Comme en 2017, André Voyer espère devenir le maire de Lévis afin de mettre en place son projet de démocratie municipale directe. CRÉDIT : ÉRICK DESCHÊNES

Seul adversaire de Gilles Lehouillier lors des élections municipales en 2017, André Voyer tentera de nouveau sa chance cet automne lors de la course à la mairie de Lévis. Avec cette nouvelle candidature indépendante, le résident de Lauzon désire mettre en place son projet de démocratie municipale directe s’il obtient la confiance de ses concitoyens le 7 novembre prochain.

Comme en 2017, André Voyer désire mettre en place de nouvelles structures, comme des conseils de quartier et une assemblée générale citoyenne, pour permettre aux citoyens de s’impliquer davantage dans la vie politique municipale. De plus, ces instances permettraient de développer des projets de la base avant qu’ils ne soient étudiés par le conseil municipal.

Avec sa constitution pour un «gouvernement démocratique municipal», le sexagénaire soutient qu’une multitude d’opinions pourraient être entendues, ce qui n’est actuellement pas le cas selon lui avec un conseil municipal composé entière-ment d’élus du maire sortant de Lévis, Gilles Lehouillier.

«Mme Roy Marinelli (la prédécesseure de M. Lehouillier) n’était pas une grande démocrate, mais il y avait quand même une période de questions d’une heure avant le conseil et une période d’une demi-heure après la séance. M. Lehouillier a annulé cette pé-riode de questions et il a réduit à une demi-heure celle se déroulant avant le conseil. Et lors de cette période, il parle la moitié du temps. Les seules personnes qui sont les bienvenues dans cette enceinte, ce sont les adorateurs de sa majesté, ceux qui pensent comme lui. Les autres qui s’opposent à lui se font bloquer, parfois avec agressivité», a déploré M. Voyer.

Environnement et services aux citoyens

 De plus, André Voyer veut de nouveau devenir maire de Lévis en raison de ses préoccupations environnementales. Désirant que sa ville fasse sa part dans la lutte contre les changements climatiques, le politicien désire passer à l’action à ce chapitre. Amélioration de la fluidité du transport, élimination des îlots de chaleur, construction d’une usine de biométhanisation, élaboration de plans de développement agricole et immobilier ou amélioration de l’efficience de la collecte des matières résiduelles font partie des engagements qu’il veut concrétiser s’il obtient la confiance des Lévisiens le 7 novembre.

«Je crois que M. Lehouillier se prend pour un ministre (provincial) sans ministère. Il ne fait que mettre en place des politiques, mais il n’y a pas de plan d’action. Une municipalité doit mettre en place des plans d’action pour concrétiser sa vision», a imagé M. Voyer, avant de rappeler que la lutte au réchauffement climatique nécessite des actions très rapides.

Quant au dossier du troisième lien, le candidat indépendant juge la mouture actuelle du projet comme trop dispendieuse. Il croit que la somme prévue pour la réalisation du tunnel Québec-Lévis devrait plutôt être investie dans un projet de métro à Lévis, dans une optique de développement durable avec l’accroissement continu de la population lévisienne au cours des prochaines années.

Au niveau des services, comme il estime que Lévis accuse un important retard sur son offre de services sportifs et culturels, André Voyer promet une nouvelle fois d’investir 1,5 G$ lors de son premier mandat à la mairie de Lévis pour bonifier les infrastructures récréatives et culturelles. 100 M$ seront investis par district dans ce but, notamment pour construire des aquarénas à Saint-Jean-Chrysostome, Saint-David et Pintendre si les citoyens sont en faveur de ces projets. Pour financer ces infrastructures, André Voyer se tournerait vers le gouvernement provincial.

Une candidature pour défaire Gilles Lehouillier

Même si un parti qui s’oppose au maire sortant est désormais présent dans tous les districts de la ville, André Voyer a une nouvelle fois préféré faire cavalier seul. Il estime que la candidature indépendante est le seul véhicule lui permettant de mettre de l’avant sans compromis ses idées.

D’ailleurs, celui qui a obtenu près de 8 % des suffrages en 2017 estime qu’il est le candidat le mieux placé pour battre Gilles Lehouillier parmi les quatre aspirants au poste outre le maire sortant, soit Elhadji Mamadou Diarra (Repensons Lévis), Chamroeun Khuon (indépendant) et Maryse Labranche (indépendante).

«Je ne vois pas de problème à ce qu’il y ait trois autres candidats qui s’opposent comme moi à Gilles Lehouillier. Notamment au niveau environnemental, un enjeu capital pour notre époque, il ne voit pas les problèmes. Il dit qu’il n’y a pas d’étalement urbain, mais il fait de la déforestation (pour le développement immobilier). Il n’a pas d’idées et il n’exerce pas de leadership. Je suis le seul candidat qui est capable de prendre la mairie. Avec moi, Gilles Lehouillier va trouver chaussure à son pied. Mon électorat potentiel ne se trouve pas dans les quelque 35 000 électeurs qui ont voté pour Gilles Lehouillier en 2017, un électorat que cible aussi Repensons Lévis», a conclu André Voyer.

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