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Pour concrétiser rapidement les investissements nécessaires pour préserver le pont de Québec, André Voyer, candidat indépendant à la maire de Lévis, plaide notamment pour la création d’un «syndicat» d’acteurs de la société civile afin de réaliser cet objectif.

Dans un premier temps, s’il devient maire de Lévis le 7 novembre prochain, André Voyer aimerait relancer les démarches pour que le pont de Québec soit inscrit à la liste du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

Si le plus vieux lien interrives routier obtient ce statut, le candidat indépendant à la mairie estime qu’il aurait ensuite toute la légitimité pour mettre en place l’organisation qui serait responsable de l’entretien du pont de Québec. En effet, il promet de créer un «syndicat» d’acteurs de la société civile, la Perpétuelle du pont de Québec, qui serait responsable de prendre soin de l’infrastructure qui demeurerait la propriété du Canadien National (CN).

Pour payer ces travaux, la nouvelle organisation désirée par André Voyer recevrait les «millions de dollars que ne paie pas en taxes municipales le CN à la Ville de Lévis depuis plusieurs années». Par la suite, le candidat indépendant à la mairie souhaite que les gouvernements fédéral et provincial accordent des subsides à l’organisme qui serait en charge de l’entretien du pont de Québec.

«Est-ce que nous voulons entretenir le pont de Québec ou est-ce qu'on veut le laisser continuer de dépérir? […] Jusqu’à maintenant, le CN n’a pas fait grand-chose pour préserver ce joyau. Comme bon citoyen corporatif qui engrange d’importants profits, il aurait dû en faire plus. Je crois donc que la société civile doit pouvoir intervenir», a argué M. Voyer, lors d’une entrevue téléphonique avec le Journal le 14 octobre.

Du même souffle, le candidat indépendant à la mairie estime que la solution qui semble maintenant faire consensus dans la région, l’achat de l’infrastructure au CN par le gouvernement fédéral, réglerait en partie le problème.

«Le gouvernement actuel investit beaucoup dans les infrastructures. Mais si le prochain gouvernement décide de ne pas investir dans le pont de Québec, il n’investira pas et on reviendra à la case départ. L’inscription du pont de Québec à la liste du patrimoine mondial obligerait les parties à consacrer les investissements nécessaires», a conclu André Voyer.

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