Les proches de Jean Garon (sur la photo) désirent que la prochaine administration municipale concrétise l'hommage toponymique qu'il désire pour le regretté politicien. CRÉDIT : ARCHIVES

Par voie de communiqué, la famille et les amis ont fait une sortie, le 20 octobre, pour critiquer le travail de l’administration sortante quant à l’hommage toponymique à rendre au regretté député provincial de Lévis et premier maire de la Ville de Lévis. Pour ce faire, le groupe a révélé les propositions de l’administration sortante pour honorer Jean Garon, des suggestions qu’il juge insuffisantes.

Pour rendre hommage à Jean Garon, le groupe soutient que l’administration du maire sortant et chef de Lévis Force 10 (LF10), Gilles Lehouillier, a proposé à ses proches de renommer le bâtiment d’accueil du parc régional de la Pointe-De la Martinière, le parc du Domaine Etchemin et un pont ou le futur bâtiment d’accueil du parc de la Rivière-Etchemin en l’honneur de l’ancien politicien lévisien.

«Le non-règlement du dossier de la commémoration de la mémoire de Jean Garon s’avère de plus en plus gênant pour la Ville de Lévis. À leur face même, ces propositions échouent à capturer l’ampleur de la contribution de Jean Garon au développement de Lévis au cours d’une trentaine d'années. Même si elles portent sur des entités qui se situent dans des environnements qu’il a fortement contribué à mettre en valeur, Jean Garon n’a rien à voir avec ces entités, elles ne sont pas le fruit de son œuvre et, surtout, elles sont sans commune mesure avec ses accomplissements», ont argué les proches de Jean Garon, dans le document transmis aux médias.

Du même souffle, le groupe s’est interrogé sur le désir réel de Gilles Lehouillier de rendre hommage à Jean Garon. Les proches craignent que le maire sortant et chef de LF10 ait gardé une certaine rancune à l'endroit du regretté politicien alors qu’il a été l’un des adversaires politiques de Jean Garon lors du mandat du premier conseil municipal de la nouvelle Ville de Lévis, entre 2002 et 2005.

Discussions demandées

Ainsi, les proches de Jean Garon ont partagé leur souhait que la prochaine administration municipale, même une administration dirigée par Gilles Lehouillier, «reste au-dessus de la partisanerie» et règle ce dossier. Du même souffle, le groupe a de nouveau tendu la main pour tenir une rencontre pour faire débloquer la situation.

«Nous sommes toujours disposés à rencontrer le maire de la ville, mais sans condition préalable, comme celle de renoncer à la proposition du boulevard Jean-Garon. Et, à défaut d’une contre-proposition digne de ce nom, nous maintenons notre proposition de faire de la route du Président-Kennedy le boulevard Jean-Garon. Cette proposition a fait l’objet d’un mémoire étoffé de plus de 70 pages, dans lequel sont énumérées les raisons justifiant ce choix. Elle est aussi appuyée par de nombreux citoyens, organismes et personnalités de Lévis et d’ailleurs», ont déclaré les proches de Jean Garon.

Notons d’ailleurs que le groupe a profité de sa sortie pour plaider une nouvelle fois pour que la route du Président-Kennedy devienne le boulevard Jean-Garon. Selon lui, les nombreuses bénéfices amenées aux usagers de la route et aux commerçants ayant pignon sur l’artère de cette réalisation de Jean Garon justifient le changement de nom.

«Volonté de souligner l’apport de M. Garon»

Interpellé par cette sortie, le parti du maire sortant, Lévis Force 10, a réagi par l’entremise de son candidat et conseiller sortant dans Saint-David ainsi que président du comité consultatif de toponymie, Serge Côté. Le porte-couleur du parti de Gilles Lehouillier a alors rappelé que l’administration sortante voulait rendre un hommage toponymique à Jean Garon, mais qu’une forte majorité des commerçants de la route du Président-Kennedy étaient opposés à un changement de nom de l’artère.

«Des propositions ont déjà été faites aux proches de M. Garon et le comité a toujours été ouvert à poursuivre les discussions. Toutefois, les proches de M. Garon ont décidé en avril dernier de mettre fin aux discussions. Du côté du bureau de la mairie, le maire s’est toujours montré ouvert à poursuivre les discussions avec les proches et la famille de M. Garon. Cette porte est également toujours ouverte et on veut régler ce dossier si nous sommes réélus», a déclaré M. Côté.

Pour sa part, l’autre parti en lice lors des présentes élections municipales, Repensons Lévis, entend discuter avec les proches de Jean Garon de cette question s’il obtient le pouvoir le 7 novembre prochain. Cependant, le chef de la formation politique, Elhadji Mamadou Diarra, ne s’est pas engagé à changer le nom de la route du Président-Kennedy en boulevard Jean-Garon.

«Au moment où l’on se parle, je ne prends aucun engagement en ce sens-là. Nous allons étudier tout ce qu’il y a sur la table au moment où nous allons rentrer à l’Hôtel de Ville. Il y a une plateforme que nous allons présenter à l’ensemble de la population de Lévis et après nous allons pouvoir nous pencher sur toutes les autres demandes ça c’est claire, net et précis. Il est important pour moi de prendre des décisions en respectant l’ensemble de la population et tous ceux qui ont bâti des choses extraordinaires pour l’ensemble de la Ville de Lévis», a affirmé M. Diarra.

Avec la collaboration de Josyanne Prescott et d’Alexandre Bellemare

 

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