Jessica Di Salvio a récemment pu voir son premier roman, Seul contre elle, faire son apparition sur les tablettes des librairies. CRÉDIT : COURTOISIE

La Lévisienne Jessica Di Salvio a récemment pu concrétiser un rêve de jeunesse alors que son premier roman a fait son arrivée sur les tablettes des librairies. Avec Seul contre elle, l’autrice aborde la problématique des agressions sexuelles commises par des femmes sur des hommes, un phénomène criminel sous-estimé qui est même souvent nié par certaines personnes dans la société.

Si l’étudiante au certificat en révision professionnelle de l’Université Laval a elle-même publié deux recueils de poésie l’an dernier et qu’elle anime un blogue de critiques littéraires depuis deux ans, Jessica Di Salvio n’avait toujours pas pu concrétiser un rêve qu’elle caresse depuis l’adolescence : écrire un roman.

«J’ai toujours voulu écrire un roman. Mais lorsque je suis arrivé en arts et lettres au cégep, plusieurs professeurs m’ont découragé d’aller de l’avant avec ce projet, en raison de la qualité de mon écriture. J’ai donc mis de côté ce projet jusqu’à tant que je voie passer une publication sur Facebook», partage Jessica Di Salvio.

En effet, lors d’un passage sur Internet, la Lévisienne a vu un message de la collection Tabou, une série de fictions parlant de réalités vécues par les adolescents produite par les Éditions de Mortagne. Dans cette publication, la maison d’édition désirait aborder le fléau des agressions sexuelles.

«Tous les crimes posés contre des hommes qui sont sous-estimés parce que ce sont malheureusement davantage les femmes qui sont victimes m’interpellent beaucoup. Dans la publication de la collection Tabou, les abonnés ne parlaient que des agressions sexuelles commises contre les femmes. J’ai alors souligné que des hommes étaient aussi victimes. Une femme m’a alors dit que ça n’existait pas chez les hommes. C’est vraiment venu me chercher et j’ai décidé d’écrire un roman sur le sujet», explique Jessica Di Salvio sur l’origine de son premier projet littéraire.

Travail de longue haleine

En 2017, l’autrice lévisienne a donc planché sur la création de son roman racontant l’histoire de Noam. Lors d’une fête, cet adolescent croit enfin avoir une chance avec Judith, l’adolescente sur qui il a un béguin. Cependant, les rapprochements entre Noam et Judith se transforment en une agression sexuelle sur l’adolescent solitaire.

Désirant bien représenter cette réalité vécue par plusieurs hommes, Jessica Di Salvio a mené un véritable travail de moine au cours des dernières années.

«Le processus de création a quand même été difficile. En tant que femme, je devais me mettre dans la peau d’un homme qui se fait agresser par une femme. Pour m’aider, j’ai pu obtenir le témoignage anonyme de trois hommes qui ont été victimes d’agressions sexuelles. Aussi, je me suis beaucoup inspirée de témoignages livrés sur des forums. Également, la première version de mon manuscrit a été refusée et j’ai profité des dernières années pour le retravailler», illustre l’autrice lévisienne.

La publication de Seul contre elle représente donc une belle fierté pour Jessica Di Salvio en raison de tout le travail qu’elle a consenti pour accoucher de son premier roman. Espérant que son premier ouvrage littéraire puisse faire une différence dans la société, l’autrice a bien d’autres projets et elle espère poursuivre sur sa lancée créatrice.

En plus de plancher sur un autre roman pour la collection Tabou, elle travaille sur un manuscrit traitant de l’itinérance, un projet qui pourrait être publié par les Éditions de Mortagne dans la collection Tabou. Aussi, Jessica Di Salvio désire créer avec son conjoint un roman sur la violence conjugale vécue par les hommes.

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