CRÉDIT : BURST

Par voie de communiqué, Repensons Lévis (RL) a présenté ses engagements environnementaux, le 4 octobre. S'il obtient le pouvoir le 7 novembre prochain, le parti s'engage notamment à planter 150 000 arbres lors des 10 prochaines années.

Ces milliers d'arbres seraient plantés sur les terrains municipaux situés dans le périmètre urbain.

Avec cette promesse, le chef de RL et candidat à la mairie de Lévis de cette formation, Elhadji Mamadou Diarra, s'engage à faire passer l'indice de canopée de la ville (étendue du couvert végétal formé par les arbres) à 40 %. Selon RL, l'indice de canopée oscille entre 30 et 35 % dans l'ensemble de la Ville de Lévis, selon les dernières données disponibles de 2015.

Tel que suggéré par l’Association forestière des deux rives (AF2R), rencontrée par RL,  le parti dirigé par M. Diarra entend mettre en place un programme de verdissement résidentiel et commercial afin d’encourager la plantation d’arbres sur les terrains privés et «ainsi atteindre un objectif de verdissement global».

En  plus de planter des arbres, Repensons Lévis désire suivre «rigoureusement» la progression de l'empreinte carbone de Lévis. Dans le document transmis aux médias le 4 octobre, Elhadji Mamadou Diarra s'est questionné sur le travail de l'administration de Gilles Lehouillier, le maire sortant et chef de Lévis Force 10 (LF10), à ce sujet, rappelant notamment la critique du vérificateur général de la Ville, Yves Denis.

Ce dernier avait affirmé, contrairement à ce qui était inscrit dans le Plan de réduction des gaz à effet de serre de 2013-2021 de la Ville de Lévis, qu'aucun inventaire des gaz à effet de serre émis par la Ville n’a été réalisé depuis le début de l’ère du maire sortant.

Dans le but d'améliorer le bilan environnemental de Lévis, RL promet de déployer les «efforts nécessaires», notamment en matière de transition énergétique, d’agriculture urbaine et de verdissement de la ville.

Pour y arriver, le parti veut adopter une réglementation facilitant l'aménagement des toits verts et des murs végétaux, offrir de la formation continue à l'administration municipale «afin d'être continuellement à jour et innovateur en matière d'environnement» et créer le parc Central, qui remplacerait le prolongement du boulevard Étienne-Dallaire entre les rues Chateaubriand et Charles-Rodrigue.

«Prendre nos responsabilités environnementales, en tant que ville, ce n’est pas plus dispendieux que le contraire. Par exemple, notre projet de parc Central sera beaucoup moins coûteux que le projet de boulevard asphalté, en plein d’un quartier résidentiel, tel que proposé par LF10. D’ailleurs, le projet de parc Central sera garant d’une meilleure qualité de vie pour la population. Agir pour l’environnement, c’est gagnant économiquement et socialement», a conclu M. Diarra.

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