CRÉDIT : COURTOISIE

Le Centre Aide et Prévention Jeunesse (CAPJ) de Lévis a saisi les opportunités de financement mises en place par le gouvernement fédéral pour développer son offre d’hébergement long terme pour les personnes vivant des difficultés de logement.

«Dans le contexte de la pandémie, le gouvernement fédéral a mis en place un fonds spécial pour aider le secteur de l’itinérance», explique Richard Bégin, directeur du CAPJ de Lévis.
Grâce à ce financement, l’organisme a élaboré un projet en deux étapes. D’abord l’objectif était de créer un hébergement temporaire dans le contexte de la pandémie pour loger les bénéficiaires en isolement ou en attente du résultat d’un test de dépistage à la COVID-19.

«La personne reste 14 jours et retourne ensuite dans son hébergement. Si une personne est positive, ça évite de contaminer les autres», précise-t-il.

Cette structure devait ensuite être transformée en maison de chambres pour les jeunes passés par un logement transitoire du CAPJ. «Ce sont des jeunes à qui il reste à travailler certaines habiletés sociales, qui ont de bonnes aptitudes à vivre en autonomie et aussi ont une bonne capacité à vivre en collectivité», indique Richard Bégin.

Un projet en évolution

Une bâtisse est trouvée rue Marie-Rollet dans le Vieux-Lévis et des travaux de mise aux normes sont entrepris afin d’accueillir les premiers locataires. Mais une mauvaise interprétation du zonage compromet en partie le projet.

S’il est possible de faire fonctionner un hébergement collectif de type touristique dans le Vieux-Lévis, il n’est pas possible d’héberger plusieurs personnes ayant besoin d’aide ou de protection.

Une consultation a été tenue pour modifier la règlementation municipale afin de permettre à l’hébergement d’accueillir des locataires dans les cinq chambres de la maison. Malgré «certains commentaires positifs», le voisinage s’est montré défavorable au projet et la Ville n’a pas donné suite à la modification de zonage.

Dans le document de la Ville qui mentionne l’abandon du projet, les résidents du quartier avaient fait part de leurs inquiétudes concernant la tranquillité du quartier, la perte potentielle de valeur de leur maison et craignaient que la clientèle de l’organisme «engendre de l’insécurité et des tensions avec le voisinage». Les habitants avaient aussi déploré avoir été consultés tardivement alors que la maison avait déjà accueilli des personnes.

«C’est décevant. Mais on se réorganise pour créer un hébergement qui permettrait de dépanner une famille à long terme», déclare le directeur du CAPJ. Puisque le quartier est majoritairement composé d’habitations unifamiliales et que cette vocation est inscrite dans le plan particulier d’urbanisme (PPU), c’est donc vers de l’unifamilial que le projet sera réorienté.

«On va respecter la règlementation municipale tout en gardant notre objectif d’héberger des gens qui sont à risque d’itinérance.»

Alors que les 6 ½ et 7 ½ abordables sont rares, la maison et ses cinq chambres permettront de loger une famille qui aurait, par exemple, perdu son logement ou n’aurait pas eu accès à un logement de l’OMH. L’objectif est de donner à cette famille une stabilité résidentielle et de lui permettre de consolider sa situation.

Créer des hébergements long terme

 «Le projet de départ va être décalé dans le temps, parce que là il s’est transformé compte tenu du contexte. Il ne se fera pas là, mais il va éventuellement se faire ailleurs», fait savoir Richard Bégin. Le CAPJ entend d’abord prioriser la finalisation de ce projet. L’organisme reste vigilant pour ne pas manquer une opportunité qui se présenterait.

«On manque de logements pour du moyen et long terme. On a beaucoup de transitoire. Mais quand ces personnes partent, des OBNL en logement permanent, il n’y en a pas, à part les coop. Mais ça ne correspond pas à tout le monde.»

