Camille Grondin, Martine Grenier, Justine Bourassa, William Dorais, Justine Talbot et Alexandre De Grandpré.

Dans la tradition d’une longue pratique des arts au sein de l’établissement scolaire, les élèves se préparent à donner trois représentations de l’opéra-rock de Michel Berger et Luc Plamondon, les 12, 13 et 14 avril. L’occasion de découvrir ou redécouvrir cet indémodable succès dans une version inédite.

«C’est du jamais vu pour Starmania, prévient le metteur en scène, Alexandre De Grandpré qui a déjà travaillé sur ce spectacle, dans un  autre cadre avec l’opéra de Québec. Ce n’est pas quelque chose qu’on a copié!» Quelques décors ont tout de même été donnés par l’institution lyrique. Pour autant, la mise en scène, les arrangements et les chorégraphies ont été créés par les équipes artistiques, techniques ainsi que les artistes de la version lévisienne de l’opéra-rock. 

La passion entre les arts de la scène et le Collège de Lévis n’a pas attendu les trois histoires d’amour racontées dans Starmania pour naître. En remontant dans les archives jusqu’en 1860, on découvre que l’établissement faisait déjà la part belle aux spectacles, pièces de théâtre et autres opérettes. 

Depuis l’an 2000, les comédies musicales ont pris la relève afin de donner à nouveau l’opportunité aux jeunes de faire leur apprentissage de la scène. Encadrés par des professionnels, ils révèlent leurs talents dans des projets d’envergure et donnent le meilleur d’eux-mêmes. 

«Des enseignants et des élèves se sont joints, passionnés par leur domaine d’art. Ils ne voulaient pas juste faire chacun leur petit spectacle de danse, de musique, de théâtre, de chant, raconte Martine Grenier, chorégraphe pour Starmania et  enseignante en danse. C’est un complément, car on va chercher plus loin, et une passion. Les jeunes sont impliqués et on leur amène quelque chose en plus. À un moment, on s’est regroupé pour faire une comédie musicale, puis une autre et encore une.» 

Comprendre les enjeux

Le choix du moment ne pouvait pas mieux tomber, puisque l’opéra-rock célèbre cette année les quarante ans de la sortie de l’album et 2019 marquera l’anniversaire de la première représentation. Starmania, c’est un monde où l’Occident n’est plus qu’un seul pays, où planent les spectres du totalitarisme et du terrorisme. Ziggy et Marie-Jeanne, Zéro Janvier et Stella Spotlight, Cristal et Johny, dans ces trois histoires d’amour les personnages se rencontrent, s’affrontent et se révèlent, témoins du mal-être et des espoirs de leur vie.

«Il faut mettre les pièces dans un contexte d’école secondaire. On fait attention à l’interprétation des choses qui sont plus matures. On leur explique ce qui est véhiculé, sans tout enlever ni dénaturer l’histoire. On parle, comme il faut, des vrais enjeux de cette comédie musicale, mais en expliquant le contexte. Comment ç’a été créé, ce que nous on veut faire ressortir. Ça reste pédagogique», observe Martine Grenier.

Les billets pour les représentations des 12, 13 et 14 avril sont en vente au 418 833-1249 (poste 139) et au Centre d’éducation physique du Collège (CEP Alphonse-Levasseur).

Une troupe de 32 artistes sur scène

En plus des solistes, la distribution comprend 20 danseuses. Avec eux, huit techniciens, deux régisseurs, le metteur en scène, la chorégraphe, le directeur musical Michel Aubert, sans oublier leurs assistants et toutes les personnes en charge des décors, des costumes et autres ingrédients du spectacle contribuent à sa création.

Il interprète Johny Rockfort. À 15 ans, William Dorais s’est découvert une passion pour la comédie musicale, après avoir participé à la précédente production du collège. C’est seulement à la suite des auditions qu’il a commencé les cours de chant et ne veut désormais  plus quitter la scène. «J’ai tellement aimé ce stress que je ne voulais pas arrêter de le ressentir. Plus les pratiques avancent, plus la passion grandit. C’est une occasion unique et une chance qui est formidable», s’enthousiasme-t-il. 

Quant à Justine Talbot, qui s’est glissée dans la peau de Ziggy, elle a découvert un autre côté d’elle-même dans ce rôle. «Mon personnage, il est l’fun. Il est extraverti. Il veut tout le temps être partout. C’est comme un autre côté de moi que je peux présenter sur scène. Je saute sur des tables, je cours sur la scène, je ne pensais jamais faire ça», s’étonne-t-elle ravie. 

Une grande partie des chansons ont une chorégraphie qui leur est associée. «Plutôt que d’avoir une personne toute seule qui chante, nous, on bouge en arrière. On ajoute beaucoup d’énergie. On ne fait pas juste danser, on fait partie de la mise en scène. Les danseuses sont souvent les Étoiles noires de Johny Rockfort. On le suit, on l’entraîne, on réagit à ce qui se passe», complète la danseuse Justine Bourassa.

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