée  comme animatrice culturelle, un poste qui n'existe pas au Québec. C'est une personne qui travaille à la construction identitaire et à forger la culture francophone chez les jeunes. Ou je pourrais travailler en Ontario où il y a des besoin d'enseignantes qualifiées», conclut-elle.

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