CRÉDIT : GILLES BOUTIN - ARCHIVES

On pouvait lire sur la page Facebook du Marché de Noël du Vieux-Lévis, le 8 novembre dernier, que l’activité organisée par la Corporation de développement du Vieux-Lévis (CDVL) en collaboration avec le Centre de pédiatrie sociale de Lévis (CPSL) n’aurait pas lieu cette année.

L’année dernière, le Marché de Noël du Vieux-Lévis avait attiré près de 5 000 personnes qui venaient rencontrer plusieurs producteurs agricoles locaux qui y vendaient leurs produits. De plus, l’activité permettait aussi d’amasser des sous pour le CPSL.

La décision de ne pas reconduire le Marché de Noël du Vieux-Lévis aurait été causée par le manque d’énergie et de temps des bénévoles de la CDVL à la suite du départ des deux employés permanents au sein de la Corporation. Ces départs auraient été provoqués par une refonte du volet de la revitalisation des vieux quartiers qui devrait être annoncée par la municipalité «au courant de la prochaine semaine».

Le CPSL aurait tenté en vain de reprendre les rênes de l’activité puisque l’aide financière de 10 000 $ de la Ville ne lui était pas transférable. «Nous n’accordons pas de budget de financement à un organisme qui prend en main une activité qui est destinée à une corporation de revitalisation parce qu’il faudrait le faire pour les 250 organismes reconnus par la Ville. […] Il faut être équitable à l’ensemble des organismes alors ces argents doivent revenir à des commerçants ou des citoyens qui organisent une initiative citoyenne dans le cadre de la revitalisation», a justifié le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, en marge du conseil municipal, le 11 novembre dernier.

Selon le premier citoyen, la Ville n’est aucunement responsable de la non-reconduction de l’activité. «Ils (les employés permanents de la CDVL) avaient le 10 000$ et l’aide technique de la Ville. Ces gens-là payés par la Ville indiquent qu’ils abandonnent l’activité (…) ils ont failli à la tâche de façon lamentable», a-t-il argué.

Décision difficile pour la CDVL

Le président de la CDVL, Claude Genest, a tenu à exposer par courriel les explications du conseil d’administration à propos de ce qui l’a poussé à l’annuler l’événement.

«Le départ coup sur coup cet automne de nos deux excellents employés à temps plein a rendu impossible la saine gestion du Marché de Noël un événement signature pour la CDVL. La charge de travail est devenue subitement trop lourde et nous mettait à risque. C’est vraiment la mort dans l’âme que les administrateurs bénévoles de la CDVL ont dû prendre cette décision à l'unanimité au terme d’un conseil d’administration émotif et épuisant de trois heures. Je comprends parfaitement la peine que cela engendre pour nos partenaires, pour les exposants, pour les gens et pour nos valeureux commençants du Vieux-Lévis, car je la partage pleinement. À titre de bénévoles fortement engagés dans notre communauté, nous sommes allés aussi loin que nous avons pu pour sauver cet événement phare qui s'intégrait parfaitement au cachet victorien du Vieux-Lévis», a-t-il mis en lumière.

De plus, le président a tenu à rappeler que le conseil d’administration de la CDVL est satisfait du travail des deux employés qui ont quitté plus tôt cet automne. Il appuie que la marque du Vieux-Lévis a été grandement rehaussée par leurs efforts au sein de l’organisme.

Les anciens employés réagissent

Quelques jours après les déclarations du maire sur l’annulation du Marché de Noël du Vieux-Lévis, les anciens employés de la CDVL ont tenu à réagir.

 Dans un courriel envoyé dimanche au Journal,  ils ont fait savoir qu’ils ont demandé au maire de se rétracter s’il a bien tenu «ces propos qui portent gravement atteinte à notre réputation et à notre dignité» ou de les démentir s’il en conteste l’authenticité, dans une lettre qu’ils lui ont fait parvenir.

Invitée à commenter cette sortie, la porte-parole du maire de Lévis, Geneviève Côté, a fait savoir qu’il ne réagira pas à la missive.

Une initiative des commerçants

Attristés par cette nouvelle, les commerçants du Vieux-Lévis ont décidé de se mobiliser et tenteront d’organiser une activité «pour que le Vieux-Lévis ne soit pas oublié à Noël», a rapporté Natacha Slater du Café la Mosaïque.

Une décision sera prise dans le courant de la semaine afin de faire connaître la nature de cette activité. La Ville s’est engagée à leur fournir le budget de 10 000$ habituellement prévu pour le Marché de Noël du Vieux-Lévis, un appui à la logistique de l’événement ainsi qu’un montant supplémentaire afin de faire la promotion de l’activité dans différents médias.

Avec la collaboration d'Érick Deschênes

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