À bord de la Belle excuse, Christian Roy et Annie Yergeau ont parcouru 10 000 kilomètres entre Lévis et les Bahamas. CRÉDIT : CHRISTIAN ROY

C’est à bord de Belle excuse qu’un couple originaire de Lévis a parcouru 10 000 km entre Lévis et les Bahamas par voie maritime de septembre 2019 à juin 2020. Christian Roy et Annie Yergeau ont partagé des récits de leur grand voyage en voilier sur les réseaux sociaux. Puisque les histoires ont été appréciées par leurs abonnés, c’est une fois de retour au Québec que M. Roy a écrit Belle excuse en toute transparence.

Belle excuse en toute transparence est un récit différent des autres livres de voyage. Il ne constitue ni un journal de bord ni un recueil de conseils techniques pour réaliser un tel voyage. L’auteur y a plutôt abordé ses émotions vis-à-vis les différentes facettes de cette aventure en passant de ce qui les a poussés à partir, jusqu’au déroulement de leur retour à la réalité.

Le livre s’adresse donc à quiconque qui possède un bateau ou qui souhaite réaliser un voyage de ce genre. En bref, il est accessible à toute personne qui aime voyager et découvrir de nouvelles choses. L’auteur y a aussi ajouté une multitude d’images qu’il a lui-même capturées tout au long de leur parcours.

Évidemment, le livre comporte un petit lexique dans ses premières pages afin que le lecteur soit en mesure de comprendre certaines des explications données par M. Roy. Toutefois, c’est toujours en légèreté qu’il aborde la préparation, les moments plus difficiles, les découvertes, les rencontres, les inspirations et également le retour à la maison que le couple a vécu.

En toute transparence

 Le titre de ce récit provient d’abord du nom qu’ils ont offert à leur bateau, Belle excuse. En toute transparence, en revanche, a été inspiré de l’eau que l’on retrouve au Sud, mais surtout du fait de coucher sur papier les émotions et sentiments qu’ils ont vécus lors du voyage. En d’autres mots, de partager aux lecteurs en toute transparence leur histoire.

D’ailleurs, le livre a été écrit, conçu et édité par Christian Roy à l’intérieur des cinq mois qui ont suivi le voyage. C’est lui aussi qui s’est occupé de toutes les étapes de la réalisation.

«Si je n’avais pas écrit le livre dans un court laps de temps, parce que je voulais écrire sur mes émotions, ça aurait été teinté et mes émotions n’auraient plus été les mêmes. Le premier chapitre que j’ai écrit, c’est le chapitre 12 qui est le choc du retour. Je me suis dit que je ne pouvais pas écrire le chapitre du retour après avoir écrit le livre parce que déjà mon choc va être changé», a-t-il souligné.

La routine

 C’est après un souper accompagné d’une bouteille de vin, que le couple n’avait pas pris le temps de découvrir, que l’idée d’effectuer un long voyage à bateau a fait un bout de chemin dans leur esprit.

«On devrait être plus curieux que ça. On a besoin de retourner à l’essence même, soit qu’on est choyé dans la vie. On peut se payer un peu de luxe, se payer des bonnes bouffes et tout ça. Ce serait le fun qu’on prenne le temps d’apprécier aussi», s’est souvenu M. Roy en entrevue avec le Journal. Avant d’ajouter qu’il était entré dans la routine du quotidien et qu’ils «voulaient se déstabiliser un peu».

Bien ironique de leur part, puisque selon le capitaine du navire, il n’y a pas plus routinier que de préparer un départ en bateau.

«La place où il y a le plus un horaire serré et où il y a le plus de tâches que tu dois respecter, c’est sur un bateau. Si j’allais faire une tâche qui était attitrée à Annie, tout de suite ça changeait la donne. Toute notre routine était établie et dès qu’on la change, il y a un risque qu’on oublie quelque chose. Donc, c’est drôle de dire qu’on veut fuir notre quotidien parce qu’on suit quand même une routine.»

Capitaine imposteur

 Depuis 10 ans, Christian Roy possède un voilier et vogue sur les différents plans d’eaux. Autodidacte dans son apprentissage de la voile, il ne s’est jamais considéré comme un capitaine. Après avoir vogué sur la mer, fait face à des conditions météorologiques changeantes et même croisé un ouragan, ce n’est qu’une fois de retour qu’il s’est senti capitaine.

Belle excuse en toute transparence est disponible au voilierbelleexcuse.com ainsi qu’à la librairie Pantoute et chez Boulet Lemelin.

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