«L’appel d’offres de 2026 est différent du précédent. Plusieurs des modalités ont été bonifiées à la suite de consultations qui ont été menées auprès des différentes parties prenantes : les développeurs, les communautés locales, les Premières Nations, la Fédération québécoise des municipalités et l’Union des producteurs agricoles qui nous ont permis de bien comprendre les enjeux et les besoins», a expliqué le chef éolien, analyses et pratiques commerciales chez Hydro-Québec, Jean-Philippe Maldonado.
Des recherches sur les meilleures pratiques en matière de développement éolien dans les autres provinces et dans le nord-est des États-Unis ont aussi été réalisées pour améliorer les façons de faire.
L’une des principales modifications par rapport au précédent appel d’offres concerne l’acceptabilité sociale. «Nous allons exiger la démonstration d’une démarche de consultation robuste qui a été entamée, pas seulement une intention ou un plan de le faire», a rajouté la directrice principale éolien – initiatives sectorielles chez Hydro-Québec, Camille Perrault.
Chaque proposition déposée devra être accompagnée d’une résolution des conseils municipaux des municipalités touchées par un projet. Les promoteurs devront aussi mener, en amont, deux consultations à des moments différents. L’une de ces deux consultations devra impérativement présenter le plan d’implantation et documenter les préoccupations soulevées. La proposition devra déjà avoir identifié des mesures pour y répondre.
Les soumissions qui ne répondront pas à ces critères seront écartées d’office par la société d’État.
Le présent appel d’offres prévoit trois périodes de dépôt de soumissions en 2027, 2028 et 2030. La fin de la première est prévue le 26 février 2027.
Entente avec l’UPA
Le 9 avril dernier, l’UPA a conclu une entente de principe avec Hydro-Québec pour permettre l’encadrement du développement éolien en zone agricole. «Nous avons eu plusieurs discussions avec l’UPA pour voir de quelle façon nous pouvons nous assurer d’avoir le moins d’impact possible», a poursuivi Mme Perrault.
Cette entente se présente en trois volets. Elle prévoit la mise à jour du Cadre de référence relatif à l’aménagement de parcs éoliens, l’ajout d’une pénalité dans le mécanisme d’évaluation des soumissions et la contribution financière d’Hydro-Québec au fonds de l’UPA pour la relève agricole.
Hydro-Québec accordera donc des points supplémentaires aux projets qui vont minimiser les interventions sur les sols de grande qualité agronomique ou dans les érablières, qui privilégient des secteurs près de cours d’eau ou de zones moins fertiles. Les chemins existants devront être renforcés et utilisés au lieu d’en construire de nouveaux.
Dans la MRC de Lotbinière
Dans la région, le secteur visé par cet appel d’offres se situe au sud de la MRC de Lotbinière, entre les postes de la Chaudière et Dosquet. La capacité maximale identifiée est de 300 MW.
Photo: Hydro-Québec
Des promoteurs font actuellement des démarches préliminaires dans les secteurs de Saint-Gilles, Saint-Narcisse-de-Beaurivage, Saint-Patrice-de-Beaurivage et Joly afin de mesurer l’intérêt envers ce type de projet.
D’ailleurs, les secteurs de la province identifiés par Hydro-Québec sont ceux qui ont des postes qui ont encore une capacité pour accueillir cette production. L’objectif est de pouvoir réaliser des projets à un coût moindre et rapidement. «Nous allons retenir les projets qui répondront le mieux aux besoins d’approvisionnement et qui seront réalisables au meilleur coût», a précisé Jean-Philippe Maldonado.