Le camp de jour du Patro de Lévis accueille 500 enfants cet été tandis qu’habituellement, 1 200 prennent part au Patro-Vacances. CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

En raison de la crise de la COVID-19 et des mesures sanitaires et de distanciation établies par la Santé publique, les camps de jour ont changé leurs habitudes et façons de faire. Sur le territoire lévisien, les camps de jour reprenaient leurs activités le 29 juin dernier.

À ce moment-ci de l’année, le terrain du Patro de Lévis grouille d’enfants qui courent et jouent, on peut entendre des cris et des chants dans le voisinage. Cette année, c’est un Patro plutôt calme et discret qui s’active. 

Les 42 groupes qui totalisent 1 200 enfants ont été remplacés par 45 groupes qui totalisent 500 enfants répartis sur trois sites différents, celui du Patro de Lévis, de l’école secondaire Champagnat et de l’École Pointe-Lévy, en raison de la situation pandémique. On peut y voir des animateurs masqués, des enfants qui se tiennent à un mètre de distance, mais la vie et les sourires sont toujours aussi présents sur les lieux malgré cette édition rapetissée.

La situation a exigé des coordonnateurs du Patro-Vacances énormément d’adaptation et d’énergie, eux qui ont effacé tout ce qu’ils avaient commencé avant la pandémie afin de dessiner un tout autre été. «Habituellement, après le retour des Fêtes, on commence le processus du retour du Patro-Vacances. On va penser à mettre les inscriptions en place et à la thématique de l’été, mais ce qui a été encore plus compliqué, c’est que ça a été long avant d’avoir des nouvelles du gouvernement à savoir si on pouvait ouvrir», expose d’emblée Samuelle Gagnon, coordonnatrice aux opérations du Patro-Vacances.

Tout a dû être repensé, de l’arrivée des enfants à leur départ en passant par les moments d’animation et les dîners. Si le Patro-Vacances élabore habituellement une thématique qui teintera l’été du camp de jour, le thème de l’été, Un été couleur Patro, vise plutôt le support entre les différents Patros de la province face à cette situation difficile. 

Une journée au camp de jour

Cette année, le Patro a décidé de retirer l’offre de service de garde puisque la Santé publique recommandait qu’un enfant soit en contact avec un seul adulte par jour et que si on devait respecter cette consigne avec le service de garde, les animateurs devaient travailler 53 heures par semaine, explique la coordonnatrice aux opérations. Pour pallier ce changement, les journées régulières ont été allongées de 30 minutes le matin et le soir permettant ainsi aux parents de déposer leur enfant à partir de 8h30 et de venir les chercher à 16h30.

«La plupart des parents nous offrent une super belle collaboration. Ce qu’on essaie de leur faire comprendre c’est que pour nous, c’est tout aussi nouveau. Le Patro-Vacances existe depuis des années et on a toujours eu une formule qui était très bonne. On fait face à de l’incertitude tous les jours», mentionne Samuelle Gagnon.

De plus, le nombre d’enfants par groupe a diminué, passant de 15 enfants à 8 ou 10. Ce qui demande aux moniteurs de se réinventer, eux qui mettaient en place trois jeux par période d’animation doivent maintenant en préparer six puisque tout est plus rapide vu le plus petit nombre d’enfants.

«L’enfant s’adapte très bien à cette situation. On lui rappelle qu’il a une bulle de la grandeur de ses bras et que l’autre ami a la même. C’est plus difficile pour les moniteurs parce que s’habituer à de nouvelles façons de faire pour un adulte, c’est toujours moins facile […] On les a aidés à adapter leurs jeux et leur approche naturelle avec les enfants. Ils ont eu une formation sur comment porter le masque, comment le retirer, quand le porter et pourquoi le porter. Le but, ce n’est pas de dire : ’’Il faut que tu le portes et c’est tout’’. On veut qu’ils comprennent le pourquoi», ajoute la coordonnatrice aux opérations.

Des règles à appliquer

Malgré l’évolution des recommandations de la Santé publique, celles-ci sont appliquées méticuleusement par l’équipe du camp de jour. Les enfants jouent à un mètre de distance, des sous-groupes peuvent également jouer à moins d’un mètre, selon la Santé publique.

Les animateurs doivent porter un masque lorsqu’ils ne peuvent se tenir à moins de deux mètres des enfants à l’extérieur, si les deux mètres peuvent être respectés, le masque n’est pas nécessaire. À l’intérieur, tous les animateurs doivent obligatoirement porter le masque comme il est plus difficile de maintenir la distanciation.

Samuelle Gagnon constate également un grand support et des échanges plus fréquents entre les différents camps de jour de la province afin de voir ce qui se fait ailleurs et comment offrir une expérience optimale aux enfants, aux animateurs ainsi qu’aux parents.

Malgré cet été hors du commun, l’équipe du camp de jour du Patro de Lévis souhaite garder «sa magie» pour les enfants.

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