CRÉDIT : MÉLANIE LABRECQUE

Le ciel menaçant et le temps frisquet du 30 mai n'ont pas arrêté les quelque 1 700 jeunes participants du 4 km de la santé. L’épreuve, qui en est à sa 32e édition, s’est déroulée hier dans les rues de Saint-Agapit, dans la MRC de Lotbinière.

Par Mélanie Labrecque - Collaboration spéciale

Chaque année, les jeunes de la 6e année de toutes les écoles de la Commission scolaire des Navigateurs (CSDN) se donnent rendez-vous, en mai, pour participer à cette course amicale, non chronométrée.

L’ambiance, quelques minutes avant le coup d’envoi, était fébrile. Les premiers coureurs se sont rapidement élancés sur le parcours après que le directeur général adjoint de la CSDN, Benoît Langlois, ait donné le coup de départ.

«C’est de favoriser l’activité physique chez les jeunes et de faire en sorte qu’ils prennent de saines habitudes de vie. Cela fait partie du rôle d’une commission scolaire, au niveau éducatif, de voir à ce que les jeunes prennent leur condition physique en main», a-t-il indiqué. L’ancien professeur d’éducation physique était heureux de voir la motivation des enfants.

Pour certains, la course a été facile et ils ont complété le parcours en moins de 15 minutes. C’est Loïc, un élève de l’École du Grand-Fleuve de Saint-Romuald, qui est arrivé premier. D’autres ont eu plus de difficulté et mis plus de temps à rallier la ligne d’arrivée, mais le sentiment de fierté était tout aussi présent.

Épuisée après avoir franchi la ligne d’arrivée, la jeune Marie-Maude avait tout de même le sourire aux lèvres. Même si elle a pensé abandonner pendant le parcours, elle a finalement décidé de persévérer. Elle a complété sa course avec une amie.

«Ça devient une réussite et souvent les derniers qui vont arriver, sont ceux qui sont les plus heureux d’avoir réussi à le faire. Ça complète bien leur primaire», a confirmé l’enseignant d’éducation physique à l’École de Taniata, Jean Boily.

«Ils sont contents de venir ici. C’est un bel événement pour eux et on espère qu’ils gardent le goût de faire de l’activité physique», a rajouté le directeur de l’École Beaurivage, Bernard Demers.

En une heure, les enfants avaient pratiquement tous complété la course.

Préparation

Un défi comme celui-là demande beaucoup de travail en amont. Les jeunes s’entraînaient depuis le début du mois de mai.

«À partir de la fin avril, ils reçoivent chacun un carnet d’entraînement. Pendant les cours d’éducation physique, on fait de l’entraînement de course. Ils le font aussi à la maison, soit en minutes ou en kilométrage. […] Au début, il y en a qui sont plus réticents, des moins sportifs, mais avec l’entraînement, ils sont capables de réussir», a expliqué M. Boily.

«À l’école, j’ai trois enseignants en éducation physique qui travaillent beaucoup ensemble, les cours sont en même temps et ils se pratiquent depuis le mois d’avril», a poursuivi Bernard Demers.

Faire bouger les jeunes

 Le 4 km de la santé est une initiative de Robert Bégin, qui travaillait à l'École Belleau, et de Gerry Fassett. Ils ont eu l’idée d’organiser un tel événement après avoir participé, avec une trentaine de jeunes, à une course de 5 km, à Québec. «Pour nous, le cinquième kilomètre était peut-être de trop, si on voulait faire une course plus accessible à l’ensemble des jeunes qui souvent n’ont aucune expérience en course à pied», a expliqué M. Bégin.

Le tout s’inscrivait déjà à l’époque dans une démarche pour inculquer de saines habitudes de vie aux jeunes. «L’un des objectifs était de parler nutrition, d’initiation à la course. C’était un mélange de plusieurs choses. Chaque élève avait un petit cahier d’entraînement personnel qu’il faisait à l’école et à la maison. On demandait aux parents de contrôler et on s’est aperçu que certains s’entraînaient avec leur jeune et venaient faire la course. C’était tout un cadeau», a-t-il ajouté, heureux de voir le succès que remporte l’événement aujourd’hui.

 

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