Marie-Odile Haince-LeBel a fondé son studio de danse en 2005. CRÉDIT : KARINE LÉVESQUE SENSIMAGE

Aux côtés de la danseuse, une femme d’affaires a grandi. Un jour, la passion de Marie-Odile Haince-LeBel a croisé la voie de l’entrepreneuriat. Ce qui était un projet d’école est devenu un studio de danse urbaine de renommée internationale. À l’aube de ses 15 ans, District.Mao possède un palmarès digne des plus grands champions.

Marie-Odile Haince-LeBel n’avait que sept dollars en poche quand elle a demandé un prêt pour créer son propre studio de danse. Elle espérait que le banquier assis en face d’elle ne s’arrête pas au montant à un chiffre qu’affichait son compte en banque.

C’est après avoir obtenu 100 % à un devoir en entrepreneuriat que l’étudiante de 19 ans au Cégep Limoilou se dit que la fiction pourrait devenir une réalité. Son plan d’affaires en main, le crédit accordé, un local trouvé, Marie-Odile Haince-LeBel démarre en 2005 avec 70 élèves et 4 enseignants.

District.Mao était né. La chorégraphe et directrice artistique a partagé l’histoire du studio de danse lévisien à la communauté d’affaires lors de l’Activité au féminin Femmessor de la Chambre de commerce de Lévis, le 25 avril.

«Si on lit mon plan d’affaires, ce n’est pas vraiment ce qui est arrivé dans les premières années. On a commencé très petit. J’étais un peu connu dans le milieu et dès le départ, on a eu de très bonnes danseuses. Ça nous a aidés à faire des spectacles et nous faire connaitre», raconte Marie-Odile Haince-LeBel.

Les trois premières années, la jeune entrepreneure se crée une bulle et travaille avec acharnement, sept jours sur sept, afin de bâtir de solides fondations à son école. Elle mise sur une originalité doublée d’une maîtrise technique à son plus haut niveau.

«Je voulais qu’on ait un style unique. C’est vraiment long avant d’avoir une image de marque solide. C’est facile d’être la copie de la copie. Mais tu ne peux pas te rendre loin comme ça», constate celle qui avoue être très exigeante et perfectionniste. Car, pour Marie-Odile Haince-LeBel, le succès repose sur le soin apporté aux détails.

Savoir bien s’entourer

Pour tenir le rythme, rien de moins important que d’être bien entourée. «Je me suis rendue compte que j’avais de très bons danseurs autour de moi, dont une élève très forte et avec une drive incroyable. Parfois, je vois des entrepreneurs qui ont des gens à côté d’eux, mais qui ont de la misère à les mettre en lumière. Pourtant, c’est très important», souligne Marie-Odile Haince-LeBel.

Pour parvenir à faire ce qu’elle veut, l’entrepreneure confie d’autres tâches aux personnes qui peuvent les accomplir. C’est ainsi que Caroline Lemieux, aujourd’hui directrice de District.Mao, devient celle que Marie-Odile Haince-LeBel appelle son «bras droit». Présente à l’ouverture du studio, elle y enseigne depuis 2008, puis collabore avec la chorégraphe et, son baccalauréat en administration des affaires obtenu, entre à la direction de l’école.

Ensemble, elles ont donné naissance en 2016 à une nouvelle division de l’entreprise, DM Productions, qui gère les audition, les contrats professionnels et artistiques.

«On a refusé beaucoup de choses pour rester connectées à nos valeurs», lancent-elles. On ne veut pas être obligées d’être déshabillées dans un vidéoclip. On a tenu notre bout et on a lâché des projets, parce que ça ne respectait pas nos valeurs.» 

Jeune danseuse, Marie-Odile Haince-LeBel se rappelle le malaise de danser «en petit top» et les comparaisons entre les filles. Se respecter soi-même pour les deux professionnelles, c’est avant tout mettre en lumière le talent et le travail, non la tenue ou l’apparence.

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