C'est à la suite d'une décision du gouvernement caquiste touchant la gestion numérique de données que Pascal Paradis a lancé cette critique.
«On a appris cette semaine que le gouvernement de la CAQ fera héberger les données personnelles hautement sensibles des petits enfants québécois par une entreprise américaine soumise aux lois des États-Unis, dont le CLOUD Act qui permet aux autorités américaines d’accéder à ces données. On ne peut plus continuer sur cette voie. En ce qui concerne ces données concernant nos petits enfants comme pour toutes les données personnelles, fiscales ou de santé détenues par l’État, il est hors de question que nous soyons dépendants de fournisseurs étrangers», a affirmé le député de Jean-Talon.
Pascal Paradis réclame donc que Québec inscrive le concept de souveraineté numérique et les principes de protection des données sensibles des Québécois et de l’État dans nos lois et dans les responsabilités du ministre au sens de Loi sur la cybersécurité et le numérique.
Également, le porte-parole péquiste en matière de cybersécurité et de numérique plaide pour favoriser les entreprises d’ici dans les projets de transformation numérique ainsi que pour «rebâtir» l'expertise publique québécoise en pareille matière.
« On a besoin d’assurer l’approvisionnement en énergie pour les entreprises québécoises du secteur de l’hébergement des données et de conclure des contrats pour assurer que les données sensibles des Québécois restent au Québec. Il faut aussi fixer des seuils de valeur et d’approvisionnement auprès d’entreprises québécoises dans les contrats du gouvernement pour assurer notre indépendance numérique. Le Québec a un secteur technologique et informatique qui est prêt, volontaire et en croissance. On a tout intérêt à nous faire confiance, à assurer notre souveraineté informatique tout en favorisant la prospérité de nos entreprises», a conclu M. Paradis.