CRÉDIT : SAMANTHA HURLEY - BURST

Accompagné du directeur national de santé publique, Dr Horacio Arruda, le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a annoncé, le 9 juillet, un resserrement des règles pour l'opération des bars dans la province. Avec ces mesures, les autorités provinciales veulent que les consignes de la Santé publique pour freiner la propagation de la COVID-19 soient respectées dans ces établissements.

«Pour ceux qui pensent que la pandémie est terminée, c'est une grave erreur. Au cours des 24 dernières heures, nous avons eu quelque 130 cas. Ça m'inquiète. Selon moi, ne pas suivre les consignes, c'est du grand égoïsme et ça met des gens en danger. Après tous les sacrifices que nous avons consentis, on ne peut pas accepter cela», a d'emblée martelé M. Dubé, lors d'une conférence de presse à Montréal.

À compter du 10 juillet, les titulaires de permis de bar devront cesser de servir de l'alcool à minuit, au lieu de 3h. Par la suite, les clients devront avoir quitté le bar au plus tard à 1h. Plus particulièrement, cette mesure vise à écourter les heures où on constate que la distanciation physique est moins respectée.

De plus, la capacité d'accueil des établissements sera restreinte à 50 % de celle inscrite sur le permis d'alcool. Les activités de danse sont aussi interdites et les clients devront demeurer assis pour consommer de l'alcool.

Par cette série d'obligations, la Santé publique et le ministère de la Santé veulent réduire la circulation de la clientèle dans ce type de lieux «pour contribuer à éviter une recrudescence de la propagation du virus au sein de la population».

Pour s'assurer que ces nouvelles obligations et les consignes de la Santé publique soient respectées, les policiers seront plus présents près des établissements licenciés et des inspecteurs de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) effectueront davantage d'inspections dans les bars.

Quant aux clients, ils sont invités à fournir leurs coordonnées lorsqu'ils entreront dans un établissement licencié. Le tout permettra de créer des registres confidentiels qui pourront être utilisés par la Santé publique pour retracer les personnes qui étaient présentes dans un lieu où un foyer d'éclosion du virus s'est déclaré.

La meilleure option

Du même souffle, le ministre de la Santé a réagi aux différentes critiques lancées par les représentants de cette industrie. Ces derniers ont déploré que la majorité des tenanciers doivent payer pour certains propriétaires qui n'ont pas fait respecter les consignes de la Santé publique. De plus, certains représentants n'ont pas caché leur colère face au manque d'appui financier du gouvernement provincial pour soutenir leur industrie.

«Je sais que cela ne fait pas leur affaire. Mais je crois qu'il s'agit d'un compromis difficile, mais acceptable. L'autre alternative, devant les problèmes que le non-respect des consignes par certains propriétaires provoquent, c'était la fermeture. Nous espérons que ces semonces seront suffisantes. Je ne peux pas prendre le risque de manquer de prudence. La meilleure aide financière aux propriétaires de bars que le gouvernement leur a accordés, c'est de leur permettre d'ouvrir. Et j'ai dit aux représentants de l'industrie que c'est une démarche évolutive. Nous verrons les résultats de nos mesures dans une semaine et nous nous ajusterons», a rétorqué Christian Dubé.

Pas d'annonce sur le port du masque

Quant à la possibilité que le gouvernement impose le port du masque dans tous les lieux publics fermés à l'échelle de la province, le ministre de la Santé et le directeur national de santé publique n'ont pas fait d'annonce à ce sujet jeudi. Certains médias nationaux ont avancé que Québec rendrait obligatoire le port du masque dans ces lieux dès le 20 juillet.

Christian Dubé a simplement laissé entendre qu'une annonce sera faite prochainement, le gouvernement ayant encore des questions au niveau de l'application de cette possible nouvelle consigne.

D'ailleurs, le ministre de la Santé et Horacio Arruda ont une nouvelle fois demandé aux Québécois de porter un masque lorsqu'ils sont dans un lieu public fermé, garder deux mètres de distance avec une personne qui ne vit pas dans son foyer et se laver fréquemment les mains.

 

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