Rosalie Lavoie a récité le poème de Gaston Miron Je t’écris. CRÉDIT : COURTOISIE

Élève de cinquième secondaire au Collège de Lévis, Rosalie Lavoie figure parmi les 42 demi-finalistes du concours de récitation canadien les Voix de la poésie. La jeune femme saura le 25 mars si elle fera partie des neufs candidats qui participeront à la finale organisée en avril.

Par cœur, elle a appris les mots de Gaston Miron et a donné vie au poème Je t’écris, une vibrante déclaration d’amour à l’être aimé absent. Avec sensibilité, la jeune femme incarne les mots et les récite avec émotion.

«C’est une belle déclaration d’amour. Ce sont des mots simples, mais qui veulent tout dire. Ça vient me chercher. Je n’en ai jamais vécu une vraie, mais j’ai pu ressentir ce que l’auteur voulait dire à ce moment-là, ressentir sa peine, l’espoir, l’absence de quelqu’un», partage Rosalie Lavoie.

L’élève de cinquième secondaire au Collège de Lévis, qui fait partie des 42 demi-finalistes aux Voix de la poésie, espère décrocher sa place pour participer à la dernière étape du concours qui se tiendra à Montréal en avril. Les neufs finalistes sélectionnés parmi des candidats de tout le pays seront dévoilés le 25 mars. Pour sa place en demi-finale, Rosalie a remporté un prix de 250 $.

Ressentir les mots

«Je voulais que ce soit comme si le texte était imprégné dans ma mémoire. Quand je le récite, je n’y pense même plus, seulement à mon interprétation et non aux mots. Je ressens les mots, mais c’est comme s’ils faisaient partie de moi», explique-t-elle.

Pendant le temps des Fêtes, Rosalie lisait le poème chaque soir pour le mémoriser. «Quand j’allais travailler, pendant ma fermeture, je le répétais dans ma tête. Quand il me manquait des vers, je savais que le soir j’allais le relire. L’apprendre par cœur n’était pas un problème, car j’aime vraiment le poème que j’ai choisi.»

C’est grâce à un projet lancé par son enseignante de français, Sophie Gamache, que l’élève a eu envie de s’inscrire au concours. Chaque année, la professeure demande aux jeunes d’apprendre par cœur un poème et de le réciter en classe, «un exercice de mémorisation bénéfique», souligne-t-elle.

«Je n’ai jamais été à l’aise de faire des présentations orales. C’est mon gros stress. Mais quand je suis allée en avant de la classe (réciter mon poème), pour la première fois, j’étais bien. J’étais bien dans mon interprétation, les mots faisaient partie de moi, je ne pensais plus à être évaluée. Je ressentais le poème. C’est là que j’ai réalisé à quel point j’aimais ça», confie Rosalie.

Faire connaître un genre mal-aimé

L’exercice fait, les élèves qui le souhaitent peuvent alors s’inscrire au concours dans l’une des trois catégories, francophone, anglophone ou bilingue. L’établissement choisit un candidat par catégorie et c’est ensuite le jury des Voix de la poésie qui sélectionne les finalistes.

Malgré son amour pour les mots, c’est plutôt vers les sciences que Rosalie Lavoie prévoit de poursuivre son chemin. «Mais la littérature, c’est un atout pour la vie, c’est une passion que tu peux réinvestir à n’importe quel moment. J’ai aimé vivre cette passion sous une autre forme que l’écriture.» Et d’ajouter : «Les poèmes, je trouve que ça parle davantage que n’importe quel texte».

«La poésie, c’est un genre un mal mal-aimé, un genre oublié. La poésie peut vraiment nous apporter beaucoup personnellement, nous aider, nous soutenir à traverser des moments difficiles. Ça peut mettre des mots sur des émotions difficiles à reconnaître. La poésie, c’est un passage direct vers le cœur», illustre l’enseignante Sophie Gamache.

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