CRÉDIT : CAPTURE D'ÉCRAN

Elhadji Mamadou Diarra, chef du parti politique Repensons Lévis (RL) et candidat à la mairie de Lévis, accompagné de Vanessa Couturier et Mireille Bélanger, candidates de RL dans les districts Breakeyville et Saint-Nicolas respectivement, a annoncé, le 14 octobre, qu’il fera de la sécurité routière un enjeu crucial s’il venait qu’à être élu le 7 novembre prochain. Le parti politique municipal lévisien souhaite notamment abaisser la vitesse de la circulation routière à au moins 40 km/h dans tous les secteurs résidentiels de la ville ainsi que près des infrastructures de sports et de loisirs.

«Trop de jeunes qui circulent dans les rues de nos quartiers sont exposés à des dangers qui pourraient être enrayés avec une volonté politique ferme», a soutenu M. Diarra. Si les Lévisiens venaient qu’à le choisir comme maire de Lévis, le chef de RL a assuré que la sécurité piétonnière et cycliste sera la «priorité absolue» de son administration.

S’il était accompagné des candidates à titre de conseiller municipal des districts Breakeyville et Saint-Nicolas, c’est que ces quartiers vivent avec un important enjeu de sécurité routière. RL s’est désolé de constater que les voitures roulent à des vitesses excessives sur l’avenue Saint-Augustin et sur la rue Saint-Hélène à Breakeyville.

«Ça fait des années que le maire sortant dit qu’il va agir entre autres pour renforcir la sécurité piétonnière sur la route 132 à la hauteur du Village de Saint-Nicolas, mais il met la faute sur le (dos) du ministère des Transports, à qui appartient cette route», a argué Elhadji Mamadou Diarra à propos du district Saint-Nicolas.

La vitesse d’au moins 40 km/h a été retenue par le parti municipal puisque l’Institut national de santé publique du Québec a démontré que pour les piétons et les cyclistes, le risque de décès lors d’une collision avec un véhicule est de seulement 10 % à une vitesse de 30 km/h tandis qu’elle grimpe à 75 % à une vitesse de 50 km/h.

Une demande citoyenne

Repensons Lévis s’est notamment appuyé sur divers commentaires de citoyens et statistiques afin de faire de la sécurité routière un de ses plus grands chevaux de bataille. Le parti politique a souligné que le Service de police de la Ville de Lévis a enregistré 5 579 accidents de la route, dont il avait la responsabilité du dossier, sur son territoire depuis 2017. Bien que la pandémie ait contribué grandement à une diminution de 70 % des accidents de la route entre 2019 et 2020, il n’en est pas moins important de s’en préoccuper, selon M. Diarra.

«Je souhaite que nous continuions sur cette lancée, je veux que nous travaillions à réduire les accidents sur la route. Je souhaite évaluer la circulation routière dans chacun des districts et évaluer les possibilités de réduction de la vitesse», a-t-il soutenu.

Ajoutons que le parti a assuré que les Lévisiens sont grandement préoccupés à propos de la sécurité routière. «On entend régulièrement cette problématique lors de notre porte-à-porte. Il ne faut pas attendre qu’il y ait un accident pour agir, non, il faut agir en amont», a ajouté le candidat à la mairie de Lévis.

RL analysera également l’ajout de mesures physiques, comme des dos d’âne ou l’ajout de signalisation de traverse piétonnière, dans certains secteurs afin d’atteindre son objectif qui est d’enrayer le nombre d’accidents mortels chaque année sur le territoire.

LF10 déjà en marche sur ce dossier

La conseillère municipale sortante du parti politique municipal Lévis Force 10 (LF10) – Équipe Lehouillier dans le district Bienville et présidente du Comité consultatif sur la sécurité publique et la circulation de la Ville de Lévis, Amélie Landry, a tenu à souligner au Journal que sa formation politique avait déjà préparé les assises concernant la sécurité dans les rues du territoire lévisien avant la campagne électorale.

En effet, en mai dernier, le maire sortant, Gilles Lehouillier, avait annoncé la mise en place d’une nouvelle direction des transports et de la mobilité durable à la Ville de Lévis. Le premier mandat de cette dernière est, notamment, d’entreprendre un chantier sur la sécurité dans les rues résidentielles et la fluidité de la circulation dans l’ensemble du territoire lévisien.

«Avec la création de la nouvelle direction de transport et mobilité, c’est à partir de là qu’on souhaite faire une vaste campagne de consultation. LF10 est d’avis qu’il faut d’abord consulter la population avant d’annoncer des mesures arbitraires comme la réduction de limite de vitesse sur l’ensemble du territoire», a exposé Mme Landry.

Cette dernière a ajouté qu’il est important de consulter la population afin de connaître et cibler les enjeux de chacun des quartiers pour prendre une décision éclairée quant aux actions à effectuer.

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