mercredi 21 février 2024
Votre Journal. Votre allié local.

Communauté > Actualités

Une entente historique pour aider davantage les aînés lévisiens

Les + lus

Christiane Couture et Annette Giguère, la présidente du conseil d’administration d’Albatros Lévis, ont officiellement signé l’entente de collaboration entre les deux organismes. Photo : Érick Deschênes

13 avr. 2022 09:19

Albatros Lévis et les Petits Frères de Lévis ont officiellement signé une entente de collaboration lors d’une conférence de presse, le 31 mars dernier. Avec ce premier pacte du genre entre des organismes venant en aide aux aînés, les deux organisations lévisiennes veulent assurer une meilleure continuité «jusqu’au bout» dans l’accompagnement des personnes âgées isolées.

Rappelons d’emblée qu’Albatros Lévis, avec ses quelque 80 bénévoles actifs, accompagne gratuitement, depuis plus de 30 ans, les personnes atteintes de maladie grave en soins palliatifs ou en fin de vie ainsi que leurs proches. Pour sa part, les Petits Frères de Lévis s’attaquent à l’isolement des aînés, notamment grâce à ses 80 bénévoles qui réalisent des activités avec des personnes âgées seules.

Au cours des deux dernières années, les deux organismes lévisiens ont cependant constaté que certains aînés «tombaient dans une craque». Par exemple, Albatros Lévis recevait des demandes pour accompagner des aînés, mais ils n’étaient pas en fin de vie et l’organisme ne pouvait pas les aider. Quant à eux, les Petits Frères de Lévis, qui aident particulièrement les aînés actifs, éprouvent des difficultés dans l’accompagnement de leurs «Grands Amis» lorsqu’ils sont en fin de vie.

«Avant le feu (l’entente), il y a eu une allumette qui s’appelle Suzie, une bénévole qui travaille dans les deux organismes. Elle m’a parlé d’Albatros et de la possibilité que les Petits Frères pouvaient faire quelque chose avec eux. Dès que j’ai entendu parler d’Albatros, je trouvais cela impensable qu’il n’y ait pas de collaboration entre nous puisque nos missions sont très semblables», s’est remémoré Christiane Couture, coordonnatrice des Petits Frères de Lévis.

«Cette entente vient en contradiction de la tendance vers l’individualisation dans notre société, de travailler en silos. C’est un exemple de collaboration ainsi que de partage d’information, de contacts et de moyens. On laisse de côté les peurs de perdre du terrain et de la notoriété pour axer notre regard sur notre mission commune : accompagner les personnes âgées qui sont seules ou qui sont en fin de vie», a renchéri Gilles Harvey, l’un des artisans d’Albatros.

Un pacte qui amène déjà des résultats

L’entente permet à Albatros Lévis et aux Petits Frères de travailler désormais en complémentarité. Concrètement, chaque organisme conserve son autonomie opérationnelle, mais il fera appel à son partenaire lorsque l’évaluation des besoins d’accompagnement démontre qu’elle concerne davantage la mission de l’autre. De plus, Albatros Lévis pourra offrir sa formation réputée sur l’accompagnement en fin de vie aux bénévoles des Petits Frères, un volet qui était auparavant abordé avec une formation préparée par les Petits Frères du Québec.

Grâce au pacte, les deux organisations veulent atténuer l’impact de la pénurie de main-d'œuvre grâce à la collaboration des ressources bénévoles mutuelles, augmenter le nombre d’accompagnements d’aînés qui répondent à leurs critères ainsi qu’assurer une meilleure réponse qualitative. Et même avant d’être officiellement signée, l’entente a permis d’obtenir de premiers succès.

«Récemment, on a pu recommander deux personnes qui recevaient nos cadeaux à Albatros Lévis. Elles étaient sur nos listes, mais elles ne recevaient que des cadeaux et elles n’avaient pas d’accompagnement. Comme elles correspondaient davantage aux critères d’Albatros, elles pourront recevoir de l’accompagnement avec des bénévoles de cet organisme, au grand plaisir de leurs proches qui ne peuvent pas être présents souvent avec elles», a notamment témoigné Christiane Couture.

Notons finalement que les deux organismes lévisiens espèrent que leur entente servira d’exemple ailleurs au Québec pour que cette expérience se reproduise.

Les + lus