Le Collectif Virage désire notamment que la prochaine administration développe le réseau cyclable pour favoriser le vélo comme mode de transport actif à Lévis. CRÉDIT : GILLES BOUTIN - ARCHIVES

Par voie de communiqué, le Collectif Virage a fait une sortie, le 18 octobre, pour que les candidats aux élections municipales à Lévis s’engage concrètement pour la mobilité durable. Pour améliorer le bilan de la ville à ce chapitre, le regroupement de citoyens lévisiens qui plaide pour le développement des transports collectif et actif désire que huit mesures soient mises en marche.

«En matière de mobilité durable, les besoins sont grands et les attentes élevées. Lévis possède un lourd historique de développement favorable aux déplacements en véhicule, et particulièrement en auto solo. Le temps est venu de migrer vers un nouveau mode de développement urbain. L’accentuation de la crise écologique et l’augmentation considérable du trafic urbain ces dernières années l’exigent. Or, nous sommes persuadés que les différents candidats à l’élection de cette année comprennent l’importance d’investir davantage, et ce dès maintenant», a argué le groupe, dans le document transmis aux médias.

D’abord, le Collectif Virage demande que la Ville de Lévis suspende son appui au projet de troisième lien «tant et aussi longtemps que sa pertinence n'aura pas été démontrée en termes de besoin, d’efficacité et d’impact environnemental». En collaboration avec ce partenaire de la municipalité, le regroupe souhaite aussi que la Ville travaille avec le gouvernement du Québec à identifier et mettre en place rapidement un ensemble de moyens visant à freiner la congestion routière entre Lévis et Québec.

Comme le Collectif Virage l’a demandé il y a quelques mois, il désire également que la Ville de Lévis dépose, dès la première année du mandat de la nouvelle administration, un plan de mobilité durable avec des cibles d’accroissement de la part modale des déplacements actifs et collectifs ainsi que de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Le groupe veut de plus que le piéton soit au coeur de la mobilité durable à Lévis, que la construction de nouvelles artères routières majeures soient évités dans la planification de l’aménagement urbain, qu’une mise à jour soit apportée à la politique de foresterie urbaine ainsi que que les budgets associés au verdissement soient «substantiellement» augmentés, que le réseau cyclable soit développé pour favoriser le vélo comme mode de transport actif dans la ville et que des projets pilotes de réaménagement urbain ayant un impact sur la mobilité durable soient lancés.

«Les dernières années ont été marquées par des investissements importants de la Ville en matière de mobilité durable, que ce soit pour bonifier sa contribution à la Société de transport de Lévis ou pour étendre son réseau de pistes cyclables sur l’ensemble du territoire. Il faut toutefois faire plus et diversifier les actions afin de pouvoir relever, entre autres, les défis liés à la crise écologique. Pour qu’elle soit atteinte, la mobilité durable nécessitera des gestes audacieux et transformateurs, comme le réaménagement de nos quartiers en milieux de vie à échelle humaine», a conclu le Collectif Virage.

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