En 2017, Maryse Labranche avait été l’une des quatre porte-couleurs de Renouveau Lévis lors des élections aux postes de conseillers. Elle tente maintenant sa chance à la mairie. CRÉDIT : COURTOISIE

Désirant «libérer Lévis», l’ancienne militante et candidate du défunt parti Renouveau Lévis, Maryse Labranche, s’est portée candidate indépendante à la mairie de Lévis. Le 7 novembre prochain, elle espère obtenir la confiance de ses concitoyens afin d’amener une administration municipale plus proactive afin de répondre plus précisément aux besoins des Lévisiens.

«Je pensais depuis longtemps à me porter candidate à la mairie et j’ai décidé de faire le saut cette année. Je connais bien Lévis pour avoir vécu dans plusieurs quartiers de la ville et je me suis impliquée dans plusieurs organismes. En plus, avec mon animalerie à Saint-Nicolas et mon travail de comptable, cela m’a permis de voir ce qui se passe chez nous. J’ai de bons projets porteurs que je veux proposer à mes concitoyens», a d’entrée de jeu expliqué Mme Labranche sur ses motivations derrière cette nouvelle aventure politique.

Entrepreneure, la résidente du quartier Lévis désire notamment mettre en place diverses initiatives concrètes afin de soutenir les commerçants de la ville, particulièrement en raison des difficultés provoquées par la pandémie. Pour ce faire, Maryse Labranche aimerait que les taxes commerciales soient nivelées. Ainsi, les commerçants de proximité, tels les propriétaires de dépanneurs, verraient leur compte de taxes diminuer tandis que les grands commerçants, comme les propriétaires de grandes bannières attirant des clients de l’extérieur de Lévis, feraient face à un effort fiscal plus important.

De plus, elle aimerait permettre aux commerçants de pouvoir installer des affichettes le long des rues pour faire connaître leurs services. «Cela peut peut-être paraître comme de petites choses, mais ce sont de petites choses concrètes qui vont faire la différence pour les entrepreneurs», a argué la candidate indépendante.

Investir dans les infrastructures

Une administration Labranche aurait également un important programme d’immobilisations afin de corriger certains problèmes identifiés par la seule femme en lice à la course à la mairie de Lévis. Maryse Labranche aimerait dans un premier temps améliorer la qualité de l’eau potable produite par la Ville de Lévis. De plus, elle estime que Lévis Force 10, le parti du maire sortant Gilles Lehouillier, n’a pas assez investi dans les infrastructures d’aqueduc et d’égout.

Inquiète de la hausse des loyers dans la ville, Maryse Labranche s’engage à augmenter le nombre de logements sociaux disponibles à Lévis et à travailler à mettre en place des solutions pour s’attaquer au phénomène des «rénovictions».

Au niveau de la fluidité de la circulation, la candidate indépendante à la mairie aimerait que des projets ayant une plus grande vision régionale soient mis de l’avant. «Embêtée» par l’emplacement actuel du futur tunnel Québec-Lévis puisqu’elle craint la création d’une nouvelle zone d’embouteillage en raison de la proximité avec le centre-ville de Lévis, Maryse Labranche ne cache pas sa préférence un troisième lien plus à l’est, dans l’axe route Lallemand/île d’Orléans/Beauport.

Toujours en ce qui a trait aux routes, la femme œuvrant dans le monde des affaires plaide pour la création d’une troisième artère est-ouest dans le Grand Lévis. Cette grande route serait située au sud de Lévis, dans l’axe Saint-Henri/Saint-Lambert-de-Lauzon/Lotbinière.

«Il faut se pencher sur la création d’un troisième axe est-ouest. S’il y arrive quelque chose sur l’autoroute 20 ou la route 132, c’est l’enfer et les automobilistes doivent emprunter de longs détours pour éviter l’artère qui est bloquée. Ça n’a pas de bon sens qu’une ville de 150 000 habitants ne dispose que de deux grands axes pour la traverser. Par contre, le développement va vite dans la couronne de Lévis (et un nouvel axe dans ce secteur permettrait de dégager les deux autres qui traversent Lévis)», a imagé Mme Labranche.

Enfin, comme tous les autres candidats qui s’opposent à Gilles Lehouillier, Maryse Labranche désire améliorer la transparence et la vitalité démocratique à l’Hôtel de Ville, si elle est élue.

«J’ai bien de la misère avec le travail dans ce dossier de l’administration actuelle. Lors de la période de questions, il n’est désormais permis que de poser qu’une seule question. Comment on peut débattre de sujets importants avec une seule question? En plus, lorsqu’une question est posée, c’est toujours M. Lehouillier qui répond. C’est à se demander ce que font les 15 conseillers», a déploré Mme Labranche en guise de conclusion.

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