Véronyque Tremblay, ministre déléguée aux Transports.

Le gouvernement du Québec a annoncé, le 4 décembre, qu’il lancerait un appel d’offres public pour une étude d’opportunité concernant le troisième lien entre Lévis et Québec, dans les jours suivants. Une étape qui se clôturera avec le dépôt de la solution globale privilégiée pour optimiser les déplacements entre les deux rives à la fin de 2020.

Cette annonce a été faite à Charlesbourg, à l’intérieur du Bureau de projet du 3e lien, piloté par Stéphane Dallaire et composé d’une équipe de huit employés.

Le contrat de services professionnels pour la réalisation de cette étude d’opportunité sera attribué en janvier 2018. Elle prendra fin à l’été 2020, afin que le dossier final soit déposé à la fin de l’année.

L’objectif demeure de réduire la congestion aux heures de pointe, d’optimiser le transport des marchandises et de favoriser l’utilisation du transport collectif.

Ainsi, le mandat de la firme sélectionnée sera d’établir un portrait exhaustif de la situation et d’étudier les besoins à court, moyen et long terme.

On souhaite faire connaître ces résultats d’ici la fin de 2018. Puis, la firme déterminera quelle sera la solution globale privilégiée parmi l’éventail des solutions possibles, que ce soit l’implantation d’un nouveau lien, l’optimisation des liens existants ou une solution non immobilière. Le gouvernement statuera ensuite s’il va de l’avant dans le projet ou non.

Étape essentielle

Questionnée quant aux intentions du gouvernement en faveur d’un troisième lien, la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, a répété à maintes reprises que l’investissement de 20,5 M$ dans ce projet démontre sa volonté dans le dossier.

«On n’investirait pas autant d’argent dans quelque chose dont on ne veut pas, a-t-elle affirmé. La prochaine étape est essentielle et nous fournira toute l’information nécessaire afin de prendre la meilleure décision. Nous allons nous fier aux études et faire confiance aux spécialistes.»

Assurer une vigilance

Pour Gilles Lehouillier, maire de Lévis, et Dominique Vien, ministre responsable de la Chaudière-Appalaches, le troisième lien est un incontournable. Le premier estime qu’il était temps d’enclencher le processus et assure qu’il travaille en confiance avec le gouvernement. Toutefois, cette annonce ne signifie pas qu’il sera moins vigilant dans le dossier.

«On a toujours dit qu’un projet comme celui-ci s’échelonnait sur 7 à 10 ans. C’est ce que la ministre [Tremblay] a confirmé aujourd’hui. Maintenant, laissons les experts travailler et déterminer où il sera situé. Pour Lévis, ce qui est important, c’est qu’on finisse les études d’opportunité et qu’on arrive avec une solution définitive», a commenté M. Lehouillier, ne semblant pas inquiet de la possibilité qu’un troisième lien ne soit pas la solution retenue.

Compte tenu l’importance du dossier, Mme Vien estime que l’échéancier présenté lundi matin est sensé. «Il va falloir être patients si on veut bien faire les choses, mais on ne lâchera pas le morceau, a-t-elle affirmé. Cette étude va venir nous éclairer et nous donner une lecture des besoins réels et comment y répondre. À la fin du processus, nous serons en mesure de prendre une décision éclairée.»

FAITS SAILLANTS

Depuis le printemps

Depuis le printemps, environ 35 personnes ont travaillé sur le projet de devis, dont les représentants des municipalités touchées. En mars, on l’a inscrit dans la catégorie Projets à l’étude du Plan québécois des infrastructures 2017-2027. En septembre, une page Web a été mise en ligne pour informer ainsi que recevoir les commentaires des citoyens et en octobre, la mise en place du bureau de projet a été terminée, permettant ainsi de finaliser la rédaction du devis pour l’étude d’opportunité. Les comités consultatif, aviseur et de suivi seront responsables du bon déroulement des prochaines étapes.

Territoire d’intervention

Le champ d’intervention des études sera étendu de la route Lagueux jusqu’à Beaumont, sur la Rive-Sud, et de Saint-Augustin-de-Desmaures à Boischatel sur la rive nord, incluant donc la portion ouest de l’Île d’Orléans. Le territoire s’arrêtera à la hauteur des autoroutes 20 et 40.

Pont de l’Île d’Orléans

Par ailleurs, les bureaux de projet du troisième lien et du pont de l’Île d’Orléans, attendu pour 2024, seront indépendants. «L’étude pour le troisième lien ne ralentira pas le projet du pont de l’Île d’Orléans. Mais, on n’écarte aucune solution, a précisé Mme Tremblay au sujet d’un troisième lien qui passerait par ce secteur. La construction du pont de l’Île est prévue en 2022 et le dépôt du rapport pour le troisième lien en 2020, alors on aura le temps de réagir.»

Labeaume sur ses gardes

Notons finalement que le maire de Québec Régis Labeaume a renchéri sur le fait que le projet de transport structurant demeurait la priorité pour Québec et qu’il appuierait le troisième lien seulement s’il représente un gain net pour ses citoyens et les payeurs de taxes. Il acheminera d’ailleurs une première liste de questions au Bureau de projet cette semaine et espère recevoir des réponses claires en ce sens.

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