Camille Pelletier et Sylvain Cadieux ont effectué une intervention hors de l’ordinaire à la fin octobre alors qu’ils ont aidé une mère à accoucher dans le garage de l’urgence de l’Hôtel-Dieu de Lévis. - CRÉDIT : COURTOISIE

Lors de la dernière semaine d’octobre, deux ambulanciers de Dessercom, Sylvain Cadieux et Camille Pelletier, ont vécu une intervention bien particulière. En effet, les deux paramédics sont venus à la rescousse d’une femme qui était sur le point d’accoucher. Le nouveau-né a finalement pointé le bout de son nez alors que le trio arrivait à l’Hôtel-Dieu de Lévis.

La journée de travail des deux paramédics de Dessercom a en effet pris une tournure hors de l’ordinaire, en fin de journée. C’est à ce moment que l’équipe a été appelée à intervenir dans le secteur Lévis pour venir en aide à une femme qui était sur le point d’accoucher. Si Sylvain Cadieux était déjà intervenu à trois autres occasions dans ce genre de situation, Camille Pelletier allait vivre son premier accouchement à titre d’ambulancière, une situation qu’elle pressentait lors de leur déplacement vers la résidence de la nouvelle mère.

«Le répartiteur nous a prévenus que la mère avait des contractions et que l’accouchement était imminent. Mais normalement, quand nous recevons ce type d’appel, on le sait qu’on va avoir le temps de transporter la mère à l’hôpital avant que le bébé arrive. Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais zen parce que je savais que lors de cette intervention, le bébé allait pointer le bout de son nez», s’est rappelée celle qui est ambulancière depuis trois ans et demi.

Un pressentiment qui s’est rapidement confirmé lorsque les deux ambulanciers sont arrivés à la résidence d’où l’appel d’urgence avait été lancé. Dès qu’ils sont sortis de leur véhicule, Sylvain Cadieux et Camille Pelletier pouvaient entendre de l’extérieur les cris de la femme qui était sur le point d’accoucher, alors que cette dernière se trouvait à l’intérieur de sa résidence.  Aussitôt, les deux paramédics ont pris en charge la dame qui se tordait de douleur et qui demandait la péridurale pour la transporter rapidement à l’Hôtel-Dieu de Lévis.

«C’est un stress différent de nos appels habituels. Par contre, quand nous avons entendu les cris de la mère de l’extérieur de sa résidence, je savais que la naissance du bébé allait bientôt se passer. Le stress a alors augmenté», a illustré Sylvain Cadieux.

Un bébé pressé

Sylvain Cadieux a par la suite conduit l’ambulance vers l’hôpital lévisien, après s’être assuré de prévenir l’unité mère-enfant de l’Hôtel-Dieu de l’arrivée imminente de la femme. Malgré que les paramédics n’ont pas eu à franchir une grande distance avant d’arriver au centre hospitalier, le bébé voulait rapidement faire son apparition sur la planète.

Lorsque l’ambulance est arrivée près du garage de l’Hôtel-Dieu de Lévis, la tête du bébé est sortie du corps de sa mère, signe de son arrivée imminente. Dès qu’il a pu arrêter le véhicule, Sylvain Cadieux et l’une des membres de l’équipe de l’unité mère-enfant dépêchée pour venir en aide aux personnes de l’urgence sont allés supporter Camille Pelletier, en charge de l’accouchement puisqu’elle avait la tête du bébé dans ses mains.

Quelques instants plus tard, les deux paramédics et la membre de l’unité mère-enfant ont pu partager avec la mère un moment magique : la naissance de son enfant.

«Je me suis vraiment sentie choyée de vivre un tel moment. Je suis privilégiée d’avoir pu voir le bébé effectuer sa première respiration, le changement de couleur ainsi que les étoiles dans les yeux de sa mère lorsqu’elle l’a vu pour la première fois. On vit rarement ce type d’intervention lorsqu’on est ambulanciers. C’est une belle expérience positive et ça donne une bonne tape sur l’épaule alors qu’avec la pandémie, on vit des moments un peu plus difficiles», a partagé l’ambulancière.

D’ailleurs, Camille Pelletier a pu revoir le nouveau-né et ses parents, le lendemain de son arrivée à toute vitesse. À cette occasion, la paramédic a pu encore une fois constater la joie de la mère et du père à la suite de la naissance du bambin.

«Comme j’ai déjà eu la chance de vivre cette expérience trois fois auparavant, j’étais bien content que ce soit ma jeune collègue qui soit responsable de l’intervention et qu’elle puisse revoir la famille le lendemain. Comme nous vivons des temps un peu plus difficiles, c’est plaisant de vivre ce type d’intervention. Je suis très privilégié d’avoir pu vivre ce genre d’expérience à quatre reprises alors que d’autres collègues ne la vivront jamais. D’ailleurs, mes collègues rient un peu de ce que j’ai fait après cette journée de travail, comme je suis allé m’acheter un billet de loterie comme c’était la quatrième fois que je vivais ce genre de moment à titre de paramédic», a conclu M. Cadieux.

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