L’équipe Océan fera partie des trois équipes de canot à glace qui seront en vedette dans la série documentaire Conquérants des glaces. CRÉDIT : MICHEL LEGENDRE ET JACQUES PROULX

Le 10 janvier prochain débutera la série de huit épisodes Conquérants des glaces sur les ondes de Historia. Cette série documentaire, qui met en lumière le sport du canot à glace, offrira les images de sept courses de canot à glace, dont celle du Carnaval de Québec et du Grand Défi, qui se déroulent sur le fleuve Saint-Laurent entre Québec et Lévis.

Au cours de la saison 2018-2019 de canot à glace, l’équipe de tournage a suivi trois équipes, Spektrum (Élite masculin), Blaxton-Latulippe (Élite féminin) et Océan (Sportive). L’objectif de cette série est de faire connaître un sport qui fait partie intégrante de l’histoire québécoise.

«On dit que ce sport est inscrit dans le patrimoine québécois, mais quand j’en parle à des amis, ils ne savent même pas ce que c’est. Je trouve que l’émission en donne une très bonne définition. Il y a beaucoup d’images d’archives. Les gens vont bien comprendre et saisir l’importance de ce sport dans l’histoire du Québec», explique Thibaud Toustain, Lévisien et membre de l’équipe de canot à glace Océan.

Le canot à glace est ce sport d’hiver qui regroupe une équipe de cinq canotiers. Le défi se trouve dans le changement de surface étant donné que les cinq canotiers doivent alterner entre la rame et la trotte sur la glace. Par contre, certains dangers guettent les courageux qui pratiquent ce sport, le courant du fleuve et la glace, qui peut se casser sous le poids du canot et de ses occupants.

Au fil des épisodes, les téléspectateurs pourront vivre les émotions fortes rattachées à ce sport, selon le Lévisien. «Il y a beaucoup de rythme dans la série, ça représente vraiment bien ce qu’on vit sur le bateau. Ça bouge et ça brasse sur un canot à glace! L’intensité du sport a été bien saisie», mentionne-t-il.

Outre le défi du sport, le tournage n’était pas si simple. «Avec du recul, c’était un peu intrusif. Il fallait gérer d’autres facteurs comme des techniciens, c’était un bon défi. Je me souviens d’un technicien qui terminait ses tests quelques secondes avant le signal de départ d’une course», s’amuse à raconter Éric Robitaille, coéquipier de Thibaud Toustain au sein de l’équipe Océan.

Pourquoi le canot à glace?

 «Je jouais au rugby l’été et l’hiver, je cherchais à faire un autre sport intense. J’ai participé à un entraînement avec l’équipe Océan et j’ai eu beaucoup de plaisir parce que ça demande un gros effort physique. Dans ma tête, j’essayais une seule fois, mais à la fin de l’entraînement, j’ai appris que j’étais mis à l’essai et j’ai intégré l’équipe comme ça», se rappelle Thibaud Toustain.

De son côté, Éric Robitaille a intégré l’équipe parce qu’elle se cherchait des dépanneurs lors des pratiques en début de saison. Après deux ans, il s’est fait offrir un poste.

Pour eux, le canot à glace est devenu une tradition et un incontournable chaque hiver. Ils ont développé une foule d’aptitudes sur l’eau et la glace. Il est maintenant naturel pour eux de s’accrocher au canot lorsque la glace se dérobe sous leurs pieds et que leurs jambes font une trempette dans l’eau glacée du Saint-Laurent en plein mois de janvier.

«Outre l’effort, le défi, c’est la gestion de la glace. […] Ce qui fait la force d’une équipe, c’est sa lecture de la glace. Comment trouver une glace qui va te porter, qui va être rapide et qui sera une bonne surface qui demandera le moins de transitions entre ramer et trotter», expose Éric Robitaille.

«On se sent privilégiés de pratiquer ce sport-là. Ça coûte tellement cher qu’il faut des commanditaires. On est peu nombreux à le pratiquer et on a des vues exceptionnelles sur le fleuve quand on rame», ajoutent les deux canotiers.

La série documentaire Conquérants des glaces sera diffusée dès le 10 janvier prochain sur les ondes de Historia. Pour plus d’information : www.historiatv.com.

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