Richard Guay, président du CA, et Cécile Guillemette, directrice.

La salle de bingo lévisienne a accueilli les joueurs pour la dernière fois le 29 juillet, avant de fermer définitivement ses portes. Après 24 ans d’existence et près de 13,5 M$ reversés à la commununauté, Bingo Rive-Sud a succombé à la COVID- 19, qui a aggravé une situation déjà difficile dans les dernières années.

Lors de la partie du 25 juillet dernier, l’équipe de Bingo Rive-Sud annonçait aux joueurs que la salle fermerait ses portes quelques jours plus tard, après une ultime soirée de jeu. 

Aucun des habitués de la salle n’aurait voulu manquer ce dernier rendez-vous avec l’une de leur activité favorite. Les joueurs sont arrivés, certains plusieurs heures à l’avance, et ont attendu devant les portes d’entrée afin d’être sûrs d’avoir une place devant leur carte. Et, ils ne cachaient pas leur tristesse, parfois leur déception, de voir Bingo Rive-Sud disparaître.

«La COVID 19 a contribué à diminuer l’achalandage de façon si importante qu’il est devenu impossible de maintenir cette situation déficitaire plus longtemps.»

Alors que, depuis sa création en 1996, Bingo Rive-Sud avait pour mission de générer des profits pour les organismes du milieu, le Patro de Lévis, les Faucons du Cégep de Lévis-Lauzon, le comité de vie étudiante de l’École Pointe-Lévy et la CAFOL, l’organisation lévisienne se trouvait désormais dans l’impossibilité de la réaliser.

C’est pourquoi le conseil d’administration a eu la lourde tâche de prendre la décision de ne pas poursuivre les activités. 

Une mission devenue impossible à réaliser 

«Si Bingo Rive-Sud n’est pas capable de remplir sa mission, en vertu de sa charte constitutive, qui est de remettre ses bénéfices à la communauté, alors qu’est-ce qu’on fait là, si on ne peut pas remplir notre mission?», a partagé avec tristesse le président du conseil d’administration, Richard Guay, le jour de la fermeture. 

Présent lors de la naissance de la salle, il a vu «la fusion se faire entre les quatre organisations qui faisaient du bingo», qui avaient alors décidé de «faire un, pour éviter qu’un propriétaire privé de Québec vienne s’installer ici, à Lévis, et mette l’argent dans ses poches au détriment de nos organismes».

Dans l’histoire de la Maison du Bingo de Lévis, la corporation derrière la salle de jeu, il y a de beaux souvenirs, des années fastes et, une dernière décennie marquée par le déclin des activités
de bingo accéléré par l’interdiction de fumer dans les salles de la province, puis par la réforme imposée des règles du bingo en 2008, qui a déplu aux joueurs. Ainsi, les sommes remises aux organismes bénéficiaires sont passés de plus d’un million de dollars entre 2002 et 2005, à moins de 220 000 $ en 2019. 

Bingo Rive-Sud recevait le soutien de la municipalité afin de maintenir ses activités et de poursuivre sa mission. «Depuis 2012, la Ville de Lévis nous aide financièrement chaque année, souligne Richard Guay. La Ville est toujours là, elle était présente en 2019. La Caisse Desjardins a fait aussi un bout de chemin avec nous pendant six ans.» 

En février, l‘organisation s’était même adressée aux services municipaux pour solliciter une aide pour l’année 2020, qui aurait notamment servi à «moderniser son image et s’actualiser», en bref prendre le virage technologique. 

Dans sa demande, l’équipe avait fait part à la Ville de son souhait de continuer avec son soutien qui aidait, bon an mal an, Bingo Rive-Sud à survivre. «On espérait en se rajeunissant et en changeant de modèle de gestion, attraper une nouvelle clientèle et se dynamiser.»

Quand le mois de mars est arrivé, «après un mois de février catastrophique au niveau des résultats», la pause forcée a continué à creuser le déficit. Lors de la réouverture le 17 juillet, Bingo Rive-Sud a accueilli 67 joueurs, 107 ensuite, puis 85 et 95. Après l’annonce de la fermeture, 141 personnes sont venues, remplissant la salle à sa capacité maximum en cette période de pandémie.

Trop peu, trop tard, pour rattraper la baisse de la fréquentation qui s’était accélérée dans les dernières années. Au vu des déficits qui s’accumulaient, des liquidités qui avaient fondu, des frais fixes, des coûts d’opération, Bingo Rive-Sud s’est finalement résolu à la fermeture, tant qu’il était encore possible d’arrêter les activités sans conséquences financières dramatiques pour l’organisation et les employés.

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