Le périple entraîne le public de Londres à Anvers en passant par Paris, Bagdad et Montréal. CRÉDIT : COURTOISIE

Présentée le 10 octobre, la pièce Warda de l’auteur Sébastien Harrisson sera la première de la série Théâtre 2019-2020 (lire aussi p.35) à L’Anglicane.

C’est l’histoire de Jasmin, un jeune as de la finance qui calcule tout en terme d’argent et vit détaché de ses émotions jusqu’au jour où il pose les yeux sur un tapis bien banal qui va pourtant le fasciner. Cet objet de convoitise l’entraîne dans une quête identitaire.

«La pièce réfléchit à ce qu’il se passe quand l’objet qu’on convoite n’a pas de prix. Ça remet toute sa conscience du monde en perspective. Ça le pousse vers le désir de l’autre, vers une quête identitaire», présente Mireille Pouliot, coordonnatrice aux arts de la scène.

«C’est un personnage qui pense toutes les sphères de sa vie en terme de rentabilité et d’efficacité. Jasmin limite ses contacts humains à des tractations. À cause de cette rencontre inopinée à Londres, il est obligé de revoir sa façon d’envisager les relations avec les gens et avec sa famille», partage l’auteur de Warda, Sébastien Harrisson.

À contre courant de la frénésie commerciale, il montre un rapport sensible aux choses. «On vit à une époque où toute chose est considérée comme ayant un prix, une valeur marchande. Même notre vie privée est exposée à tout ça avec les médias sociaux, les likes, cette façon d’essayer d’avoir du succès avec sa propre vie. C’est comme si on la marchandait», observe Sébastien Harrisson.

Préoccupé par cette réalité, il se demande «comment on peut revoir notre grille de valeur au contact des autres». Les personnages qui apparaissent tour à tour questionnent le personnage principal, le confrontent puis discutent avec lui dans leurs propres langues qui donnent beaucoup de texture à cette toile multiculturelle.

Le périple entraîne le public de Londres à Anvers en passant par Paris, Bagdad et Montréal. Dans cette collaboration internationale, le dépaysement est à l’image du parcours suivi par le personnage et de ses rencontres. «Ça vient enrichir et colorer l’histoire, un conte fantastique aux airs de thriller», illustre Mireille Pouliot.

«On est à la fois dans quelque chose de très actuel, des enjeux géopolitiques, des gens qui voyagent, des rencontres entre les cultures. C’est très contemporain. En même temps, ça relève du conte, car il y a une part de fantastique, de mystère et une dimension initiatique puisqu’on suit un personnage, Jasmin, qui se retrouve pris dans une aventure, une quête», poursuit Sébastien Harrisson.

Quant au tapis à l’origine de la quête de Jasmin, «c’est un objet fascinant, confie l’auteur. Tout en étant un objet du quotidien, un objet décoratif, il est fait par des artisans à la main, de moins en moins toutefois, car il y a une industrialisation des processus».

S’il peut se retrouver dans n’importe quelle maison, «pour les cultures perse ou arabe qui ont développé cet art, le tapis représentait un jardin qui lui même représente le monde par analogie. C’est comme un morceau de monde pour moi», ajoute celui qui les collectionne.

Finalement, le tapis représente aussi l’idée du tissage. Les trames qui s’entremêlent et s’entrecroisent créent des motifs. Un métissage voulu par l’auteur qui ne cache pas son «plaisir de faire s’entremêler les fils des cultures» dans cette pièce très actuelle.

Réservations  au 418 838-6000 ou au billetterie.langlicane.com.

Les plus lus

Le folk poétique de James Forest à découvrir au VBP

Accompagné de son plus fidèle compagnon de route, sa guitare, l’auteur-compositeur-interprète James Forest sera de passage le 15 novembre, dans l’ambiance intimiste de la salle de Saint-Romuald.

Regart honoré par la Ville de Lévis

À l’occasion de la 33e édition des Prix d’excellence des arts et de la culture qui se tenait le 25 novembre à Québec, le centre d’artistes en art actuel Regart a remporté le Prix Ville de Lévis. L’organisme s’est mérité une bourse de 1 000 $. 

Natasha Kanapé-Fontaine en visite à Pointe-Lévy

L’artiste autochtone Natasha Kanapé-Fontaine, qui était de passage à Lévis à l’occasion d’un spectacle à L’Anglicane, a rendu visite aux élèves de l’École Pointe-Lévy, le 25 octobre.

François Bellefeuille au Cégep de Lévis-Lauzon

Bardé de récompenses pour ce deuxième one-man-show intitulé Le plus fort au monde, François Bellefeuille est passé maître dans l’art de faire rire. Le 14 novembre au Cégep de Lévis-Lauzon, l’humoriste se racontera avec la folie décoiffante qui a fait sa réputation.

Cindy Bédard traverse la vie en musique

La country de l’auteure-compositrice-interprète Cindy Bédard résonnera au Vieux Bureau de Poste le 22 novembre prochain. L’artiste à la voix unique présentera son plus récent opus Cœur sédentaire et de nouvelles chansons.

Le Chœur Polyphonique de Lévis fête ses 30 ans

Premier événement de cette saison anniversaire, le concert du temps des Fêtes de l’ensemble lévisien aura lieu le 8 décembre, à l’église Notre-Dame-de-la-Victoire, à Lévis. Noël français ouvrira les célébrations de la trentième année d’existence du chœur.

Prix Ville de Lévis : trois organismes dans la course

Les finalistes pour le Prix Ville de Lévis ont été dévoilés. Le gagnant sera annoncé le 25 novembre au Diamant, à Québec. Trois organismes lévisiens sont en lice : Regart, centre d’artistes en art actuel (sur la photo), l’Espace culturel du Quartier et l’Orchestre d’harmonie des Chutes.

L’ensemble J’ay pris amours célèbre Noël

Les musiciens et les chanteurs présente leur concert du temps des fêtes, Un nouveau-né à Bethléem, le 30 novembre à l’École de musique Jésus-Marie. Les pièces sont puisées dans des recueils de chants de Noël du 15e au 18e siècles, d’Europe et d’Amérique.

Le Chœur du Cégep de Lévis-Lauzon enchante Noël

Pour célébrer la joie du temps des fêtes et chasser le froid, le Chœur du Cégep de Lévis-Lauzon donnera son concert Noël Enchanté, le 1er décembre à l’église Christ-Roi.

Une soirée à rire en compagnie de Neev au VBP

L’humour explosif et corrosif de Neev débarque au Vieux Bureau de Poste (VBP), le 7 décembre. Avec un sens inné de l’autodérision, l’humoriste partage ses expériences dans son premier one man show.