«Quand une personne quitte le transitoire, le coût du loyer, ce n’est plus la même affaire dans le privé.» Le CAPJ veut ainsi contribuer à développer l’offre d’hébergement permanent pour des personnes avec des limitations ou des revenus modestes, et en difficulté.

Les plus lus

Les policiers et pompiers rendent hommage à un citoyen

Bien connu pour son apport et son soutien aux policiers et pompiers lévisiens depuis au moins 35 ans, Robert Cameron combat depuis peu une maladie grave. Pour l’aider à passer au travers de cette épreuve, les policiers et pompiers l’ont invité à prendre une photo avec eux, le 25 août dernier.

Pascal Brulotte quitte un Patro «en santé»

Directeur général du Patro de Lévis depuis presque 11 ans, Pascal Brulotte a annoncé au Journal son départ de l’organisation prévu d’ici la fin septembre afin de relever de nouveaux défis. Selon lui, son successeur pourra reprendre une organisation «en santé» et avec plein de projets sur la table.

L’activité Grimpons pour l’espoir est relancée

Après un an de pause, la section Chaudière-Appalaches de la Société canadienne de sclérose en plaques (SCSP) invite les gens à participer à son activité de financement Grimpons pour l’espoir, qui aura lieu le 9 octobre au Centre de plein air de Lévis. Les participants pourront choisir cette année de s’inscrire dans un volet participatif ou compétitif, qui est une nouveauté de cette année. Les insc...

De Rimouski à Lévis à vélo pour la santé mentale

De Rimouski à Lévis, Anne Bérubé s’est lancé un défi de parcourir 300 kilomètres à vélo en 5 jours afin d’amasser des fonds pour l’organisme Santé mentale Québec - Chaudière-Appalaches qui travaille à la prévention de la santé mentale. Au moment d’écrire ces lignes, ce sont plus de 2 000 $ qui avait été amassés pour la cause.

Derrière l’objectif : un défi pour faire connaître la SLA

C’est le 8 janvier dernier que le Lambertin Jacques Plante a reçu un diagnostic de sclérose latérale amyotrophique (SLA), également connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig. Afin de faire connaître cette maladie encore incurable et amasser des dons pour la recherche, les fils du résident et photographe de Saint-Lambert-de-Lauzon, Maxime et Steeven Plante, ont lancé les défis sportifs Derrière l...

Québec donne près de 100 000 $ à L’ADOberge

Au nom de l’adjoint parlementaire du premier ministre pour le volet jeunesse, Samuel Poulin, le député provincial des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard, a annoncé, le 22 juin, que L’ADOberge recevra un appui gouvernemental de 99 533 $.

Le diocèse «tend la main» aux victimes d’abus sexuels

Le 21 août 2020, une action collective visant le diocèse de Québec a été déposée à la Cour supérieure du Québec afin d’obtenir une indemnisation pour toute personne victime d’agression sexuelle de la part d’un membre du clergé, d’un employé ou d’un bénévole sous la responsabilité directe de l’archevêque catholique de Québec entre 1940 et aujourd’hui. Dans le cadre de cette action, le diocèse de Qu...

Jean-François Longchamps à l’intérim du Patro

Le Patro de Lévis a annoncé la nomination de Jean-François Longchamps, directeur général adjoint actuel, au poste de directeur général intérimaire de l’organisation, le 10 septembre. Rappelons que la semaine dernière, Pascal Brulotte, directeur général du Patro, avait annoncé son départ.

Bénévoles d’expertise souligne l’apport de bénévoles et d’organismes

Lors de son assemblée générale annuelle, Bénévoles d’expertise (BE) a reconnu et souligné les cinq ans d’engagement et de fidélité de 20 bénévoles experts et organismes de son territoire.

Un nouveau président à la FADOQ Québec Chaudière-Appalaches

Le conseil d’administration de la FADOQ Québec Chaudière-Appalaches a présenté, le 19 août, son nouveau président. Guy Bonneau est en poste depuis quelques semaines déjà et commencera à l’automne une tournée des clubs locaux pour rencontrer les membres.