MM. Voyer, Khuon, Lehouillier et Diarra ont pu présenter leur vision sur quatre enjeux à des étudiants du Cégep de Lévis. CRÉDIT : GILLES BOUTIN

À l’invitation du département de sciences humaines du Cégep de Lévis, quatre candidats à la mairie de Lévis, Gilles Lehouillier (maire sortant et chef de Lévis Force 10), Elhadji Mamadou Diarra (chef de Repensons Lévis), Chamroeun Khuon (indépendant) et André Voyer (indépendant), ont pu dévoiler leur vision sur différents enjeux à des étudiants de l’institution, le 19 octobre dernier.

Animée par Blaise Giguère-de Carufel, enseignant en science politique au Cégep de Lévis, la rencontre a permis d’aborder quatre enjeux avec les candidats à la mairie, les services municipaux, le transport, les finances municipales et la participation citoyenne, ainsi que la pauvreté et l’interdiction des pesticides grâce à des questions du public.

Les deux premiers thèmes et les questions ont plutôt permis à MM. Lehouillier, Diarra, Khuon et Voyer de présenter leurs promesses quant aux services à offrir aux citoyens ainsi que pour améliorer l’offre de transport en commun à Lévis. Cependant, les finances et la participation citoyenne ont permis aux trois adversaires du maire sortant de critiquer son travail et plaider pour un changement d’administration, tandis que Gilles Lehouillier a défendu son bilan et demandé un nouveau mandat pour poursuivre son travail.

Lors de la partie consacrée aux finances, le chef de Repensons Lévis a estimé que l’administration sortante avait manqué de rigueur quant à la gestion de la dette de la Ville de Lévis. «J’œuvre dans le domaine financier et pour moi, une gestion financière saine et rigoureuse est capitale. Le taux d’endettement de la Ville par rapport à ses revenus générés est de 144 %. C’est totalement inacceptable», a lancé M. Diarra.

Pour sa part, le maire sortant soutient cependant que Lévis Force 10 a bien géré les finances de la municipalité et qu’il s’attelle depuis plusieurs années à réduire la dette, notamment en payant davantage comptant ses investissements.

«Depuis plusieurs années, Lévis connaît une croissance économique soutenue. Nous profitons de ces nouveaux revenus pour développer la qualité de vie de nos concitoyens. […] Pour la dette, soyez rassuré. Si la dette de Lévis était une maison, c’est comme si nous avions une hypothèque de 120 000 $ sur une maison qui en vaut 290 000 $. De plus, Lévis a le plus faible ratio de la dette sur la richesse foncière uniformisée des 10 plus grandes villes du Québec. Mais il faut aussi contrôler la dette et nous y travaillons», a répliqué M. Lehouillier.

Tirs groupés

Quant à la partie de la rencontre consacrée à la partie citoyenne, André Voyer, Chamroeun Khuon et Elhadj Mamadou Diarra ont chacun critiqué l’administration sortante à ce chapitre. Alors que M. Khuon a plaidé pour une vulgarisation des décisions du conseil municipal, M. Diarra a promis de créer des comités consultatifs jeunesse et pour les aînés afin de recueillir les avis de ces groupes s’il obtient le pouvoir le 7 novembre prochain.

«Nous vivons dans un monde où nous sommes dirigés par des gouvernements illégitimes. Lors de la dernière élection municipale, environ 70 000 électeurs n’ont pas voté. Je veux donc restaurer la démocratie», a quant à lui renchéri M. Voyer, en présentant une nouvelle fois son projet de démocratie municipale directe.

Gilles Lehouillier a par contre balayé ses critiques, martelant que son administration avait fait de la transparence l’une de ses valeurs cardinales.

«À Lévis, nous disposons d’une force de frappe grâce aux organismes reconnus et des processus de consultation en place pour tâter le pouls des milieux communautaire, culturel et sportif. De plus, la Ville reconnaîtra des organismes environnementaux au cours du prochain mandat. On a aussi mis en place Une journée dans la vie d’un citoyen, une initiative par laquelle nous discutons notamment des préoccupations des citoyens lors des réunions du comité exécutif. C’est très important pour nous d’être près des citoyens. 95 % des Lévisiens sont satisfaits des services de la Ville, ce n’est pas rien et je crois que c’est un symbole de notre réussite à ce niveau», a affirmé le maire sortant.

Soulignons finalement que Maryse Labranche, une candidate indépendante à la mairie, n’était pas présente à la rencontre organisée par le Cégep en raison de ses obligations professionnelles.

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