CRÉDIT : GILLES BOUTIN

Alors que le marché de l’immobilier est en pleine ébullition dans la région et que plusieurs types de propriété s’envolent comme des petits pains chauds, plusieurs familles sont à la recherche d’un type bien particulier de résidence. Selon certains courtiers immobiliers œuvrant dans le Grand Lévis, la pandémie a renforcé la popularité des maisons bigénérationnelles.

«J’ai été en mesure de constater, au fil des rencontres que j’ai effectuées dans le cadre de mon métier, l’intérêt de plus en plus grandissant pour ce type de logis qui abrite le jeune couple et le ou les parents d’un des deux membres de ce couple. Depuis 2008, j’ai constaté une demande en augmentation chaque année pour ce type de logis, et ce, sans arrêt jusqu’en 2020», a d’emblée partagé Simon Côté, courtier immobilier chez RE/MAX Avantages qui œuvre dans le domaine depuis une vingtaine d’années.

Selon un article de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) qui citait alors des données de Statistique Canada, les ménages multigénérationnels ont augmenté de 37,5 % entre 2001 et 2016, au-dessus de la croissance médiane (21,7%) des autres ménages. Selon un article de Radio-Canada publié le 21 octobre, les ventes de maisons intergénérationnelle ont augmenté de près de 30 % au Québec depuis un an. Depuis l’automne dernier, il s’en est vendu 1 444 dans la province. 

Si M. Côté ressent une certaine tendance depuis plusieurs années, il a constaté une certaine effervescence sur le marché pour les propriétés bigénérationnelles depuis quelques mois. Selon le courtier immobilier, le confinement a fait réfléchir plusieurs familles.

«La pandémie qui nous frappe a fait accélérer la demande pour ce type d’habitation qui amène son lot d’avantages, tant pour le jeune couple que leurs parents. Lors du confinement ce printemps, on ne pouvait même pas aller voir ou prendre soin de nos parents lors de ce moment où nous étions isolés et seuls. Plusieurs personnes ont eu une sorte de prise de conscience. Les jeunes couples, dont les deux membres travaillent bien souvent, sont parfois fatigués de courir du matin au soir en rêvant à la fin de semaine comme l’objectif ultime», a illustré Simon Côté.

Une expérience enrichissante

Propriétaires d’une maison bigénérationnelle depuis environ un an à Saint-Jean-Chrysostome, Kim Cochelin, son conjoint et sa mère ne regrettent d’ailleurs pas leur transaction, un choix confirmé par les impacts de la pandémie.

«Auparavant, on pensait qu’en plaçant nos aînés ils allaient être en sécurité, mais la crise de la COVID-19 a démontré que c’était plus ou moins vrai. Enfant et adolescente, j’ai grandi dans une maison bigénérationnelle. Mon conjoint travaille pour la Sûreté du Québec et doit souvent s’absenter à n’importe quel moment. Aussi, comme professeure, je suis appelée à travailler parfois les soirs. Quand nous n’avions pas d’enfants, c’était une situation qui pouvait aller, mais avec l’arrivée de notre fille, d’avoir ma mère qui peut me donner un coup de main, c’est très aidant. De mon côté, je l’aide en faisant ses courses. On travaille ensemble sur le terrain et on peut rapidement se voir quand on le veut. Pendant le confinement, mon frère, qui vit seul dans un appartement à Montréal, n’arrêtait pas de me dire à quel point on était chanceux», a illustré Mme Cochelin.

Cependant, contrairement à d’autres types d’habitation, la cohabitation avec des membres de la famille peut amener son lot de défis. Un écueil qui peut être facilement surmontable avec le bon plan de match.

«C’est sûr qu’une personne solitaire n’aimera pas ça puisque la maison intergénérationnelle amène une dynamique de groupe. Ce qui est important, c’est d’avoir une bonne communication ainsi que respecter les frontières et l’intimité de chacun. Il faut établir des consignes précises, du genre qu’il faut s’appeler avant d’aller dans la résidence de l’autre», a conclu Kim Cochelin, qui a mis sa maison bigénérationnelle en vente pour en acquérir une sur la Rive-Nord en raison du travail de son conjoint.

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