Jacques Bureau emmènera avec lui sa peluche d’Everett l’autruche jusqu’au camp de base de l’Everest.

L’auteur et conférencier lévisien Jacques Bureau relèvera en avril 2019 le plus grand défi qu’il ne s’est jamais lancé. Il entreprendra l’ascension du mont Everest jusqu’au camp de base, à plus de 5 000 mètres d’altitude, pour amasser des fonds pour la recherche sur le cancer.

L’aventure a commencé en octobre 2017 pour Jacques Bureau alors qu’il a appris qu’une collègue souffrait d’un cancer généralisé. Le soir même, en parcourant Internet, il a trouvé le Défi de l’ascension au camp de base de l’Everest de la Société de recherche sur le cancer (SRC) «Je me suis inscrit sans nécessairement être dans la meilleure des formes physiques. J’avais rendez-vous avec mon médecin peu de temps après et il m’a dit “Non, tu n’y vas pas dans cette condition”. Ça a été une prise de conscience pour moi», a avoué Jacques Bureau. Le défi lui permettra de combiner son rêve de jeunesse, soit de mettre les pieds sur l’Everest tout en aidant une cause qui lui tient à cœur.

Un mois plus tard, le 20 novembre, Jacques Bureau amorçait un dur programme d’entraînement qui doit le mettre en assez bonne forme physique pour escalader l’Everest. «J’ai fait appel à un nutritionniste et un entraîneur pour me préparer. Mon entraîneur m’a conseillé de commencer par de la musculation, pendant quelques mois, avant de faire du cardio. Quand je me suis mis à faire du cardio, ma perte de poids s’est accélérée. Je frôlais les 300 livres en janvier 2017 et aujourd’hui, j’en suis à 230 livres», a expliqué M. Bureau, qui, après ces quelques mois d’entraînement, a obtenu un excellent pointage au test du VO2 Max proposé par la SRC. L’homme de 51 ans voit la différence lorsqu’il emprunte les escaliers rouges de Lévis chaque jour pour aller au travail à Québec.

Un financement ardu

L’objectif monétaire de Jacques Bureau est d’atteindre 14 000 $. Il s’agit du montant minimum pour que le défi puisse se réaliser et soit profitable pour la recherche. Il a donc démarré sa campagne de financement au mois de mars afin que ses donateurs aient l’assurance qu’il pourrait compléter le défi grâce aux progrès de son entraînement. «Le temps qui est mis pour amasser l’argent et convaincre les gens de donner, c’est tout un travail. J’ai constaté que les entreprises sont très sollicitées et davantage prêtes à donner des produits que de l’argent», a constaté Jacques Bureau. Il a donc modifié son plan de départ en organisant diverses activités caritatives, comme des marches à différents endroits au Québec entre août et octobre, des matinées cinéma, un souper népalais et une soirée dansante au mois de novembre.

Sinon, l’apprenti alpiniste connaît un certain succès avec ses peluches de l’autruche Everett, sa mascotte. «Lorsque je participais aux salons du livre, on me demandait souvent si ma peluche était à vendre. J’en ai fait faire un lot et elles sont parties vite, tellement que j’ai passé une deuxième commande deux fois plus grosse. J’offre la possibilité aux gens d’acheter une peluche que j’irai donner à un enfant atteint du cancer à l’hôpital», a annoncé M. Bureau, qui est père de deux enfants de 17 et 19 ans.

Du blogue au livre

Afin d’informer ses donateurs sur l’évolution du projet, Jacques Bureau tient un blogue dans lequel il explique ses motivations et ses états d’âme en vue de l’ascension. Il publiera un article environ une fois par semaine jusqu’en mars 2019, soit le moment du départ. Par la suite, tous les chapitres sur Internet seront publiés dans un livre auquel s’ajouteront de nouveaux récits portants sur l’ascension de l’Everest. «Afin de remercier tous ceux qui auront donné, leur nom sera inscrit dans une section de remerciements dans le livre. Je suis aussi chanceux d’avoir une maison d’édition qui a embarqué dans le projet avec enthousiasme», a conclu Jacques Bureau.


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