CRÉDIT : GILLES BOUTIN - ARCHIVES

Le déménagement prochain des activités de Parachutisme Atmosphair de l’aérodrome de Saint-Jean-Chrysostome à celui de Pintendre ravive les inquiétudes des opposants face au bruit. L’école possède un certificat d’exploitation en règle délivré par Transport Canada.

C’est la troisième fois qu’une école de parachutisme tente de s’installer à Pintendre. Depuis 2012, des citoyens et la Ville de Lévis veulent faire cesser les activités de parachutisme à cet endroit.

Parce que la pratique du parachutisme est prohibée par les règlements de zonage et de lotissement de ce secteur à la fois résidentiel et agricole, la Ville de Lévis a exigé à maintes reprises que ce sport extrême quitte définitivement l’aérodrome. 

Sauf que les activités aériennes font partie  de la compétence fédérale et sont permises par la Loi sur l’aéronautique. Quand est-il du parachutisme? La Ville de Lévis veut faire reconnaître qu’elle peut utiliser le zonage de la ville pour interdire cette activité dans le secteur.

En septembre 2015, la Ville avait remporté une première bataille devant la Cour municipale. Le juge avait reconnu que les activités de parachutisme ne rentraient pas dans le cadre des usages permis par les règlements municipaux. 

La municipalité poursuit depuis sa croisade devant les tribunaux afin de faire appliquer ses règlements pour interdire les activités de parachutisme. Le dossier qui oppose la Ville à l’aérodrome de Pintendre se trouve présentement à l’étude devant la Cour suprême du Canada, après que la Cour supérieure puis la Cour d’appel ont déclaré inapplicable constitutionnellement le règlement invoqué.

Lehouillier monte au front

«C’est tolérance zéro!», a lancé Gilles Lehouillier. Le maire a indiqué que son administration avait informé l’entreprise Parachutisme Atmosphair que la municipalité avait l’intention de faire appliquer sa réglementation.

«Tant et aussi longtemps que les tribunaux n’auront pas tranché, on va s’assurer que notre réglementation est respectée. On tient à mettre en garde tout organisme qui pourrait s’y installer. On n’est pas contre les aérodromes, mais notre objectif est d’être capable de déterminer les usages au sein de ces aérodromes», a-t-il rappelé.

Après un appel lancé à la ministre des Transports du Canada en 2015 afin d’interdire la modification des activités de l’aérodrome, le maire de Lévis c’est de nouveau adressé au ministère des Transports ainsi qu’au ministère des Affaires intergouvernementales (fédéral).

«Je leur demande de préserver la cohabitation des compétences municipales, provinciales et fédérales, et de défendre ainsi la compétence des municipalités à réglementer les usages sur leur territoire en matière de parachutisme. La Ville ne remet pas en doute la compétence fédérale en matière d’aéronautique. Toutefois, l’usage doit demeurer de compétence municipale», a soutenu le maire.

Le nombre élevé de décollages et d’atterrissages ainsi que le bruit généré par l’usage de parachutisme à l’aérodrome de Pintendre avaient provoqué l’irritation des résidents avoisinants. Plusieurs plaintes avaient été enregistrées, une pétition avait rassemblé plus de 500 signatures et les citoyens s’étaient mobilisés pour défendre leur quiétude.

Le comité citoyen Lévis sans bruit a d’ores et déjà appelé les Lévisiens à se mobiliser et à venir s’exprimer lors de la séance du conseil municipal du 23 avril.

Parachutisme Atmosphair se défend

 L’école de parachutisme estime dans une réponse écrite aux questions du Journal que ses activités nécessiteront moins de décollages que celles de ses prédécesseurs, puisque l’unique avion qui sera utilisé peut transporter plus de passagers.

«Parachutisme Atmosphair a toujours exercé (et continuera d’exercer) ses activités d’aviation selon les lois et règlements qui lui sont applicables et opérants. De plus, sans y être obligée, Parachutisme Atmosphair a proposé à la Ville de Lévis de convenir de possibles mesures d’atténuation raisonnables, mais cette dernière a jusqu’à maintenant refusé d’en discuter», est-il indiqué dans un communiqué.

L’école s’est dite prête «à dialoguer avec les parties prenantes afin de favoriser la collaboration». 

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