Une présentation de
À la une aujourd'hui
Troubles alimentaires : la maison L'Éclaircie veut s'installer à Lévis
Publié le 31 août 2016 08h17

Les personnes aux prises avec un trouble alimentaire dans Chaudière-Appalaches se sentent souvent bien démunies. Aucune ressource communautaire spécialisée dans le traitement de l'anorexie et de la boulimie ne dessert le territoire de la région. C'est pour pallier cet important besoin que la maison L'Éclaircie de Québec fait des pieds et des mains depuis plusieurs années afin d'offrir ses services sur la rive sud du Saint-Laurent.

Par Mariane Bergeron-Courteau
marianebergeroncourteau@journaldelevis.com

La maison L'Éclaircie ne fait pas de promotion dans la région de Chaudière-Appalaches, et pourtant, 20 % des demandes d'aide qu'elle reçoit proviennent de la Rive-Sud de Québec, soit environ une soixantaine par année.  Pour des raisons financières, l'organisme n'est généralement pas en mesure d'offrir de l'accompagnement à ces personnes. 

«Ça arrive très souvent que des membres de l'équipe reçoivent des écoutes téléphoniques de Chaudière-Appalaches. Elles ne savent pas quoi faire, où les référer et quoi leur dire. À part de rappeler dans leur CLSC ou à la clinique privée Saint-Amour, on n'a pas d'autres solutions pour ces personnes», déplore la directrice générale de la maison L'Éclaircie, Myriame Trudel.

Présentement, grâce à une aide financière ponctuelle de 25 000 $ offerte par le programme Bell cause pour la cause, l'organisme situé à Sainte-Foy accueille gratuitement pour des suivis individuels et en groupe des résidents de Chaudière-Appalaches qui souffrent d'un trouble alimentaire. Le projet qui a débuté le 1er février dernier ne pourra toutefois se poursuivre en 2017, faute de fonds.

Des rencontres sont prévues cet automne entre la maison L'Éclaircie et des représentants du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches afin de voir si un point de service pourrait voir le jour à Lévis.

Aux yeux de Myriame Trudel, les besoins sont criants, d'autant plus que plusieurs intervenants de Chaudière-Appalaches se réfèrent à la maison L'Éclaircie pour obtenir des conseils. «On a beaucoup de demandes d'aide et d'information des professionnels qui nous contactent pour savoir comment mieux intervenir. Ils ne savent pas toujours comment s'y prendre ou quoi faire», soutient-elle.

Mobilisation

Myriame Trudel espère qu'un financement récurrent du CISSS, d'une fondation ou d'une entreprise permettra de prolonger l'offre de service sur le territoire de Chaudière-Appalaches. Dans les cinq premiers mois du projet en cours, 18 personnes de la Rive-Sud de Québec avaient entamé un suivi à la maison L'Éclaircie.

«Toute l'équipe et le conseil d'administration sont mobilisés. Au moins, avec ce projet, je pense qu'on est en train de démontrer qu'il y a un réel besoin», note la directrice générale de l'organisme spécialisé dans le traitement des troubles alimentaires.

Cette mobilisation ne s'arrête pas là. Une utilisatrice des services de la maison L'Éclaircie qui réside dans Chaudière-Appalaches, Sabrina Lachance, s'est lancé le défi d'amasser des fonds pour l'organisme communautaire.

De sa propre initiative, elle a décidé d'organiser un événement bénéfice afin que l'offre de service de la maison L'Éclaircie puisse être prolongée dans la région. En ce sens, un Zumbathon sera organisé le samedi 1er octobre à 10h au Centre socioculturel de Saint-Gervais. L'objectif est fixé à 1 000 $.

Sabrina Lachance tient à donner un coup de pouce à l'organisme, elle qui se compte privilégiée d'avoir pu bénéficier des services de la maison L'Éclaircie même si elle n'habite pas sur le territoire de la Capitale-Nationale. 

«C'est ça qui m'a sauvé la vie. S'ils n'avaient pas été là, je ne peux pas prévoir où je serais aujourd'hui. J'ai frôlé l'hospitalisation. Ils m'ont vraiment beaucoup aidée», témoigne-t-elle.

Par le biais de son événement, Sabrina Lachance souhaite également démystifier les troubles alimentaires. L'anorexie s'est installée sournoisement dans la vie de la jeune femme. Ce qui a commencé par une envie de perdre quelques kilos s'est rapidement transformé en une véritable obsession pour la résidente de Saint-Gervais.

«Au départ, dans ma tête, tout allait bien. J'étais fière de la perte de poids. […] J'ai quand même une bonne capacité d'autoanalyse, alors j'ai fini par me rendre compte qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas», explique celle qui a été forcée d'arrêter de travailler en raison de la maladie. Son passage à la maison L'Éclaircie, qu'elle fréquente encore pour des suivis, l'a grandement aidée à remonter la pente.

Sabrina Lachance espère qu'avec son événement et en parlant de ce qu'elle a vécu, elle parviendra à faire tomber les tabous entourant les troubles alimentaires.

Sur la photo : Sabrina Lachance estime que la maison L'Éclaircie lui a «sauvé la vie».

Événements & divertissement
Recevez notre bulletin
Recevez toutes nos nouveautés automatiquement. Nouvelles, concours, coupons rabais, alertes...

Abonnez-vous ici
Devenez bénévole
Le bénévolat... Une précieuse ressource !
Offre d'emplois, services offerts,
nouvelles et bien plus...

Venez nous rencontrer