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Désigné chef de Repensons Lévis en août (RL), Elhadji Mamadou Diarra s’est depuis lancé dans la course à la mairie de Lévis. Avec cet engagement politique, il espère pouvoir mettre en place une administration qui écoutera toutes les opinions et qui proposera une vision à long terme pour le développement de Lévis.

Impliqué depuis plusieurs années à titre de président du conseil d’administration du Tremplin, centre pour personnes immigrantes et leurs familles, Elhadji Mamadou Diarra a senti il y a quelques mois le désir de pousser davantage son engagement dans la communauté grâce à la politique. Et pour lui, le seul véhicule qui correspondait à sa vision politique pour la ville était celui de RL.

«Les valeurs de Repensons Lévis, le respect, l’entraide, la coopération, l’écoute et l’ouverture, sont vraiment venues me chercher. Tout le monde mérite d’être écouté. C’est après avoir entendu les opinions des personnes interpellées par un dossier que je crois qu’on peut prendre les décisions en conséquence pour l’ensemble de la société. Le cynisme et l’immobilisme sont des choix, mais l’espoir et le changement sont de meilleurs choix», s’est d’emblée rappelé M. Diarra, lors d’une entrevue avec le Journal le 12 octobre.

Mais c’est d’abord à titre de candidat de RL au poste de conseiller municipal du district Notre-Dame qu’Elhadji Mamadou Diarra devait vivre cette première expérience en politique municipale.

«Dès le départ, on m’a approché pour la chefferie et la mairie, mais je ne voulais pas. Je crois beaucoup en la théorie des petits pas et je voulais d’abord faire mes classes à titre de conseiller de Repensons Lévis. Mais j’ai pu faire beaucoup de porte-à-porte au cours des derniers mois, une expérience très formatrice. Lorsqu’on m’a demandé de nouveau d’être le candidat à la mairie (à la suite du refus de Dominique Vien), je me sentais alors prêt. Avec cet engagement, je veux continuer de m’impliquer pour la communauté dans laquelle je vis depuis plus de dix ans en exerçant un leadership mobilisateur et rassembleur», a expliqué le chef et candidat à la mairie de RL.

«Une vision à long terme»

Pour atteindre cet objectif, s’il est élu maire de Lévis le 7 novembre prochain, Elhadji Mamadou Diarra désire mettre en place une administration qui sera «davantage transparente» et qui s’attaquera à plusieurs dossiers «avec une vision à long terme» pour améliorer la société lévisienne. Selon le chef et candidat à la mairie de RL, l’administration du maire sortant, Gilles Lehouillier (Lévis Force 10), gère les dossiers à la pièce.

«Ce que nous proposons, c’est une vision d’ensemble et à long terme. Nous avons une plateforme prête à 100 % et nous la dévoilerons graduellement. On veut notamment parler de développement immobilier, d’économie circulaire, de mobilité, de lutte aux changements climatiques, de finances publiques, de jeunesse et de soutien aux organismes communautaires. Au final, tout s’imbrique dans une municipalité, il faut donc une vision d’ensemble. […] Sous l’administration actuelle, le pouvoir est concentré dans les mains d’un seul individu. Les décisions sont prises derrière des portes closes. Pour moi, c’est inadmissible. Il y a une grande différence entre informer et consulter. Il faut consulter les citoyens. Il faut les respecter et les impliquer puisque ce sont eux les contribuables», a souligné Elhadji Mamadou Diarra.

D’ailleurs, contrairement à ce qu’affirme le maire sortant, le chef de RL soutient qu’une grogne envers l’administration de Lévis Force 10 (LF10) est présente au sein de la population lévisienne, notamment en ce qui a trait au «manque de consultation».

Seule alternative

Pour illustrer cette grogne, RL a été très critique du travail de Gilles Lehouillier depuis le début de la campagne électorale. Rappelant qu’il désire mener une campagne dans le respect et sans s’en prendre personnellement à ses adversaires, Elhadji Mamadou Diarra juge que sa formation politique ne présente que des faits.

«Ce n’est pas nécessairement qu’on dit qu’ils ont fait un mauvais travail, mais ce qu’on veut souligner, c’est qu’on peut faire un meilleur travail. Avant que nous attaquions, nous avons reçu plusieurs attaques de la part du maire, que nous ne savions pas de quoi on parlait, que nous n’avions pas d’expérience, que nous n’avions pas de plateforme et que nous n’avions pas d’équipe complète. Une administration sortante doit rendre des comptes», s’est défendu M. Diarra.

Désirant mettre fin à la philosophie de gestion de LF10, le chef et candidat à la mairie de RL croit fermement qu’un changement de garde à l’Hôtel de Ville est nécessaire. Et pour Elhadji Mamadou Diarra, malgré les candidatures indépendantes de Chamroeun Khuon, Maryse Labranche et André Voyer à la mairie et la grande popularité de Gilles Lehouillier, la seule alternative au parti du maire sortant est sa formation politique.

«On a vu de grands ténors se faire battre. On travaille quotidiennement et on entend que les gens veulent du changement. Lévis peut aller encore plus loin pour nos prochaines années et ne pas surfer uniquement sur la croissance de la ville. Je suis un grand sportif. La montagne, elle est là, mais elle peut être gravie et les records sont là pour être battus», a imagé en guise de conclusion M. Diarra.

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