Première photo : La directrice de Regart a pris une pause dans ses fonctions (CRÉDIT : ÉMILIE DUMAIS). Deuxième photo : Patricia Nadeau CRÉDIT : COURTOISIE).

La directrice générale et artistique du centre d’artistes en art actuel Regart s’est envolée à Berlin, où elle sera en résidence artistique pendant un an. L’opportunité de se consacrer à sa pratique artistique et développer de nouveaux projets.

Depuis le 1er août, Amélie Laurence Fortin a confié les clés de Regart à une nouvelle directrice générale par intérim. À la tête du centre d’art lévisien, celle qui mène en parallèle une carrière artistique prend une pause dans ses fonctions. Elle va passer un an et demi à Berlin dans le cadre d’une résidence du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) de douze mois.

Après la joaillière lévisienne et membre du conseil d’administration de Regart, Catherine Sheedy, l’an passé, c’est la deuxième fois qu’une artiste du territoire est sélectionnée pour partir créer à l’étranger. «C’est vraiment rare que des supers résidences, qui sont prestigieuses, apparaissent dans la même région. Il y a un focus sur la grande région Québec-Chaudière-Appalaches. Il se passe quelque chose», observe Amélie Laurence Fortin qui cumule déjà cinq années à Regart. 

«Je m’associe beaucoup au territoire de Chaudière-Appalaches, même si mon appartement est à Québec. Je me considère comme une personne de Lévis. Mes parents sont à Lévis, mon travail, ma vie. Quand je fais des demandes, j’écris de Lévis», partage-t-elle.

Même si la résidence dans la capitale allemande, sa ville «préférée», ne débutera que le 1er janvier prochain, l’artiste a devancé son départ de six mois afin de prendre ses repères et faire de la prospection en amont. «J’ai de la difficulté à me trouver dans un nouveau lieu et m’adapter rapidement. Ça me prend beaucoup de temps, parce que je fais de la cartographie. J’explore en cercles concentriques, de plus en plus larges.»

Des concepts scientifiques cachés

Bien loin du «divertissement», comme elle l’avoue, Amélie Laurence Fortin «rentre dans des obsessions» et va jusqu’au bout. Celle qui travaille maintenant sur la gravité a toujours des concepts scientifiques cachés derrière ses propositions. L’art et la science ne sont finalement pour elle que deux façons d’observer les mêmes phénomènes.

«Faire de l’art me permet d’acquérir des connaissances. Je travaille avec des phénomènes que je ne comprends pas tout à fait. Je les expérimente jusqu’à ce que je les comprenne vraiment bien. C’est comme si j’étais en train de faire la physique du cégep», explique-t-elle.

L’artiste s’intéresse aux éléments de la nature ou à des objets mécaniques, les augmente et les transforme afin d’en révéler la dimension sublime, sans laisser paraître l’aspect technique pour autant. 

«La façon dont je fais de l’art, c’est sur la résolution de problèmes. Donc, j’ai un problème que je ne sais pas comment résoudre et j’essaie d’arriver à sa finalité, illustre Amélie Laurence Fortin. Je fais des objets clairs. Je travaille avec la visibilité et le poids, donc, la gravité. La mise en espace est aussi importante que la recherche. C’est là que je crée quand j’installe les œuvres.»

Explorer les rêves

À Berlin, l’artiste explorera le rêve, dans l’un des trois projets qu’elle prévoit développer. Vie rêvée ou songes du sommeil, elle travaillera à partir de ses rêves et ceux de l’astrophysicienne, Gabrielle Simard, qui a la particularité de ne rêver que de formes géométriques, avec qui elle collabore. La scientifique est impliquée dans le mouvement STEAM, Science Technology Engineering Art and Mathematics, qui relie les arts et la science afin de créer des projets hybrides.

«Le monde invisible, le monde du rêve, c’est chargé de lyrisme. Je remplis des formes géométriques de lyrisme et, elle, c’est l’inverse. Elle a un monde très géométrique et elle veut que sa vie soit lyrique. On est dans une opposition, qui fait qu’on a envie de se parler», raconte Amélie Laurence Fortin.

Ensemble, elles essaieront de trouver une façon de travailler sans s’instrumentaliser l’une et l’autre. «Je travaille avec beaucoup de scientifiques, mais en général, je vais chercher leurs connaissances et je les ramène dans mon domaine. Il y a une entente cordiale et tacite. Mais je ne leur transfère pas mon domaine.»

Écriture ou dessin, la forme finale reste à déterminer, tant que tout se passe «dans le consentement» entre les deux partenaires qui se trouvent au début de leurs recherches.

Patricia Nadeau assure l’intérim

Depuis le début du mois d’août, Patricia Nadeau a pris ses fonctions au poste de directrice générale par intérim, puisqu’Amélie Laurence Fortin est en congé sabatique d’un an et demi, le temps d’une résidence à Berlin. Récemment retraitée du Conseil des arts et des lettres du Québec, où Patricia Nadeau a agi en tant que chargée de programmes pendant plus de 20 ans, elle est reconnue pour son dynamisme et sa détermination.

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