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La décision du gouvernement provincial d’opter pour le scénario d’un tunnel entre les autoroutes 20 et 40 pour le futur troisième lien routier interrives satisfait grandement le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

En effet, le maire n’a pas caché sa joie lorsqu’il a réagi pour la première fois à l’annonce récemment effectuée par le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel. Gilles Lehouillier n’a réagi officiellement à la nouvelle que le 4 juillet, quelques jours après son retour de France où il effectuait une mission à Grand-Quevilly, une ville jumelée avec Lévis.

«C’est une excellente nouvelle. Ce projet va permettre d’améliorer la fluidité de la circulation, d’améliorer surtout le réseau de transport structurant, ce qui est extrêmement important pour nous, et de réaliser un tunnel entre les deux rives sans arrêt sur l’île d’Orléans, le scénario que je privilégiais. Enfin, nous allons avoir un périphérique et une voie d’évitement pour les camionneurs en transit dans la région», s’est réjoui le premier citoyen de Lévis.

Du même souffle, Gilles Lehouillier a balayé du revers de la main les critiques d’opposants au projet qui arguent que le troisième lien favorisera l’étalement urbain. Il croit fermement que la Commission de protection du territoire agricole du Québec remplira avec efficacité son rôle tout en soulignant que 22 500 nouvelles unités d’habitation peuvent être ajoutées dans le périmètre d’urbanisation actuel de Lévis.

«On en a encore pour 15 à 20 ans sans empiètement dans la zone agricole. Il est peu probable que le troisième lien aura un impact sur des municipalités comme Beaumont, Saint-Michel ou Saint-Vallier où la population va vouloir que le caractère rural des villages soit conservé. Pour le développement, ma prédiction c’est qu’il se fera plutôt dans l’axe des routes 173 et 277, à Pintendre, Saint-Henri, Saint-Anselme et Sainte-Claire, des zones qui sont déjà fortement industrialisées», a affirmé le maire de Lévis.

De possibles expropriations?

Également, Gilles Lehouillier a commenté la possibilité que certains Lévisiens voient leurs propriétés de Lauzon être expropriées par le gouvernement provincial pour permettre l’aménagement des futurs accès au tunnel.

«Quant à moi, ce sera mineur. D’un côté, c’est malheureux d’être exproprié et j’en conviens, mais de l’autre côté, cela permet à ces derniers d’éviter de vivre ou de travailler à côté d’une bretelle d’entrée ou de sortie d’un tunnel», a déclaré M. Lehouillier.

Soulignons finalement que le maire reparlera du sujet la semaine prochaine. Lors de sa récente visite en France, il a pu visiter une région semblable à celle de Québec qui profite depuis quelques années d’un équipement semblable au troisième lien interrives imaginé entre Québec et Lévis. Gilles Lehouillier entend présenter les bienfaits de cette expérience européenne afin de promouvoir une nouvelle fois le tunnel Québec-Lévis.

 

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