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Par voie de communiqué, Repensons Lévis (RL) a annoncé lundi que l'ancien maire de Saint-Romuald de 1995 à 2002, conseiller municipal du district Saint-Romuald sous les couleurs de Lévis Force 10 (LF10) de 2005 à 2013 et candidat néodémocrate en 2015 dans Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, Jean-Luc Daigle, lui donnait son appui.

Dans sa lettre d'appui, celui qui également été membre du comité exécutif et président du conseil d'arrondissement Chutes-de-la-Chaudière-Est sous l'ère Danielle Roy Marinelli, la prédécesseure du maire sortant Gilles Lehouillier à la tête de LF10, critique vertement le travail du premier citoyen actuel au niveau de la démocratie municipale.

«Lorsque j'étais encore élu en 2013, nous avons choisi celui qui allait devenir maire de Lévis. Nous l’avions rencontré dans un restaurant du quartier Saint-David et il s’était engagé formellement à partager le pouvoir avec tous les élus en leur redonnant une pleine visibilité. Force est d’admettre aujourd’hui qu’il n’a pas tenu sa promesse puisque la vaste majorité de la population ne saurait nommer son représentant de quartier et ses responsabilités. Le maire actuel s’est approprié toutes les sorties médiatiques sur la plupart des dossiers pour satisfaire sa seule popularité en éclipsant ses conseillers. Dès le départ, il a muselé toute opposition en nommant la seule personne, qui ne faisait pas partie de son équipe, au très important comité des finances de la Ville. Cette personne a par la suite rejoint son équipe», a déploré M. Daigle.

Du même souffle, il a argué que la décision de l'administration Lehouillier d'abolir la deuxième période de questions lors des séances du conseil municipal était une «atteinte à la démocratie». «Il (Gilles Lehouillier) a supprimé la seconde période de questions réservée au public, laquelle avait une durée illimitée pour ne retenir qu’une brève période de 30 minutes en début de séance et ses réponses s’étirent sur les deux tiers du temps.»

Toujours dans sa lettre d'appui, Jean-Luc Daigle a souligné les bénéfices, selon lui, de la présence d'élus de différents partis au sein du conseil municipal de Lévis. Citant les expériences qu'il a vécues dans l'ancienne Ville de Saint-Romuald et à la Ville de Lévis, il a martelé que la présence d'opposition permet de bonifier les projets qui sont étudiés par les échevins.

Ainsi, il «invite fortement» la population lévisienne à voter le 7 novembre prochain pour le chef et candidat à la mairie de RL, Elhadji Mamadou Diarra, ainsi que les candidats de cette formation pour les 15 postes de conseiller pour «ramener un vent de démocratie» à Lévis.

RL veut une deuxième période de questions

D'ailleurs, RL a profité de la publication de la lettre d'appui de Jean-Luc Daigle pour dévoiler un engagement en ce qui a trait à la démocratie municipale.

S'il est élu le 7 novembre prochain, Elhadji Mamadou Diarra s'engage à rétablir les deux périodes de questions réservées aux citoyens lors des séances du conseil municipal de Lévis, comme cela était en vigueur jusqu'à il y a trois ans.

«En 2018, les élus actuels, sans aucune opposition, ont aboli la deuxième période de questions au conseil de ville. Je souhaite donc partager aujourd’hui l’intention de ma formation politique de rétablir les deux périodes de questions citoyennes lors des séances de conseil de ville. C’est une question de participation citoyenne et de transparence des élus», a affirmé M. Diarra, avant d'ajouter que le retrait de la deuxième période de questions «a limité le droit de parole de la population et a contribué à accentuer l’opacité de l’Hôtel de Ville».

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