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Groupe vocal Rive-Son : le départ de Michel Aubert marque la fin d'une époque
Publié le 13 septembre 2017 07h06

Après 35 ans à la tête du groupe vocal Rive-Son, Michel Aubert a pris une retraite bien méritée et l'organisme lui offre son respect, en saluant son départ avec un changement de nom. Ainsi Rive-Son demeurera dans les mémoires comme la troupe éclatée et passionnée menée par ce Lévisien bien connu du milieu, à l'échelle nationale, même internationale.

Le nouveau nom de la troupe sera connu sous peu et permettra au nouveau directeur musical, Nicolas Dussault, de l'école de musique l'Accroche Notes, d'y mettre sa propre couleur. «Rive-Son va tomber, mais pas l'organisme et sa dynamique», a assuré avec fierté le nouveau retraité, qui garde un pied dans le milieu musical, puisqu'il continuera de diriger la comédie musicale du Collège de Lévis, en plus de produire certaines harmonisations pour des amis et collègues de façon sporadique. 

«À l'époque, j'ai eu la piqûre de travailler avec des adultes motivés. Donc, j'ai continué, mais le moment est venu où j'ai eu le goût de passer à autre chose, a-t-il poursuivi, concernant cette décision mûrie pendant près de deux ans. Je voulais partir sur une belle note et sur un beau chiffre rond, alors que le groupe va bien.»

Une tranche de vie

En 35 ans, le groupe vocal en a vu de toutes les couleurs et pas que sur scène. Entre 400 et 500 personnes ont passé chez Rive-Son, d'un an jusqu'à 30 ans. Les enfants sont devenus grands et la passion a été transmise, marquant plusieurs beaux moments familiaux et parfois, de belles rencontres amoureuses. 

Par année, son implication représentait une vingtaine de réunions administratives et artistiques, l'écriture d'une quinzaine d'harmonisations, la production d'enregistrements pour les choristes, une trentaine de pratiques sur semaine, cinq dimanches et deux fins de semaine intensives, pour en arriver à l'organisation du spectacle annuel. «C'était un choix de travailler autant», a affirmé le passionné, qui a accumulé un nombre important de voyages et de beaux moments.

Diriger 2 000 choristes

Le rassemblement provincial organisé en 2000 vient en tête de liste. Une association, dont faisait partie M. Aubert, a eu un rêve, celui de réunir 2 000 choristes pour souligner le nouveau millénaire. Ce sont 2 165 Québécois qui ont répondu présents pour les deux représentations, tenues au Colisée de Québec ainsi qu'au Centre Molson (renommé Bell en 2002) de Montréal. 

«Nous avons divisé la province en six régions, chacune chantait trois chansons et nous avions six chansons en commun, dont Vaste à la vie, une œuvre inédite de 22 minutes avec la musique de Marie Bernard et les paroles de Michel Rivard. C'est le plus beau moment. C'était frappant», s'est rappelé avec émotion M. Aubert, qui avait eu l'honneur de diriger le corpus, à la recommandation de ses collègues.

Il y a eu les échanges en France, l'enregistrement d'un album et son lancement à L'Anglicane, un hommage à Luc Plamondon à la Place des Arts de Montréal ainsi qu'à Ottawa, sa participation au spectacle de Noël de Martin Fontaine, alias Elvis Presley, mais Rive-Son a d'abord foulé les planches du Cégep de Lévis-Lauzon, puis de la salle Albert-Rousseau, avant de s'installer, entre autres, au Palais Montcalm, après un bref passage au Capitole de Québec. Le groupe vocal a même fait vibrer le Grand Théâtre de Québec par l'entremise d'un contrat. 

Un style bien à lui

La fougue de Michel Aubert, qui avait 27 ans lorsque tout a commencé, l'a rapidement fait connaître en province, dans différents rassemblements, et éventuellement à l'international. Dès ses débuts en 1982, l'enseignant de profession a monté un spectacle avec chorégraphies, plutôt qu'un spectacle de type concert. Un style qu'il a développé lors d'un échange culturel musical avec la France en 1987 et 1988. «Ç'a été une belle aventure. D'ailleurs, nous avons encore des contacts avec ces personnes et ça fait déjà 30 ans», a-t-il souligné. 

«J'ai toujours eu des à-côtés, mais Rive-Son est toujours resté une passion. C'est une communauté de gens et j'ai toujours senti qu'ils voulaient apprendre, se développer et s'extérioriser. Ce sont des passionnés, à qui je transmets ma passion et qui me la remettre à leur tour, donc ç'a continué de grandir», a résumé Michel Aubert, au sujet de cette belle aventure, qui devait durer un an et qui finalement, s'est terminé en juin dernier, au bout de 35 ans.

Crédit photos : Courtoisie






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