Le responsable des sports de l’École Marcelle-Mallet, Michel Labbé, a quitté ses fonctions pour la retraite après plus de 31 ans en poste. CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

C’est le 17 décembre dernier que le responsable des sports de l’École Marcelle-Mallet, Michel Labbé, a pris sa retraite après plus de 31 ans d’implication au sein de l’école privée du Vieux-Lévis. À 58 ans, le Lévisien tire sa révérence en laissant une marque indélébile auprès de l’établissement scolaire et du développement de ses équipes sportives.

Michel Labbé est arrivé en poste à l’École Marcelle-Mallet au courant de l’année scolaire 1990-1991. Il se souvient qu’à l’époque, ce sont les Sœurs qui l’ont approché puisqu’un gymnase allait être construit entre les murs de l’école privée et qu’elles souhaitaient offrir des sports à ses élèves.

À ce moment, Michel Labbé a «sauté sur l’opportunité», lui qui avait obtenu son baccalauréat en éducation physique à l’Université du Québec à Trois-Rivières en 1986.

À ses tous débuts, le responsable des sports de l’École Marcelle-Mallet avait tout à construire. Il devait s’occuper des sports ainsi que des locations du gymnase, en plus d’assumer une responsabilité d’enseignant d’éducation physique. Encore aujourd’hui, le Lévisien se souvient de sa première journée comme si c’était hier.

«La première journée où je suis venu visiter le gymnase de l’école, il y avait une odeur dont je me souviendrai toujours. Et souvent, quand j’ouvre le gymnase encore aujourd’hui et que la ventilation n’a pas été ouverte, ça sent pareil. C’est toujours un bon souvenir qui me vient en tête à ce moment, je n’en reviens pas!», partage-t-il.

Puis, avec une assiette de responsabilités trop remplie, M. Labbé a fait le choix d’abandonner ses tâches d’enseignement pour se concentrer au développement des sports de l’établissement scolaire lévisien.

«J’ai toujours préféré m’occuper des sports parce que j’étais entouré de jeunes qui voulaient se dépasser de façon volontaire», raconte le retraité.

Une carrière à s’adapter aux passions des jeunes

À son arrivée entre les murs de l’École Marcelle-Mallet qui était encore à l’époque uniquement réservée aux filles, le responsable des sports ne pouvait offrir que du badminton et du volleyball. Au fil des années, Michel Labbé a toujours eu le même objectif, c’est-à-dire d’offrir un éventail de choix qui conviendrait aux élèves.

«Il y a eu un bon défi quand les garçons sont arrivés à Marcelle-Mallet. Je me demandais comment on allait organiser ça, s’ils allaient aimer les mêmes sports que les filles. Ça a été de s’adapter et de trouver une offre qui allait plaire à tous», cite-t-il à titre exemple.

Sous la supervision de M. Labbé aux sports, l’école privée lévisienne a offert une multitude de disciplines comme le badminton, le volleyball, le rugby, le soccer intérieur, l’ultimate frisbee, le cheerleading, le basketball, l’athlétisme et plusieurs autres.

«J’ai toujours dû répondre à la demande des jeunes pour qu’il y en ait le plus possible qui puissent pratiquer un sport qu’ils aiment. De suivre et voir des sportifs qui sont passés par ici et qui ont du succès, c’est une grande source de fierté pour moi», explique le Lévisien.

Un passage marquant

Parmi les nombreux défis qui se sont présentés à Michel Labbé au cours de sa carrière, celui de recruter des entraîneurs en a toujours été un de taille qu’il a relevé avec brio. Il se rappelle également que les élèves et le personnel de l’école n’ont jamais hésité à mettre l’épaule à la roue lorsqu’il était à la recherche de solution. Le responsable des sports retraité a été animé au cours de passage à l’École Marcelle-Mallet par sa passion pour les gens et la passion des jeunes pour leur sport.

«Ce qui me marque le plus de mon passage ici, ce sont les gens. Que ce soient les jeunes ou les membres du personnel, il y a quelque chose de spécial à l’école et c’est certain que je vais garder ça près de moi», souligne-t-il.

Déjà, M. Labbé souhaite profiter de sa retraite en pratiquant la chasse et la pêche de façon récréative, il prévoit aussi de se garder en forme en pratiquant différents sports et surtout, il désire encore s’impliquer auprès de l’École Marcelle-Mallet. Il prévoit déjà à son horaire d’offrir quelques plages afin de faire de la surveillance en classe.

«Quand les sports ont repris à l’automne, après la pause de la pandémie, il s’est remis à avoir du bruit dans le gymnase. Les jeunes riaient et avaient du plaisir. À ce moment-là, je me suis rendu compte à quel point j’ai aimé mon travail», conclut le Lévisien.

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