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Une Lévisienne vole au secours des enfants du Moyen-Orient
Publié le 10 août 2017 12h52

De New York à la Syrie, en passant par l'Afrique et l'Amérique du Sud, la globe-trotteuse Geneviève Boutin va à la rencontre des enfants du monde avec un mandat clair: les protéger des guerres sévissant dans leur pays. Un métier pas comme les autres, qu'elle pratique depuis maintenant huit ans.

Par Valérie Maltais
valeriemaltais@journaldelevis.com

Native de Saint-Romuald, Geneviève a profité de ses trois semaines de vacances pour venir se ressourcer à la maison, en juillet. Pendant son séjour, elle a réuni la famille et quelques curieux à la Maison natale de Louis Fréchette pour une conférence portant sur la guerre en Syrie, où elle a travaillé jusqu'à tout récemment.

Passionnée de politique et d'affaires internationales, la Lévisienne a vu ses ambitions pour devenir journaliste se transformer en cours de route. De son premier stage pour les Nations Unies à son titre de responsable des affaires humanitaires des régions du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord pour le Fonds des Nations Unies pour l‘enfance, communément appelé Unicef, 22 années ont passé.

«J'ai voulu me joindre aux Nations Unies pour être un acteur politique. J'ai fait beaucoup de médiation et d'accords de paix, puis j'ai eu envie de faire quelque chose qui avait un impact direct sur les gens, donc je suis partie du côté humanitaire», a raconté celle qui a été nommée personnalité de la semaine du journal la Presse, en janvier dernier.

Pour les enfants

Le mandat avec les enfants est clair répète Geneviève. «Ils ont le droit d'être protégés. On doit s'occuper d'eux parce qu'ils sont notre futur. Ils ne prennent pas parti et ne sont pas des combattants, donc il n'y a aucun dilemme. Je sais que je suis toujours du bon bord», a-t-elle fait valoir.

Les conflits armés durent depuis sept ans en Syrie et on estime que 70 % des familles n'ont pas accès à l'eau potable de façon régulière. Sur 5,4 millions d'enfants en âge d'aller à l'école, environ 1,7 million n'y vont plus.

«C'est la pire guerre pour les enfants, puisqu'il n'y a aucun respect, a déploré Geneviève avec mordant. Il y a plus de 650 cas d'enfants blessés, près de 650 sont décédés et environ 850 ont été recrutés pour se battre. C'est ce qu'on a pu documenter, alors ce n'est probablement que la pointe de l'iceberg.»

En sécurité

Bien que la guerre gronde tout près, Geneviève se sent en sécurité en Cisjordanie, où elle réside avec ses enfants. «Mon défi est de concilier tous les voyages avec mon rôle de mère. Mes enfants sont géniaux et me ramènent à la réalité. Ils vivent avec moi depuis deux ans, apprennent l'arabe et découvrent la région, a-t-elle raconté. En tant que personnel des Nations Unies, on est bien protégés. Je m'inquiète beaucoup plus pour les civiles et les gens des organisations non gouvernementales (ONG) nationales, puisqu'eux vont au front.»

C'est auprès de ses enfants et dans le sport qu'elle parvient à trouver un équilibre et s'épanouir. «Je m'accroche aussi aux beaux moments, aux enfants que je rencontre et qui me nourrissent. Bien qu'ils soient dans la misère, c'est incroyable de voir la lueur d'espoir qu'ils ont dans les yeux», a-t-elle décrit le sourire aux lèvres.

À la fin de ses vacances, Geneviève devait se rendre à Jérusalem pour un nouveau mandant, celui de représentante de l'Unicef en Palestine, où elle portera son attention sur les femmes et les enfants palestiniens. «Étant politologue, je ne me fais pas d'illusions qu'un jour, il n'y est aucune guerre dans le monde. Toutefois, j'aimerais qu'elles respectent davantage les civils, en particulier les enfants, parce qu'ils n'ont rien fait», a conclu la conférencière. 

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