CRÉDIT : AUDE MALARET

Pouvoir réaliser sa première exposition en milieu professionnel directement à la sortie du cégep, c’est l’opportunité offerte par le centre d’artistes en art actuel à un finissant du programme d’arts visuels. Le jeune artiste lévisien Charles David présente son installation Cadre vicieux dans la vitrine de Regart, jusqu’au 5 février.

Des cadres vides, des cadres pleins. Des cadres accrochés sur les murs et même suspendus, comme s’ils flottaient dans la vitrine du centre d’artistes en art actuel Regart. L’installation Cadre Vicieux/Vicious Frame de Charles David créée in situ propose une réflexion sur le cadre social et les contraintes à la création.

«J’utilise cet élément car, pour moi, c’est le plus grand symbole pour représenter la conformité. Les murs sont remplis de cadres dans lesquels j’ai mis des photos et des dessins qui représentent la superficialité. D’autres parlent des réseaux sociaux, du travail, de l’école», présente le jeune artiste. 

Charles David pointe du doigt une société conformiste «qui corrompt l’esprit et qui nous dirige dans une voie qui n’est pas nécessairement la meilleure pour nous, celle qui permet la création de soi et de réaliser ses passions».

Il estime que la routine et les cadres imposés par la société empêchent de se créer soi-même et nous embarque dans un cercle vicieux. Par les heures qui défilent, l’argent qui s’imprime, des éviers débordant de vaisselle, des factures, des papiers qui s’empilent et tombent, il montre toutes ces entraves à la liberté.

Lors de sa résidence dans l’atelier commun de Regart, le Lévisien a aussi travaillé sur la problématique du temps qu’il est difficile de consacrer à la pratique artistique lorsque ce sont les obligations quotidiennes qui dominent. «C’est ce que je vis en ce moment en travaillant à temps plein», souligne-t-il.

Plus réféchi que spontané

Pour créer son installation sculpturale, Charles David est resté fidèle à lui-même. «J’y suis allé avec mon feeling, ma façon de créer, mes propres idées, mes propres concepts. J’ai gardé mon style et j’y suis allé». Pour l’artiste, création rime avec réflexion. «J’y vais rarement sur le spontané et le ressenti. Je prémédite beaucoup mes créations», précise-t-il.

Après cette première opportunité, le jeune artiste entend poursuivre sur sa lancée afin de faire sa place ainsi que continuer à exposer dans sa ville et dans la région. Il n’a pour l’instant pas encore décidé s’il poursuivra à l’université où il se verrait plutôt dans des domaines comme le graphisme ou l’animation 3D.

Charles David a reçu le Prix Regart Cégep lors de la cérémonie précédant le vernissage des finissantes et finissants en arts visuels et médiatiques du Cégep de Lévis-Lauzon en mai dernier, à L’Anglicane. Sa démarche alliant la photographie et la peinture dans des installations qui rappellent les intérieurs domestiques a retenu l’attention du jury.

Dans la salle d’exposition, le public pourra découvrir Exposer son monde, le résultat des recherches artistiques de Stacy-Ann Olivier, lauréate du Prix Regart Maîtrise et finissante en arts visuels à l’Université Laval.

Le vernissage des deux expositions se tiendra le 25 janvier à partir de 18h, en présence des artistes. Les créations sont présentées jusqu’au 5 février.

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