«Dans son discours inaugural, la nouvelle première ministre n'a pas dit un mot sur l'enseignement supérieur, victime de sous-financement chronique. Elle s'est contentée de répéter, telle une vieille cassette, la promesse de François Legault de ne pas toucher aux services aux élèves du primaire et du secondaire. On connait la conclusion de ce mauvais film : les populations étudiantes en pâtissent», a déploré Benoît Lacoursière, président de la FNEEQ-CSN.
Le syndicat a rappelé que 65 % des bâtiments des cégeps sont vétustes selon la Vérificatrice générale et que le réseau de l'enseignement supérieur fait face à une pénurie de locaux et un gel d'embauche.
Du même souffle, la FNEEQ-CSN s'en est pris aux lois «liberticides et antisociales» sur la laïcité de l'État, celle «qui vient restreindre le droit de manifester» (loi 7) et celle «qui s'attaque à l'autonomie et à la gouvernance des organisations syndicales» (loi 4).
«Vivement la tenue d'élections générales, qu'on en finisse avec ce gouvernement mort-vivant qui n'a plus la légitimité pour adopter des réformes à quelques mois du scrutin d'octobre. Nous ne relâcherons pas la pression d'ici là», a conclu Benoît Lacoursière.